Belfius veut tourner la page Dexia
Dexia Banque Belgique s’appelle désormais Belfius Banque & Assurances. Un nom qui évoquerait, selon les dirigeants des activités belges du groupe Dexia nationalisées en octobre dernier, «Belle fusion». Les commentaires sur la toile ironisaient sur l’invention d’une marque de yaourt ou d’un anagramme pour le mot fusible – indication de l’effort qui reste à entreprendre pour regagner la confiance du public.
En effet, son président Jos Clijsters, qui présentait les comptes 2011 de la banque, a indiqué que son réseau perdait encore 2.000 clients nets par mois; les dépôts de la clientèle de particuliers ont décliné d’environ 2,5 milliards d’euros, à 60,5 milliards d’euros. Toutefois, les dépôts de l’ensemble de ses clients (en ajoutant les entreprises et les collectivités publiques) sont passés de 76,2 milliards d’euros au 30 novembre à 78,3 milliards au 31 janvier.
Belfius a enregistré une perte nette de 1,37 milliard d’euros en 2011. Un montant important qui s’explique par plusieurs éléments exceptionnels. Les titres souverains grecs détenus par l’établissement ont été dépréciés de 1,3 milliard. L’exposition aux pays périphériques de la zone euro a été réduite de 31%, à 6,5 milliards d’euros.
Le démantèlement du groupe Dexia, entamé en octobre, a amputé les bénéfices de 147 millions au titre d’une moins-value sur la vente du portefeuille de Dexia Asset Management et de 162 millions au titre de pertes liées au dénouement du portefeuille d’investissement. En outre, la liquidation du Holding Communal, l’un de ses principaux clients et actionnaires historiques a conduit Belfius à passer 246 millions d’euros de provisions. «Malgré des conditions de marché difficiles, les résultats commerciaux sous-jacents restent positifs et ont généré en 2011 un résultat net pro forma de 493 millions d’euros», indique la banque dans son communiqué.
Toutefois, solder l’héritage du groupe Dexia prendra du temps et pèsera encore sur les comptes de l’établissement d’outre-Quiévrain cette année. L’ensemble de l’encours sur le groupe Dexia atteint 44 milliards d’euros au 31 décembre et «continue de diminuer». «La partie non sécurisée [10 milliards] devrait encore être réduite au premier trimestre 2012, pour disparaître presque entièrement». L’établissement a maintenu son ratio de fonds propres durs core tier one à 11,8%.
Plus d'articles du même thème
-
Pour trouver l'exposition des entreprises au pétrole, cherchez leurs émissions de CO2
La flambée du cours de l'or noir ne pénalise pas toutes les entreprises de la même manière. Dans cette tribune, Vincent Auriac, président d'Axylia, suggère de s'intéresser à leurs émissions carbone pour trouver leur dépendance au pétrole. -
«Nous ne voyons pas d’effets de second tour susceptibles de justifier des hausses de taux»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Printemps franco-algérienDZ mafia, coopération judiciaire et Christophe Gleizes au programme de la visite de Gérald Darmanin à Alger
Le garde des Sceaux entend « revenir avec des informations et des noms » de profils dangereux du narcotrafic qui se sont mis à l'abri en Algérie -
Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas, a été tué lors d’une frappe israélienne
Samedi 16 mai, Israël a indiqué avoir tué, vendredi, par une frappe ciblée, Ezzedine al-Haddad, chef de la branche armée du Hamas et l’un des responsables de l'attaque du 7-Octobre -
L’Iran affirme discuter avec des pays européens pour franchir le détroit d’Ormuz
« Des [pays] Européens ont entamé des négociations avec la marine des gardiens de la révolution » pour traverser le passage, a indiqué la télévision d’État iranienne. Les noms des pays concernés n’a pas été précisé et, pour l’heure, aucun pays européen n’a confirmé cette déclaration de Téhéran