BPCE pâtit de la baisse des revenus dans la banque de détail
La hausse du coût des ressources et la baisse des commissions affectent particulièrement le réseau des Banques Populaires
Publié le
Alexandre Garabedian
C’est le tube de l’été 2012 dans les banques françaises: les revenus se contractent dans les réseaux de détail en France, à l’exception de la Société Générale. Si la baisse a été limitée à 0,8% sur un an chez BNP Paribas, elle est bien supérieure au Crédit Mutuel-CIC et chez BPCE, qui a publié hier un résultat net de 668 millions d’euros au deuxième trimestre, stable par rapport au premier et en retrait de 28% sur un an.
Le produit net bancaire de la banque de détail –qui représente les deux tiers des revenus et du résultat de BPCE– a fondu de 3,9% sur un an, et de 2,8% par rapport au premier trimestre. Si les Caisses d’Epargne stabilisent leur PNB, celui du réseau Banque Populaire a plongé de 7,8% sur un an (4,2% sur le trimestre). Le groupe invoque, pour les deux réseaux, la hausse du coût de la ressource et la baisse des commissions financières, ainsi que la réduction des recettes monétiques liée aux décisions de l’Autorité de la concurrence sur les commissions d’interchange.
S’agissant des Banques Populaires, le poids de la clientèle d’entreprises dans le chiffre d’affaires pèse particulièrement. «Il y a un effort de chaque banque pour accroître la part de son financement qui repose sur ses clients, et donc une concurrence forte sur la ressource», reconnaît François Pérol, président du directoire de BPCE, qui se refuse à parler de guerre des dépôts. Le dirigeant signale par ailleurs un effet de base au premier semestre: «nous n’anticipons pas de nouvelle baisse du PNB au deuxième semestre.»
Les réseaux ont aussi été affectés par une hausse du coût du risque, liée à la fois à la dégradation de l’environnement, notamment depuis le deuxième trimestre, mais aussi à un dossier spécifique. BPCE a provisionné 113 millions d’euros sur des encours à une société de location financière dont elle tait le nom, portant les provisions sur ce dossier à 235 millions d’euros. «Nous estimons que la quasi-totalité des pertes finales estimées sont couvertes», indiquait hier François Pérol.
De son côté, le Crédit Foncier a publié une chute de 29% de son PNB, dont 16 points dus aux moins-values de cessions (71 millions) de son portefeuille de titrisation. Le groupe a vendu pour 1,5 milliard de ces actifs au premier semestre, comme nous le révélions hier.
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