Aviva entend poursuivre ses efforts en matière de réduction des coûts
Les résultats d’Aviva publié mardi ont rencontré un écho positif, alors que se tenait dans le même temps une journée investisseurs. L’action a clôturé en hausse de 1,2%, à 402,3 pence, sur fond d’activité dynamique et de perspectives encourageantes. L’ensemble du produit des primes d’assurance vie et retraite, qui constituent le cœur de l’activité, a totalisé 25,6 milliards de livres sur les neufs premiers mois de l’année, soit un gain de 6% par rapport à la période comparable de 2009. Le consensus des analystes transmis par Aviva évoquait un chiffre de 25,2 milliards.
Sur le marché domestique, les primes ont atteint 7,6 milliards de livres (+15%), tandis que sur le marché européen, elles se sont établies à 10,6 milliards (+9%). En France, les affaires nouvelles en vie, épargne et retraite ont progressé de 12%, à 4 milliards d’euros. La bonne tenue de l’activité doit permettre de dégager 1,5 milliard de livres de capitaux cette année. «Nous allons concentrer nos offres et nos investissements sur notre position de leader au Royaume-Uni et en Europe, qui représentent dans leur ensemble le plus gros marché d’assurance vie et retraite au monde», a indiqué le directeur général Andrew Moss.
Ce dernier a par ailleurs défendu le modèle «composite» du numéro deux britannique de l’assurance, partagé entre assurance vie et assurance dommages. Un positionnement stratégique qui avait été questionné par son concurrent RSA lors de son approche infructueuse sur le pôle dommages d’Aviva.
La compagnie britannique s’est fixé pour objectif d’économiser 200 millions de livres sur ses coûts d’ici 2012. La moitié de cet effort proviendra du marché britannique mais n’impliquera pas de réduction d’effectifs. En revanche, «quelques centaines» de postes seront supprimés en Amérique du Nord, où le groupe table sur des économies de plus 60 millions de livres. Aviva compte également sortir du marché taïwanais, faute de rentabilité. Son activité sur place est valorisée autour de 13 millions de livres.
200 millions de livres supplémentaires devraient également être dégagées au travers de gains de productivité. De fait, d’ici la fin 2011, le groupe aura réduit ses coûts de 750 millions de livres par rapport à leur niveau de 2007, ramenant sa base de coûts annuels sous la barre des 5 milliards d’euros, a précisé Andrew Moss.
Plus d'articles du même thème
-
Uber grimpe à 19,5% de son concurrent Delivery Hero
Le groupe américain pourrait continuer à monter au capital du spécialiste allemand de la livraison à domicile mais il ne compte pas franchir le seuil des 30%. -
Le marché du travail britannique continue de ralentir
Le Royaume-Uni a détruit 100.000 emplois en avril tandis que la hausse des salaires s'est stabilisée. Si ces données restent volatiles et sujettes à révision, elles repoussent une éventuelle hausse des taux de la BoE. -
Via HPS, BlackRock s'allie à son tour à Citi dans la dette privée
HPS Investment Partners, la branche crédit de BlackRock, se lie à un partenaire bancaire pour faciliter le déploiement de ses 381 milliards de dollars d'encours, tandis que Citi étoffe son réseau de partenaires après avoir conclu en 2024 une alliance analogue avec Apollo.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Contenu de nos partenaires
-
De l’Ukraine à l’Iran, la confusion internationale
La multiplication des crises et l’imprévisibilité des dirigeants des grandes puissances plongent les relations internationales dans un chaos inédit qui affaiblit encore l'Europe -
Gérald Darmanin « très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité » en Algérie
« Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère », a déclaré le ministre de la Justice sur CNews et Europe 1, mardi 19 mai, au lendemain de sa visite en Algérie, où le journaliste est détenu depuis près d'un an -
Une cuisine légère, mais pas austère
La haute gastronomie s'est longtemps construite sur la surenchère et l’accumulation d’assiettes, d’esbroufe et… de calories. Bien avant tout le monde, le chef trois étoiles Mauro Colagreco s’est posé en étendard d'une cuisine circulaire et diététique.