EFG Eurobank et Alpha Bank s’engagent sur la voie de la fusion
C’est un mastodonte du secteur bancaire grec qui s’apprête à voir le jour au pied de l’Acropole. EFG Eurobank et Alpha Bank, numéros deux et trois dans la péninsule, sont sur le point d’annoncer leur fusion sous forme d'échange d’actions. D’après des sources citées par les agences de presse, l’officialisation de cette opération amicale devrait intervenir à la mi-journée après la réunion des conseils d’administration des deux établissements.
Ce mariage va voir émerger un nouveau champion national, doté de 150 milliards d’euros d’actifs, de plus de 2.000 agences, d’environ 80 milliards d’euros de dépôts et d’une capitalisation boursière de 2,5 milliards d’euros. Alors qu’il détient déjà 4,5% du capital d’Alpha Bank, le fonds souverain Qatar Investment Authority devrait injecter quelque 500 millions d’euros dans la nouvelle entité.
Cet apport de fonds propres, attendu pour début 2012, permettra au nouveau groupe d’intégrer le cercle des vingt-cinq premiers établissements de la zone euro. Il fait écho aux déclarations de Christine Lagarde ce week-end. A l’occasion des rencontres annuelles de la Fed à Jackson Hole, dans le Wyoming, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a exhorté les banques européennes à opérer une recapitalisation «substantielle», si possible par des canaux privés ou alors par l’intermédiaire d’une forme de financement public européen.
Complémentaires sur le papier - Alpha Bank étant solide dans le financement corporate et EFG Eurobank disposant d’atouts dans le crédit à la consommation - les deux établissements ont décidé de faire front commun, alors que le secteur doit se prononcer sur sa participation à l'échange volontaire de dette grecque et se soumettre à un audit de BlackRock. Plombé par 8,7 milliards d’euros de titres souverains, EFG Eurobank est l’un des deux établissements grecs recalés aux derniers tests de résistance. Selon une source proche du dossier citée par le FT, des discussions engagées avec National Bank of Greece (NBG), le numéro un du secteur, ont tourné court. Alpha Bank, de son côté, avait déjà rejeté en février une proposition de fusion de NBG. Des quatre premières banques grecques, NBG est la plus lestée en titres de dette grecque, avec un total estimé à 18,8 milliards d’euros.
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