Citi fait migrer sa banque de détail européenne à Dublin
Une porte-parole de Citi l’assure : la décision de faire migrer juridiquement son activité de banque de détail en Europe de Londres à Dublin n’a rien à voir avec la menace d’un «Brexit» ou une manœuvre d’optimisation fiscale. «La raison principale (de cette décision) est la simplification, en accord avec la stratégie de Citi visant à créer une institution plus simple, plus sûre et plus solide», a déclaré la représentante de l'établissement à Reuters.
Selon l’agence de presse, la banque a écrit la semaine dernière à ses clients pour les informer de la reprise de l’entité londonienne Citibank International Limited, qui gère un petit nombre d’agences dans une vingtaine de pays européens, par la structure dublinoise Citibank Europe Plc. Citigroup a réduit la voilure dans ses activités de détail au cours des dernières années et reste un acteur de taille modeste sur le Vieux Continent. «D’un point de vue stratégique pour Citi, évoluer vers une seule banque paneuropéenne devrait diminuer la complexité opérationnelle et règlementaire, ainsi que les exigences en capital et les coûts», a expliqué le groupe à ses clients.
Citibank International Limited comptait 4.600 employés à la fin de l’année dernière, tandis que Citibank Europe Plc en dénombrait 4.300. Cette dernière entité se focalisait jusqu'à présent sur des services de transaction pour des clients corporates et financiers. Ce transfert juridique et réglementaire ne va pas se traduire par des suppressions de postes, a fait savoir la banque. La direction opérationnelle des activités de banque de détail en Europe restera en outre basée à Londres.
Pour les analystes, Citi répond ainsi aux exigences plus strictes du régulateur britannique en matière d’exigences de fonds propres. Le régulateur irlandais pourrait se montrer de son côté plus compréhensif. Ce qui est vrai pour Citi ne devrait pas l'être pour ses principaux concurrents. Selon Gary Greenwood, analyste bancaire chez Shore Capital, la plupart des banques de détail enregistrées au Royaume-Uni étant focalisées sur le marché britannique, les bénéfices à tirer d’une migration de leur base réglementaire et juridique vers l’Irlande seraient limités.
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