CNP Assurances veut gagner en efficacité
CNP Assurances met le cap sur les réductions de coût. De sources proches du dossier, la compagnie d’assurances vient de lancer un programme d’économies et de rationalisation des processus baptisé Efficio, pour lequel elle s’est adjoint les conseils du cabinet AT Kearney. Le groupe cherche ainsi à économiser 180 millions d’euros dans les quatre ans qui viennent. A titre de comparaison, sur les neuf premiers mois de 2010, son résultat brut d’exploitation approche 1,4 milliard.
Achats, services informatiques…, a priori aucun domaine ne devrait échapper au mouvement de rationalisation. Les conséquences des différents chantiers devraient être précisées dans les mois qui viennent. Elles pourraient toucher, par ricochet, des structures telles que i-CDC, le groupement informatique qui associe la CNP, son actionnaire à 40%, la Caisse des dépôts, et BPCE.
L’un des artisans chargés de piloter la mise en œuvre d’Efficio sera Michel Bois. Arrivé discrètement cette année en tant que directeur des programmes, de l’organisation et des systèmes de l’assureur, l’homme connaît la nébuleuse CNP puisqu’il a longtemps dirigé les services titres de la Caisse des dépôts, puis de Caceis. Il reprend ainsi une partie des attributions de Jean-Pierre Walbaum, directeur général adjoint en charge de la gestion et de l’innovation. A 65 ans, ce dernier est sur le point de quitter le groupe pour prendre sa retraite, indiquaient lundi plusieurs sources internes.
Le projet s’inscrit dans un contexte difficile pour les assureurs vie en France, pris en étau entre les rendements qu’ils promettent à leurs détenteurs de contrats en euros et la faiblesse des taux du marché. Pour CNP Assurances, historiquement tournée vers les contrats en euros, qui représentent plus de 90% de sa collecte en France, cette problématique de pression sur les marges est encore plus sensible.
Dans le même temps, certains projets de croissance prennent du retard. La société commune que le groupe comptait créer au 1er janvier avec Malakoff Médéric dans l’épargne retraite et salariale ne pourra pas démarrer ses activités début 2011, en raison d’un défaut de provisionnement de certains portefeuilles mis au jour par l’Autorité de contrôle prudentiel.
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