General Electric demande le retrait de son statut d’institution systémique
Alors que l’assureur américain Metlife vient de remporter son bras de fer face au régulateur américain, General Electric (GE) a demandé à son tour de se voir retirer le statut d’institution financière d’importance systémique (« SIFI »), lequel implique des contraintes supplémentaires en termes de réserves de fonds propres et de supervision. Le conglomérat a indiqué aujourd’hui avoir déposé sa demande auprès du Financial Stability Oversight Council (FSOC), qui regroupe les responsables des différentes autorités financières des Etats-Unis.
GE ayant décidé en avril de l’année dernière de vendre l’essentiel de ses activités financières (constituées sous le règne de Jack Welch et regroupées dans GE Capital), son directeur général Jeffrey Immelt considère que cette dénomination n’a plus lieu d’être. Cela libérerait des milliards de dollars de fonds propres que le groupe pourrait utiliser pour développer ses activités industrielles, dont il a fait sa priorité, et pour rémunérer ses actionnaires. Le groupe estime que la perte du statut pourrait générer 35 milliards de dollars de dividendes. « Nous estimons que GE Capital ne correspond plus aux critères de SIFI et attendons avec impatience de coopérer de manière constructive avec le FSOC tout au long du processus de résiliation », a indiqué Keith Sherin, directeur général de GE Capital dans un communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
La COP17 au défi de la mobilisation des capitaux privés
La semaine sur la biodiversité s’ouvre aujourd’hui sur fond de déficit de financement. Face à l’objectif de 200 milliards de dollars par an d’ici à 2030, la COP17 devra accélérer la mobilisation des capitaux privés pour préserver la nature. -
Le cofondateur de Two Sigma est en guerre contre son épouse et son associé
John Overdeck, cofondateur de Two Sigma, un géant des hedge funds gérant 85 milliards de dollars, traverse deux crises en même temps, relate le Wall Street Journal. La première est une bataille judiciaire avec son épouse, dont il est séparé, pour déterminer si les 723 millions de dollars qu’il lui a proposés constituent un règlement équitable pour la dissolution de leur mariage de près de 24 ans. La seconde est un bras de fer plus ancien, et peut-être plus féroce encore, avec son cofondateur chez Two Sigma, David Siegel, sur l’orientation et le contrôle de la société de hedge funds. -
Les ESA fixent leur feuille de route pour 2027
Le comité conjoint des Autorités européennes de surveillance (ESA) a publié son programme de travail annuel pour 2027.
ETF à la Une
VanEck a collecté plus de 13 milliards de dollars depuis le début de l’année pour sa gamme d’ETF Ucits
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
Contenu de nos partenaires
-
Pays ruinéPrésidentielle : à qui profite le chaos ?
Le dispositif de maintien de l’ordre a failli. Le Premier ministre ne répond que sur le terrain politique. Le Président appelle au calme. Jean-Luc Mélenchon continue à conflictualiser. Marine Le Pen cherche à gagner sur les deux plans, l’ordre et le social -
EditorialJournée du 17 octobre : il est minuit moins une, Monsieur le Président
La perspective de l'élection présidentielle ne suffit plus à canaliser la violence -
AllocutionFace aux violences urbaines, Emmanuel Macron appelle à l'ordre et à l’apaisement
Après une journée de chaos dans plusieurs métropoles du pays, le président a livré un message d'apaisement et d'unité, plaidant pour distinguer les revendications des manifestants et les violences « des factieux »