Avec un cloud privé, Axa se veut à la pointe de la transformation numérique
Après un an de préparation, Axa lance son nouveau processus de transformation numérique, qui s’inscrit dans le plan stratégique à l’horizon 2020. Une des innovations est le choix pour l’assureur de se constituer son propre cloud, et d’inscrire l’ensemble de l’infrastructure informatique dans celui-ci. 250 millions d’euros vont ainsi être investis dans un cloud privé, qui commence déjà à être opérationnel en Europe, avec trois data centers, et aux Etats-Unis (un data center), a annoncé ce mardi Benoît Claveranne, directeur de la transformation du groupe. Dans quelques mois, les filiales asiatiques de l’assureur disposeront elles aussi d’un serveur dédié.
A terme, l’ensemble des process informatiques du groupe migreront vers cette structure privée, conçue avec IBM. L’objectif de ce choix original d’un cloud propriété du groupe – une première dans l’assurance – est de gagner en rapidité, la nouvelle infrastructure permettant de développer des applications en quelques jours, et en sécurité, souligne Benoît Claveranne.
L’accent est aussi mis sur l’aspect RH. Un directeur de la transformation RH, Sébastien Van Dyk, a été nommé, qui doit superviser l’adaptation et la formation d’une grande partie des salariés : 40 à 50% des 165.000 personnes employées par le groupe devraient suivre une formation (pour un coût global de 143 millions), leur job étant changé. Une transformation des ressources humaines qui a lieu à tous niveaux : ainsi, le groupe dispose de 800 data scientists aux côtés des actuaires, «mais la distinction entre les deux métiers tend à disparaître», affirme Benoît Claveranne.
S’agissant de la commercialisation des produits, Axa cherche à développer les interactions entre les clients et les réseaux de distribution. Les clients qui interagissent le plus sont les plus satisfaits. Et toute interaction peut-être bien sûr l’occasion de vendre un nouveau produit.
Dans treize pays, les assurés peuvent déjà noter la qualité de gestion d’un sinistre ou l’accueil lors de la souscription d’un contrat, de la même manière que l’on note un restaurant en lui attribuant plus ou moins d’étoiles. Ces avis sont affichés sur le site internet de chaque filiale concernée. Tout «feed-back» négatif – trois étoiles et moins – donne lieu à un appel au client. D’ici quelques mois, 44 pays disposeront de ce système. Selon Benoît Claveranne, cela ne pose aucun problème aux agents généraux, qui, en France, vont de fait se trouver notés par leurs clients.
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