Groupama et Avic vont investir 480 millions d’euros en Chine
Annoncé début novembre, le projet de coentreprise entre Groupama et son partenaire chinois Aviation Industry Corporation of China (Avic) prend forme. L’assureur mutualiste et le conglomérat industriel investiront sur la période 2012-2021 un montant global de 480 millions d’euros dans la joint-venture, qui sera détenue à parité.
«La rentabilité devrait être atteinte en 2015, soit après quatre ans d’activité», a indiqué Groupama par voie de communiqué. La coentreprise, qui devrait être opérationnelle à compter de 2012, sera spécialisée dans le domaine de l’assurance dommages. «Son développement reposera sur trois piliers: les assurances entreprises, les assurances de particuliers et les assurances agricoles», a souligné Groupama.
Implanté en Chine depuis 2003 via une succursale dans la province du Sichuan, l’assureur français a demandé l’aval des autorités pour transformer cette entité en filiale. Celle-ci devrait ensuite faire l’objet d’une augmentation de capital permettant à Avic de prendre une participation de 50%. Le chiffre d’affaires de la succursale devrait atteindre 10 millions d’euros en 2010.
La joint-venture «concentrera, dans un premier temps, son développement sur six provinces chinoises avant d’étendre son activité sur l’ensemble du pays», a expliqué Groupama. En termes de gouvernance, le conseil d’administration sera composé de six membres désignés à parité par les deux actionnaires. «Le président du conseil, nommé par Avic, et le vice-président, nommé par Groupama, ne disposeront d’aucun vote préférentiel», a précisé l’assureur mutualiste.
Au travers d’un «partenariat prometteur et dynamique», «nous entendons accélérer notre croissance sur un marché dont l’essor constituera à terme un important relais de croissance pour notre groupe», a estimé Jean Azema, directeur général de Groupama.
Une récente étude de PricewaterhouseCoopers (lire l’Agefi Quotidien du 9 décembre2010) a toutefois mis en lumière les difficultés des assureurs étrangers à s’imposer sur le marché chinois. Alors que leurs parts de marché stagnent depuis plusieurs années, autour de 1% dans l’assurance dommages et de 5% dans l’assurance vie, la majorité des assureurs interrogés ne prévoient pas d’accroissement marqué à horizon 2013, selon cette étude.
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