EY veut réaliser la moitié de son chiffre d’affaires sur le conseil en 2020
Le cabinet développe son activité conseil au niveau mondial. Il vise une croissance à deux chiffres et 200 recrutements en France sur ce métier en 2015.
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Laure BERGALA
Les grands cabinets d’audit continuent leur mue vers le conseil, et EY n’échappe pas au phénomène. «Développer le conseil est un axe fort de notre stratégie au niveau mondial. Notre objectif est d’avoir en 2020 un portefeuille équilibré entre les deux métiers de conseil et d’audit en terme de chiffre d’affaires », explique Eric Mouchous, associé chez EY, en charge de la ligne conseil lancée il y a deux ans pour la zone FraMaLux (France, Luxembourg et Maghreb) qui compte 850 collaborateurs, dont 750 en France.
«Le marché de l’audit est un marché mature. Le marché du conseil est en croissance de 15% par an au niveau mondial aujourd’hui. Nous avons donc l’ambition d’installer la marque EY comme un acteur majeur du conseil», insiste Eric Mouchous. Ernst&Young, devenu EY en juillet 2013, avait abandonné le conseil comme d’autres et cédé son activité Consulting à Capgemini suite au scandale Enron. La réforme de l’audit en Europe, qui introduit à partir de 2016 la «rotation obligatoire» des cabinets tous les dix ans, les incite aussi à adopter cette stratégie dite du «switch», de basculement vers le conseil.
EY a réalisé un chiffre d’affaires dans ce métier (EY Advisory) de 6,53 milliards de dollars dans le monde en 2014, en hausse de 14,4 % sur un an, pour un chiffre d’affaires global de 27,4 milliards. L’objectif du groupe est d’atteindre 15 milliards de dollars de chiffre d’affaires en conseil au niveau mondial en 2020. «En France, nous avons une croissance à deux chiffres dans l’activité conseil », précise Eric Mouchous. L’objectif est de faire croître ce chiffre d’affaires de l’ordre de 10% par an jusqu’à 2020 dans la zone FraMaLux, et 200 recrutements sont prévus en France pour l’année fiscale 2015.
EY vise une croissance organique mais aussi externe. Le cabinet a acquis Greenwich (130 personnes) fin septembre 2013, ce qui lui a permis de créer un pôle «stratégie, marketing et innovation». Il a fait l’acquisition d’un cabinet middle market, SCA Conseil, pour répondre aux attentes de ce segment. Et ce n’est pas fini. «Nous visons l’acquisition de structures de petite taille ou de taille moyenne dans un secteur ou sur une compétence dans lesquels nous voulons nous développer», précise Eric Mouchous.
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