Credit Suisse rassure le marché en rachetant sa dette
A chaque jour son nouveau rebondissement. Ou presque. La banque suisse en difficulté et fragilisée par des rumeurs à répétition ces dernières semaines a annoncé le rachat d’environ 3 milliards de dollars (3,07 milliards d’euros) de ses propres obligations.
Dans le détail, Credit Suisse va acquérir 8 emprunts seniors libellés en euros et en livres pour un montant de 1 milliard d’euros maximum et 12 emprunts du même type libellés en dollars pour une somme pouvant atteindre 2 milliards de dollars.
«Les offres expireront les 3 et 10 novembre respectivement», indique la banque dans son communiqué. Credit Suisse justifie cette opération par une volonté de «profiter des conditions du marché pour racheter la dette à des prix attractifs». Les craintes des investisseurs ont en effet entraîné une chute des obligations de l’établissement helvétique.
Rebond boursier
Alors que le marché s’inquiète de la solidité financière de la banque, l’annonce de cette opération – qui prouve que Credit Suisse détient des liquidités significatives - devrait rassurer les investisseurs.
A la Bourse suisse, le titre bondissait de 7,8% vendredi en début d’après-midi. Après avoir perdu plus de 20% entre le 21 et le 29 septembre, il s’est repris de 16% en six séances.
L’annonce de cette offre sur 3 milliards de dollars d’obligations devrait offrir un peu de répit aux dirigeants, attendant la présentation de leur plan stratégique prévue le 27 octobre prochain.
Plus d'articles du même thème
-
L’IA générative s’interpose de plus en plus entre la banque et ses clients
L’IA générative devient partie intégrante des prises de décisions des clients bancaires et les usages évoluent vite, bousculant les modèles d’affaires des banques de réseaux généralistes. Si elles n’intègrent pas rapidement des agents IA dans leurs parcours, ces derniers pourraient devenir de nouveaux concurrents. -
A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
La banque britannique, pénalisée par le trading obligataire, publie des résultats trimestriels en demi-teinte. Elle annonce un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres sterling. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
IdentitésPrésidentielle : l'anomie et ses boucs émissaires
Dans Le Suicide (1897), Durkheim décrit une société où les désirs, faute de limites, deviennent insatiables, et où chacun souffre de ce qu'il appelle le « mal de l'infini » -
La Fabrique de l'OpinionShahin Vallée : « La France a besoin d'une nouvelle règle budgétaire transpartisane »
Face aux inquiétudes sur la situation financière de la France et au spectre d'une paralysie politique en 2027, l'économiste plaide pour une règle constitutionnelle fondée sur la dépense, plus crédible et plus neutre que celle du RN. -
Quoi de Neuf dans l’actualité Lifestyle du 26 octobre ?
Marin Montagut et Arthus Bertrand signent une collection de médailles porte-bonheur, ALL Accor revoit son programme de fidélité, Swatch fête les quinze ans de sa résidence d’artistes à Shanghai… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle.