BNP Paribas encore en tête du marché français des fusions-acquisitions
BNP Paribas, Rothschild, Deutsche Bank. C’est le tiercé gagnant de notre classement national 2010 des banques conseil en fusions-acquisitions (M&A). Il ne prend en compte que les transactions conclues dans l’année*, d’où une différence avec les montants annoncés car les grandes opérations mettent souvent douze à dix-huit mois à se boucler. En 2010, les M&A n’ont ainsi représenté que 99 milliards d’euros, contre 112 milliards en 2009 et 253 milliards en 2008.
BNP Paribas confirme sa suprématie avec 49 opérations, notamment auprès d’Alstom sur Areva T&D (4,1 milliards d’euros) ou d’EDF pour la cession de ses réseaux de distribution britanniques au chinois Li Ka-Shing (6,9 milliards d’euros). Deuxième, Rothschild domine toujours le classement en nombre de réalisations (63), ainsi que le conseil d’opérations midcaps et/ou pour le compte de fonds d’investissement, l’autre «spécialité maison», comme sur Picard Surgelés auprès de BC Partners. Deutsche Bank récolte les fruits de ses recrutements de 2009, et devance de peu Goldman Sachs, qui n’était plus entrée dans les dix premiers depuis 2007 (alors deuxième).
La Société Générale sera sans doute la plus déçue par ce bilan qui ne reflète pas encore ses efforts en M&A (doublement des effectifs). En transactions annoncées, la banque est deuxième. Ces dernières, en progression d’environ 40% pour la France, laissent entrevoir une année 2011 fructueuse. Après les cessions d’actifs, un retour à des opérations stratégiques, du fait du cash disponible et de la rareté des cibles, se dessine. Elles pourraient se compléter assez rapidement d’une vague de diversifications selon certains professionnels.
*Avec au moins l’une des parties françaises (cible, acquéreur, vendeur) et un véritable changement d’actionnaire, ce qui exclut la scission d’Accor Services-Edenred et les mandats de défense.
{"title":"","image":"76557»,"legend":"palmar\u00e8s des conseils en M&A»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Pourquoi le pétrole reste cher malgré le retour des flux du Moyen-Orient
Plusieurs spécialistes font état d’un approvisionnement en or noir quasiment revenu à ses niveaux de 2025. D’autres sont plus prudents et, dans tous les cas, un retour à la normale sur les marchés pétroliers paraît encore lointain. -
L’inflation américaine a changé de thermomètre
Gare au trompe-l’œil ! L’inflation PCE s’est apparemment stabilisée en août aux Etats-Unis, mais c’est surtout dû à un changement méthodologique dans sa mesure par le Bureau of Economic Analysis (BEA). La dynamique inflationniste, elle, ne change pas. -
Bercy cherche à diviser par deux le déficit de la Sécu
Le projet de loi de finances de la Sécurité sociale 2027 vise à réduire de moitié le déficit de la Sécu. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le gouvernement entend freiner sur la dépense et mieux répartir l'effort. Il demande, entre autres, 1,6 milliard d’euros de plus aux complémentaires.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
Cri du cœurBlocage des lycées : « sur une échelle de la violence, nous sommes à 10 sur 10 »
Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l'Education nationale, témoigne du désarroi des proviseurs face aux blocages des lycées et peine à entrevoir une issue -
TotemBudget 2027 : le fonds vert, thermomètre imparfait de l’ambition environnementale du gouvernement
Alors que les crédits consacrés à l'écologie restent stables, gare à ne pas se focaliser sur une seule enveloppe, qui occulte des arbitrages moins visibles et pourtant décisifs -
QuitusBudget 2027 : nos créanciers aussi ont leur mot à dire
La France parvient toujours à se financer sur les marchés, mais de plus en plus cher. L'écart de taux d'intérêt avec l'Allemagne (spread) s'envole