François Pérol est renvoyé en correctionnelle
Le président de BPCE, François Pérol, a été renvoyé en correctionnelle pour prise illégale d’intérêt en raison des conditions de sa nomination à la tête du groupe en 2009, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier. Il lui est reproché, alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée, d’avoir pris la tête du groupe issu du mariage entre les Banque Populaires et les Caisses d’Epargne, un dossier qu’il avait suivi de près.
La loi interdit à tout fonctionnaire de travailler pour une entreprise qu’il a surveillée, avec laquelle il a conclu un contrat ou sur laquelle il a fait des propositions à l’autorité compétente dans les trois ans qui précèdent son passage du public au privé. La prise illégale d’intérêt est passible de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
«Cette étape est la suite logique de la procédure en cours. Les faits étudiés concernent les conditions de la nomination de François Pérol à la tête de BPCE et en aucune façon sa gestion en tant que dirigeant du groupe», a déclaré un porte-parole de la banque. Lors de la mise en examen du dirigeant, en février 2014, le conseil de surveillance du groupe lui avait renouvelé sa confiance à l’unanimité. Il reste que la position de François Pérol, dont le mandat court jusqu’en avril 2017, est désormais fragilisée en interne.
Plus d'articles du même thème
-
La faiblesse du yen tourne au casse-tête pour le Japon
La devise nippone est au plus bas depuis 40 ans, malgré des interventions massives. La Banque du Japon ne semble pas en mesure d’y remédier de façon crédible. Les écarts de taux encouragent toujours plus les stratégies de portage sur les marchés mondiaux, avec les risques qu'un débouclage soudain comporterait. -
Soitec prévoit une croissance de plus de 30% des revenus au deuxième trimestre
Soitec a publié de manière anticipée un chiffre d'affaires trimestriel en forte hausse, tiré par l'explosion de la demande en IA et son activité Photonics-SOI. Les perspectives restent solides. -
Les régulateurs français et néerlandais dévoilent des propositions pour parvenir à la supervision centralisée
Dans le cadre du paquet de mesures dévoilées par la Commission européenne en décembre dernier, la surveillance centralisée est au cœur des débats. Pour réussir cette transformation, l’AMF et son homologue néerlandais (AFM) ont publié cinq recommandations.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- L'Europe se prépare à alléger les exigences en capital de ses banques
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Axa sort du capital d’Ardian au profit des Assurances du Crédit Mutuel et de Wafra
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Une dose de paramétrique peut venir au secours de l’assurance catastrophes naturelles
Contenu de nos partenaires
-
Ramer à contre-courantBudget 2027 : un effort de 35 milliards d'euros
En 2027, les dépenses publiques bondiraient de près de 60 milliards si rien n'est fait. Le gouvernement prépare pour 2027 un redressement ambitieux -
FeuilletonMonique Barbut, la bombe qui n’en finit pas d'embarrasser Lecornu
Le chef du gouvernement doit désormais composer avec une ministre imprévisible qui a menacé de démissionner à au moins trois reprises en neuf mois. Une répétition qui a démonétisé l’arme de négociation favorite de Monique Barbut -
ArbitragesBudget : grands dilemmes et petits comptes de Jean-Pierre Farandou
A la tête du poste qui doit le plus contribuer à l'effort budgétaire, le ministre du Travail tente d’éviter une nouvelle ponction de l’Unédic et réfléchit à des coups de rabot