Axa assurera une couverture prévoyance aux chauffeurs Uber en France
Le groupe Axa a annoncé ce mardi la conclusion d’un partenariat avec Uber, concernant la protection sociale des chauffeurs. Dans un premier temps, cet accord, dont les modalités seront précisées cet automne, concernera seulement les chauffeurs circulant en France. Il ne s’agira pas, en tout état de cause, d’une protection sociale complémentaire globale. Comme le déclare Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur des opérations Uber pour la région EMEA, dans un communiqué d’Axa, il s’agit de «développer un produit innovant qui fournira aux travailleurs indépendants qui utilisent la technologie Uber une protection en cas d’accident». Pas question de rembourser les lunettes, donc, l’objectif est d’offrir une couverture prévoyance, concernant les risques lourds. Ainsi, les frais d’hospitalisation seraient couverts. L’accord prévoira aussi une prise en charge de «l’indemnisation en cas d’incapacité ainsi que l’indemnisation des ayants-droit en cas de décès».
C’est Axa France qui définira précisément le produit avec Uber, ce dernier prenant le coût à sa charge. L’entreprise américaine s’est engagée à offrir cette protection aux chauffeurs sans augmenter ses commissions. La mise en œuvre de cette couverture dépendra du nombre d’heures de travail pour Uber. Elle est destinée aux chauffeurs collaborant suffisamment avec l’entreprise. Le risque paraît relativement limité, s’agissant de chauffeurs jeunes, et circulant surtout dans les grandes villes.
Pour Axa, cet accord s’inscrit dans la politique du groupe visant à suivre de près les évolutions liées à la nouvelle économie, dans la droite ligne des partenariats avec BlaBlacar, Facebook ou Alibaba. La protection des indépendants, travaillant pour des plates-formes, est bien sûr une question d’avenir, à travers le monde. Axa a choisi de commencer en France en raison à la fois de l’origine du groupe et de la forte présence hexagonale d’Uber, mais l’objectif est bien d’étendre ce type d’assurance à travers le monde.
Dans d’autres pays, des couvertures de ce type sont déjà en place. Ainsi, en Grande-Bretagne, les conducteurs Uber ont accès à une protection mise en place par l’Association des Indépendants, professionnels et auto-entrepreneurs. A New-York, Uber a passé un passé un accord avec un assureur local. En outre, la question de la protection sociale des chauffeurs va bien au-delà du risque «accident». Le retraite des autoentrepreneurs sera particulièrement faible, notamment.
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