BBVA continue d’engranger les fruits de ses cessions
Au deuxième trimestre, BBVA a fait plus que doubler ses bénéfices: la banque espagnole affiche un résultat net de 1,15 milliard d’euros, contre 505 millions un an plus tôt. Ceci porte son résultat semestriel à 2,88 milliards (+91%), pour un produit net bancaire de 7,3 milliards – en baisse de 0,5% mais supérieur aux attentes. Deux éléments expliquent principalement ce redressement, anticipé par les analystes.
Le groupe a réalisé d’importantes cessions en Amérique latine: la vente de ses fonds de pension en Colombie et au Pérou (qui fait suite à celle d’Afor Bancomer au Mexique en début d’année) lui a ainsi apporté 471 millions d’euros de bénéfices au deuxième trimestre; pour le semestre, les cessions ont dégagé un résultat exceptionnel de 1,7 milliard. BBVA poursuit dans cette voie, puisqu’il a récemment annoncé la vente de sa filiale panaméenne à Grupo Aval pour 492 millions d’euros, générant une plus-value nette de 150 millions.
Les comptes de BBVA ont également profité d’une diminution régulière des provisions passées sur les prêts immobiliers et hypothécaires en Espagne. Ces dernières ont atteint 318 millions d’euros au deuxième trimestre, contre 1,42 milliard un an plus tôt et 404 millions au trimestre précédent. Le montant des provisions connaît un fléchissement depuis le dernier trimestre 2012, après un pic à 1,78 milliard d’euro au trimestre précédent. Cette diminution a permis de compenser le maintien des provisions liées aux autres activités bancaires à un niveau toujours élevé (539 millions d’euros, contre 469 millions un an plus tôt et 618 millions au premier trimestre 2013).
Poursuivant la réduction de son exposition à l’immobilier, la banque a vendu 3.430 unités au deuxième trimestre, portant le total du semestre à 6.617, contre une moyenne trimestrielle de 2.512 en 2012.
L’Espagne reste toutefois la principale épine dans le pied de BBVA. «Notre activité bancaire en Espagne ne reflète pas encore la reprise économique naissante», indique le groupe. Le taux de créances douteuses dans l’immobilier continue de progresser et atteint 43,7% (contre 42,2% au trimestre précédent et 35,6% en juin 2012). Pour les autres activités bancaires, le taux est passé en un an de 3% à 4,7%.
A contrario, le Mexique et l’Amérique du Sud demeurent des relais de croissance. Leur résultat opérationnel y a respectivement crû de 8,2% et 9,2% au deuxième trimestre. Ces deux zones représentent 31% et 24% du résultat du groupe au premier semestre.
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