Aviva poursuit à bon prix sa politique de recentrage
Après avoir réduit sa participation dans la société néerlandaise Delta Lloyd en cédant quelque 25 millions de titres en avril, Aviva a annoncé hier la vente de ses opérations d’assistance routière RAC pour 1 milliard de livres (1,12 milliard d’euros) au fonds d’investissement Carlyle. L’assureur a néanmoins l’intention de poursuivre ses relations commerciales avec RAC: ce dernier va ainsi continuer à souscrire des contrats d’assurances automobiles à la marque Aviva tandis que l’assureur britannique va également poursuivre la vente de protections pour les réparations automobiles de RAC à ses clients. La société, qui emploie environ 4.000 salariés, revendique plus de 7 millions de membres individuels et entreprises.
La transaction, qui valorise la filiale 17 fois ses résultats 2010 alors qu’Aviva traite à 10 fois les siens, constitue plutôt une bonne opération pour l’assureur. Le groupe avait en effet racheté RAC en 2005 pour 1,1 milliard de livres mais s’était séparé depuis d’un certain nombre d’actifs de la société à l’image de l'école de conduite BSM ou d’Auto Windscreens pour 500 millions de livres (562 millions d’euros). Le montant de la vente est aussi largement supérieur à celui qu’avaient anticipé les analystes, pariant plutôt sur une valeur de 600 millions de livres. La transaction, qui devrait être finalisée à la fin du troisième trimestre cette année, va également permettre à l’assureur d’enregistrer une plus-value d’environ 600 millions de livres sur ses comptes et devrait aussi conforter ses ressources en capital à hauteur de 200 millions de livres.
Cette nouvelle cession vient aussi conforter le recentrage stratégique de l’assureur dévoilé en novembre dernier et consistant à se focaliser sur les activités d’assurances et d’épargne dans 12 de ses 30 marchés, en fonction de critères de rentabilité et de taille. Selon cette nouvelle orientation, dont les conclusions n’ont pas encore été révélées, les marchés européens, dont la France, sont privilégiés.
Carlyle, de son côté, financera l’opération avec 620 millions de livres de dette, dont 520 millions de tranche B et 100 millions de ligne de crédit. BNP Paribas, Credit Suisse, JPMorgan, Morgan Stanley et UBS arrangent le financement.
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