BNP Paribas vise 5 % de parts de marché en Turquie
Adieu Fortis. Ce week-end, les enseignes des 268 agences turques de l’ancienne banque belge sont passées sous la marque Türk Ekonomi Bankasi (TEB), l’autre filiale locale de BNP Paribas. La fusion juridique des entités avait été actée le 14 février, via un échange d’actions entre la banque française et le groupe familial Çolakoglu qui conserve 50% des parts du holding qui contrôle TEB.
Si Fortis est historiquement axé sur les particuliers turcs et TEB plus présent auprès des petites et moyennes entreprises, le nouvel ensemble permet à BNP Paribas de doubler de taille sur le marché local, près de deux ans après le rachat de Fortis.
«Nous avons plus de 10.000 employés, 3 millions de clients particuliers et 500.000 clients entreprises, ainsi que 600 agences et environ 1.000 distributeurs de billets, s’est félicité hier Varol Civil, directeur général de TEB, lors d’une conférence de presse à Istanbul. Et notre total de bilan s’élève à 31,2 milliards de lires turques (environ 15,5 milliards d’euros, ndlr)». Selon ce critère, le groupe est le neuvième acteur du marché turc, où il revendique aussi le cinquième réseau d’agences et la sixième place sur le crédit parmi les groupes à capitaux privés (le pays étant dominé par trois grandes banques d’Etat).
D’ici à fin 2013, «nous avons pour objectif d’atteindre 5% de parts de marché sur les crédits et les dépôts», a dévoilé Varol Civil. Avec l’apport de Fortis, TEB a déjà la main sur 3,8% des crédits et 2,8 % des dépôts, deux activités où elle table sur le maintien d’un taux de croissance annuelle à deux chiffres.
La banque compte ouvrir 50 agences nouvelles dans les trois ans, mais ne précise pas combien de points de vente actuels seront fusionnés. Pour le moment, elle dote les agences voisines d’un responsable unique, issu de TEB ou de Fortis. Le groupe admet 600 départs «naturels» en 2010 mais ne compte pas recruter cette année.
La convergence a débuté il y a quelques mois sur le terrain commercial (produits, tarifs), avant la migration des systèmes informatiques, programmée à partir de juillet. Fin 2012, les coûts de restructuration devraient atteindre 123 millions d’euros dans les comptes de BNP Paribas, qui consolide 67 % des résultats de TEB. Et d’ici à décembre 2013, les synergies de coûts et de revenus sont estimées à 86 millions sur le même périmètre.
Plus d'articles du même thème
-
Franklin Templeton lance un nouveau fonds en Europe
La société de gestion américaine dévoile le FTGF Putnam Global Research Fund. -
Prépar-Vie sélectionne une plateforme technologique pour ses opérations d’investissement front-to-back
L'opération doit permettre à l'assureur de simplifier ses opérations d’investissement et de rationaliser le reporting de son actif général et de ses investissements en unités de compte au sein d’une plateforme unique. -
L'enquête interne de Malakoff Humanis éclaire le rôle d'un intermédiaire dans sa délégation de gestion
La société de conseil Thomas Vendôme Investment a obtenu contractuellement plus de 22 millions d'euros de commissions de la part de gérants retenus par Malakoff Humanis, selon de nouveaux documents révélés par Mediapart.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
La nouvelle IA : l’Intelligence Artisanale au service de la main
Au sein de l’entité du 19M, l’écosystème des savoir-faire des métiers d’art de Chanel, on prône une nouvelle forme d’IA : l’intelligence artisanale. Rencontre avec Mathieu Bassée qui nous fait découvrir Studio MTX, l’une de ses pépites encore confidentielles. -
La fin de l'accord migratoire franco-britannique fragilise le gouvernement d'Andy Burnham
Si l'accord migratoire « One in, one out » a eu une portée limitée sur le nombre de traversées de la Manche, l’opposition britannique pourrait se saisir de son abandon, voulu par la France, pour attaquer l'exécutif -
Sublimer l’infiniment petit
Pour une Maison fondée en 1755, la préservation des savoir-faire pourrait consister à regarder vers le passé. Chez Vacheron Constantin, c’est tout l’inverse. La manufacture genevoise les met à l'épreuve, tout en les confrontant à de nouveaux terrains d’expression.