Axa Banque ambitionne de doubler le nombre de ses clients en cinq ans
Axa Banque, qui entend «accélérer sa croissance», affiche de solides ambitions à horizon 2015. «Nous prévoyons de doubler le nombre de nos clients à plus de 1,4 million et ambitionnons de tripler la taille de notre bilan (de 3,4 milliards d’euros actuellement, ndlr) à plus de 10 milliards d’euros», a indiqué jeudi Pierre Janin, directeur général de la filiale bancaire d’Axa. Cette évolution devrait s’accompagner chez Axa Banque d’un triplement d’ici à 2015 du produit net bancaire (de l’ordre de 120-130 millions d’euros sur 2010).
Cet objectif s’inscrit en droite ligne avec l’objectif, affiché fin 2010 par Axa France, d’accroître ses encours d’épargne de 85 milliards d’euros à plus de 110 milliards en 2015, a souligné l’état major d’Axa Banque. Aux côtés du segment gestion privée et du segment de clientèle aisée, le segment grand public (épargne inférieure à 100.000 euros) sera au cœur des ambitions de la filiale.
Pour ce faire, Axa Banque espère tirer parti de la défiance des clients à l’égard des banques traditionnelles. Elle mise sur un plan d’investissement sur cinq ans de 100 millions d’euros, en vue de soutenir «l’offre d’Axa Banque et sa promotion». «50% du montant de ce plan sera dédié au savoir-faire, à savoir les formations, les outils informatiques et l’enrichissement de l’offre. Le solde sera axé sur le faire-savoir», explique Pierre Janin.
Axa Banque entend tout d’abord s’appuyer sur le réseau d’Axa France, soit 3.000 agents et 2.500 commerciaux salariés actifs dans la banque, et pénétrer la base des 6 millions de clients d’Axa France en développant un dispositif de marketing direct. 93% des clients grand public de l’assureur en France ne sont en effet pas encore bancarisés chez Axa. La filiale entend par ailleurs toucher 170.000 nouveaux clients via des investissements médias récurrents, «avec 20% minimum de médias on-line».
«Nous prévoyons d’accélérer le développement de nos agences spécialisées bancassurance (disposant d’au moins un collaborateur dédié, d’une offre de crédit immobilier et d’un libre service bancaire, ndlr) avec 800 points de vente d’ici fin 2011, implantés dans chaque région, contre 500 actuellement», ajoute le dirigeant.
Reste que la banque n’a gagné que 14.000 clients en 2010, d’après nos calculs. Et si elle dit être devenue rentable cette année, elle doit encore traduire ces ambitions sur le plan financier.
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