Credit Suisse lève du capital pour payer la facture d’Archegos et Greensill
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Réjane Reibaud
Credit Suisse, ParadePlatz, à Zurich, Suisse
-
Crédit Suisse
Credit Suisse a publié ce 22 avril une perte nette de 252 millions de francs suisses (229 millions d’euros) au titre du premier trimestre 2021 et un produit net bancaire de 7,57 milliards. Cette perte est en partie due à la charge de 4,4 milliards de francs suisses en lien avec «un hedge fund américain», identifié comme étant Archegos.
Dans son communiqué, Thomas Gottstein, directeur général de Credit Suisse, a juge la perte nette du premier trimestre « inacceptable ».
La facture d’Archegos a continué de grimper depuis la révélation de l’affaire au début du mois. Le groupe évalue l’impact résiduel de son exposition au fonds Archegos à 600 millions de francs au deuxième trimestre. Credit Suisse indique avoir débouclé 97% des positions liées à Archegos.
Recapitalisation imposée
La banque devra par ailleurs se recapitaliser à la suite de l’affaire Greensill. Le superviseur financier suisse, la Finma, lui a imposé 1,9 milliard de francs d’exigences en capital supplémentaires en raison de l’exposition du groupe aux fonds montés par Lex Greensill. La maison-mère de cette société spécialisée dans le financement des créances commerciales va être liquidée faute de repreneurs, ont décidé jeudi ses créanciers.
Pour couvrir cette exigence supplémentaire en capital, Credit Suisse a lancé jeudi l'émission de 203 milions de titres convertibles en actions. Cette opération doit porter de 12,2% fin mars à 13% son ratio de solvabilité.
La Finma a annoncé de son côté avoir ouvert une procédure contre la banque dans le cadre de l’affaire Archegos et confirmé qu’une autre procédure était en cours concernant Greensill. Le régulateur, qui va enquêter sur les éventuels manquements dans sa gestion des risques, a aussi demandé à Credit Suisse suspendre le versement de bonus.
Collecte nette positive
Sur le front des bonnes nouvelles, le groupe a enregistré un afflux net d’argent de la part des clients de 28,4 milliards de francs au premier trimestre, contre 5,8 milliards de francs à la même période de 2020 et 8,4 milliards de francs au quatrième trimestre 2020. Il revendique une « forte collecte d’actifs dans [les] activités de gestion de fortune, avec 2,2 milliards de francs pour Swiss Universal Bank (SUB) Private Clients, 7,2 milliards de francs pour International Wealth Management (IWM) Private Banking, et 5,4 milliards de dollars pour APAC ».
Les actifs sous gestion ont totalisé 1.600 milliards de francs à la fin du premier trimestre 2021, contre 1 .500 milliards de francs à la fin du quatrième trimestre 2020.
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran