Axa engrange une belle plus-value sur la vente de Taikang en Chine
Axa solde un dossier au long cours. L’assureur français a obtenu vendredi l’accord de l’autorité de régulation chinoise pour vendre à un consortium d’investisseurs, où figure Goldman Sachs, sa participation de 15,6% dans Taikang Life, la quatrième compagnie vie du pays. Un ticket hérité du rachat de Winterthur en 2006, mais qu’Axa se voyait contraint de céder, la réglementation chinoise limitant la possibilité pour les investisseurs étrangers de détenir des participations dans plusieurs assureurs vie.
Lancé au deuxième semestre 2009, le processus de vente a mis du temps à aboutir. Mais la patience d’Axa a été récompensée. La compagnie a cédé sa participation pour 1,2 milliard de dollars, soit 0,9 milliard d’euros. Ce qui valorise Taikang Life à 21 fois ses bénéfices implicites et 6 fois ses propres pour l’année 2009, les comptes 2010 n’étant pas disponibles. Le groupe devrait ainsi engranger une belle plus-value, puisqu’il s’attend à un effet positif de 0,8 milliard d’euros en résultat net dans ses comptes du premier semestre. Le faible écart avec le montant de la cession est dû au régime fiscal favorable instauré par la Suisse pour les investissements de long terme, et dont a profité la filiale helvétique d’Axa, qui portait cette participation. Le ratio d’endettement du groupe devrait par ailleurs se réduire d’un point sur la période.
Après le bouclage de l’opération, les principaux actionnaires de Taikang Life seront China Guardian International Auctioning (14,98% du capital), Goldman Sachs (12%) et Tetrad Ventures (10,9%).
Axa, de son côté, continue l’aventure en Chine dans l’activité vie. L’assureur a revu son dipositif en signant l’automne dernier un partenariat avec le géant bancaire ICBC (L’Agefi du 29 octobre 2010). Ce dernier est entré à hauteur de 60% au capital de la coentreprise que l’assureur français avait fondée dix ans auparavant avec le groupe industriel Minmetals. Axa détient désormais 27,5% de la structure, qui pourra distribuer ses produits d’assurance vie, de manière non exclusive, dans une partie du réseau d’ICBC.
Le défi est immense: à fin 2010, Axa se situait au 39e rang des assureurs en Chine et au 16e rang des acteurs étrangers. Ces derniers restent quantité négligeable sur le marché chinois. Et la vente d’une participation dans une compagnie locale est encore pour l’instant leur plus sûr moyen de créer de la valeur.
Plus d'articles du même thème
-
Sanofi élargit son partenariat avec l'américain Regeneron
Le groupe français versera entre 1 et 7 milliards de dollars à son partenaire avec lequel il a développé le Dupixent. -
La Banque des Territoires prend 35 % d'un projet de stockage d'énergie à La Réunion
La Banque des Territoires, du groupe Caisse des Dépôts, s'associe à EDF dans un projet d'infrastructures de stockage d'électricité de 50 MW dont la mise en service est prévue en 2033. -
Franklin Templeton lance un nouveau fonds en Europe
La société de gestion américaine dévoile le FTGF Putnam Global Research Fund.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
TroupesBudget : à l'Assemblée, Sébastien Lecornu n'aura pas grand monde sur qui s'appuyer
Le Premier ministre s’apprête à replonger dans l’arène budgétaire sans aucune certitude de pouvoir compter sur le bloc central, déjà happé par la présidentielle -
La nouvelle IA : l’Intelligence Artisanale au service de la main
Au sein de l’entité du 19M, l’écosystème des savoir-faire des métiers d’art de Chanel, on prône une nouvelle forme d’IA : l’intelligence artisanale. Rencontre avec Mathieu Bassée qui nous fait découvrir Studio MTX, l’une de ses pépites encore confidentielles. -
La fin de l'accord migratoire franco-britannique fragilise le gouvernement d'Andy Burnham
Si l'accord migratoire « One in, one out » a eu une portée limitée sur le nombre de traversées de la Manche, l’opposition britannique pourrait se saisir de son abandon, voulu par la France, pour attaquer l'exécutif