François Pérol est renvoyé en correctionnelle
Le président de BPCE, François Pérol, a été renvoyé en correctionnelle pour prise illégale d’intérêt en raison des conditions de sa nomination à la tête du groupe en 2009, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier. Il lui est reproché, alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée, d’avoir pris la tête du groupe issu du mariage entre les Banque Populaires et les Caisses d’Epargne, un dossier qu’il avait suivi de près.
La loi interdit à tout fonctionnaire de travailler pour une entreprise qu’il a surveillée, avec laquelle il a conclu un contrat ou sur laquelle il a fait des propositions à l’autorité compétente dans les trois ans qui précèdent son passage du public au privé. La prise illégale d’intérêt est passible de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
«Cette étape est la suite logique de la procédure en cours. Les faits étudiés concernent les conditions de la nomination de François Pérol à la tête de BPCE et en aucune façon sa gestion en tant que dirigeant du groupe», a déclaré un porte-parole de la banque. Lors de la mise en examen du dirigeant, en février 2014, le conseil de surveillance du groupe lui avait renouvelé sa confiance à l’unanimité. Il reste que la position de François Pérol, dont le mandat court jusqu’en avril 2017, est désormais fragilisée en interne.
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