Banca Leonardo n’entend pas s’arrêter en si bon chemin en France
«Le marché redémarre, c’est incontestable », se félicite Nicolas Mérindol, représentant en France de Banca Leonardo, en évoquant l’activité en France de conseil en fusions-acquisitions. Et le dirigeant compte bien conserver cette dynamique, grâce notamment aux efforts déployés depuis l’an passé pour s’attirer les faveurs de la clientèle des fonds de private equity qui animent toujours davantage le marché.
En 2010 déjà, le chiffre d’affaires du groupe italien dans l’Hexagone pour cette activité a bondi de 60%. Une progression certes soutenue par la création fin 2009 de Leonardo Midcap CF, riche désormais d’une vingtaine de professionnels dédiés au marché des entreprises de taille moyenne. «Un vrai succès», aux yeux de Nicolas Mérindol.
Le dirigeant veut continuer à creuser le sillon et affiche l’objectif d’une croissance de 25% cette année de l’activité de conseil en M&A en France. Pour «transformer l’essai» et gagner des parts de marché, il assure disposer d’un nombre encourageant de dossiers dans les tuyaux côté clientèle de grandes sociétés. Dans des secteurs que la banque «maîtrise bien» comme l'énergie et les services collectifs, l’immobilier ou le restructuring, la banque et l’assurance.
Nicolas Mérindol reconnaît le défi représenté par le fait d'être désormais le numéro trois des acteurs indépendants à Paris en matière de conseil aux fusions-acquisitions, derrière Lazard et Rothschild, avec une force de frappe d’une cinquantaine de professionnels. La France est ainsi déjà le principal contributeur au chiffre d’affaires du groupe, sur le périmètre excluant les métiers exercés uniquement en Italie comme les activités de marché pour compte propre. Et Nicolas Mérindol assure ainsi que la gestion de fortune en France a renoué avec un résultat positif en 2010.
La publication hier des résultats préliminaires du groupe Banca Leonardo, dont Eurazeo et la Compagnie nationale à portefeuille (CNP) sont les principaux actionnaires avec chacun 19,4% du capital, a par ailleurs dévoilé une progression en 2010 de 9% du chiffre d’affaires net à 192 millions d’euros et de 69% du résultat net (44 millions). L’activité de banque d’investissement élargira son champ géographique d’activité une fois l’acquisition de Sal. Oppenheim Jr & Cie en Suisse approuvée par la Banque d’Italie.
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