Amlin et Hiscox voient leur avenir en toute indépendance
Si les assureurs du Lloyd’s Catlin et Brit ont trouvé refuge auprès de XL et Fairfax Financial respectivement, leurs confrères Amlin et Hiscox entendent rester à l'écart du mouvement de consolidation. «Je rappelle depuis au moins trois ans que la taille est importante. Nous avons traité les questions qui aiguillent actuellement les fusions-acquisitions. Nous ne voyons pas la nécessité urgente de participer à une telle activité», a souligné lundi Charles Philipps, directeur général d’Amlin, en marge de la présentation des résultats annuels.
«Nous ne ressentons pas le besoin ou la pression de gagner en taille. (...) Nous sommes satisfaits de la stratégie que nous déployons», a renchéri Bronek Masojada, son homologue d’Hiscox, qui présentait aussi ses comptes.
Malgré cette tonalité rassurante, les deux membres du Lloyd’s doivent composer avec l’afflux de capitaux alternatifs dans un secteur de la réassurance toujours plus concurrentiel. Ces capitaux on atteint un plus haut à 575 milliards de dollars (+6% comparé à fin 2013). Une situation qui pèse sur les tarifs. «Jusqu'à ce jour, cela a surtout concerné la réassurance mais cette tendance se propage désormais aux autres lignes d’activité», a expliqué Charles Philipps. Amlin, dont le bénéfice avant impôt a reculé l’an dernier de 21% à 258,7 millions de livres, a jugé être «bien placé» pour capter une partie de cette activité après avoir porté en octobre 2014 sa participation dans le gérant spécialisé Leadenhall Capital Partners de 40% à 75% du capital.
Hiscox ne compte pas être en reste. L’assureur spécialisé basé aux Bermudes et coté à Londres s’attend à ce que ses fonds de titrisation (ILS) Kiskadee atteignent 500 millions de dollars d’actifs d’ici au milieu de l’année. La priorité est donc donnée à la croissance organique, avec l’objectif de développer les activités de détail pour financer le dividende. A l’image d’Amlin, le résultat avant impôt d’Hiscox a reculé, passant de 244,5 millions de livres en 2013 à 231,1 millions l’an dernier. «La stratégie de diversification que nous poursuivons depuis des décennies signifie que, quels que soient les vents contraires, nous avons la puissance de feu pour fixer notre propre cap», a assuré Bronek Masojada.
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