BNP Paribas vise 5 % de parts de marché en Turquie

Grâce à l’acquisition de Fortis, sa filiale turque TEB dispose de 600 agences et annonce 50 ouvertures nettes d’ici à 2013
Amélie Laurin, à Istanbul
Photo Florence Autret
Photo Florence Autret  - 

Adieu Fortis. Ce week-end, les enseignes des 268 agences turques de l’ancienne banque belge sont passées sous la marque Türk Ekonomi Bankasi (TEB), l’autre filiale locale de BNP Paribas. La fusion juridique des entités avait été actée le 14 février, via un échange d’actions entre la banque française et le groupe familial Çolakoglu qui conserve 50% des parts du holding qui contrôle TEB.

Si Fortis est historiquement axé sur les particuliers turcs et TEB plus présent auprès des petites et moyennes entreprises, le nouvel ensemble permet à BNP Paribas de doubler de taille sur le marché local, près de deux ans après le rachat de Fortis.

«Nous avons plus de 10.000 employés, 3 millions de clients particuliers et 500.000 clients entreprises, ainsi que 600 agences et environ 1.000 distributeurs de billets, s’est félicité hier Varol Civil, directeur général de TEB, lors d’une conférence de presse à Istanbul. Et notre total de bilan s’élève à 31,2 milliards de lires turques (environ 15,5 milliards d’euros, ndlr)». Selon ce critère, le groupe est le neuvième acteur du marché turc, où il revendique aussi le cinquième réseau d’agences et la sixième place sur le crédit parmi les groupes à capitaux privés (le pays étant dominé par trois grandes banques d’Etat).

D’ici à fin 2013, «nous avons pour objectif d’atteindre 5% de parts de marché sur les crédits et les dépôts», a dévoilé Varol Civil. Avec l’apport de Fortis, TEB a déjà la main sur 3,8% des crédits et 2,8 % des dépôts, deux activités où elle table sur le maintien d’un taux de croissance annuelle à deux chiffres.

La banque compte ouvrir 50 agences nouvelles dans les trois ans, mais ne précise pas combien de points de vente actuels seront fusionnés. Pour le moment, elle dote les agences voisines d’un responsable unique, issu de TEB ou de Fortis. Le groupe admet 600 départs «naturels» en 2010 mais ne compte pas recruter cette année.

La convergence a débuté il y a quelques mois sur le terrain commercial (produits, tarifs), avant la migration des systèmes informatiques, programmée à partir de juillet. Fin 2012, les coûts de restructuration devraient atteindre 123 millions d’euros dans les comptes de BNP Paribas, qui consolide 67 % des résultats de TEB. Et d’ici à décembre 2013, les synergies de coûts et de revenus sont estimées à 86 millions sur le même périmètre.

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