Crédit Agricole SA confirme la nomination de Philippe Brassac
Après sa réunion du 17 février consacrée aux comptes annuels - lesquels ont révélé un bénéfice de près de 5 milliards d’euros au titre de 2014 - le conseil d’administration de Crédit Agricole SA s’est réuni une nouvelle fois mardi pour statuer sur la gouvernance du véhicule coté. La nomination de Philippe Brassac au poste de directeur général, en remplacement de Jean-Paul Chifflet, a été officialisée.
L’actuel directeur général de la caisse de Provence-Côte d’Azur prendra ses fonctions à l’issue de l’assemblée générale du 20 mai prochain qui se tiendra à Lille. Philippe Brassac, 55 ans, est depuis janvier 2010 secrétaire général de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), vice-président de la SAS La Boétie (le véhicule des caisses régionales qui détient 56% de la structure cotée) et vice-président du conseil d’administration de Crédit Agricole SA. Comme cela était attendu, il sera secondé par Xavier Musca, délégué général de CASA.
L’ancien directeur du Trésor et secrétaire général de l’Elysée, responsable actuellement de la banque de détail à l’international, de la gestion d’actifs et de l’assurance, sera en effet le second dirigeant effectif de la société, au sens de la directive CRD4, a précisé le groupe bancaire dans un communiqué. Sa nomination sera proposée par le futur directeur général au conseil d’administration qui suivra la prochaine assemblée générale. Les trois autres directeurs généraux délégués sont Bruno de Laage (banque de détail en France, services financiers spécialisés et moyens de paiement), Jean-Yves Hocher (CA CIB et banque privée) et Michel Mathieu (fonctions centrales).
Le duo composé de Philippe Brassac et Xavier Musca devra gérer d’entrée de jeu deux dossiers sensibles : l’exécution du plan stratégique triennal dévoilé l’an dernier et la refonte de la gouvernance du Crédit Agricole. La FNCA veut notamment simplifier les liens entre les caisses régionales et la structure cotée et rendre le groupe plus lisible à l’extérieur et plus efficace. Un sujet si tendu qu’il a été suspendu au renouvellement de la direction de CASA.
Si les têtes d’affiche sont désormais identifiées, reste à connaître le successeur du directeur financier de CASA, Bernard Delpit, qui quittera prochainement son poste pour occuper une fonction identique chez Safran.
Plus d'articles du même thème
-
Audi s'apprête à construire sa première usine aux Etats-Unis
La marque haut de gamme du groupe Volkswagen a prévu d’investir 4 milliards de dollars en vue de produire jusqu’à 200.000 véhicules par an à partir de 2030. -
La BCE se dirige vers un statu quo sur fond d'envolée des spreads
D’un côté, la croissance résiste et l’inflation énergétique augmente. De l’autre, la hausse des taux longs prend le relais de la Banque centrale européenne dans le resserrement des conditions financières. L’institution devrait rester l'arme au pied jeudi, sans proposer d’intervenir sur les taux français. -
Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
L’insurtech, alliée pour l’occasion à Allianz, arrive première dans l’appel d’offres du contrat santé quinquennal destiné à couvrir les salariés des organismes de sécurité sociale. L’instance paritaire qui doit entériner ce choix a été démise de ses pouvoirs pour quelques semaines, le temps qu’une administratrice provisoire valide la décision.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.