Emmanuel Roux a été nommé le 1er novembre 2011 directeur général adjoint de la Mutualité Française. Depuis avril 2011, il était directeur délégué auprès du directeur général, Jean-Martin Cohen Solal. Agé de 42 ans, Emmanuel Roux est agrégé et docteur en philosophie et ancien élève de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il débute sa carrière en 2004, à la Cour des comptes, en 2007, il est nommé conseiller référendaire. De 2008 à 2010, il a été chargé de mission auprès du secrétaire général des ministères des affaires sociales pour la conception et la création des agences régionales de santé (ARS).
« Il y a toujours un besoin d'épargne », notamment dans l’optique de la retraite, a commenté M. Moreau lors d’une rencontre avec la presse. Autre raison, les épargnants ont beaucoup privilégié les placements à court terme ces derniers mois et vont sans doute réinvestir à plus long terme une fois l’environnement stabilisé, a ajouté le dirigeant. Axa France avait annoncé, en décembre 2010, viser une croissance de son encours d'épargne de 25Mds d’euros d’ici 2015, le faisant passer de 85 à 110Mds grâce notamment au développement des services bancaires dans son réseau ainsi qu'à une action renforcée sur les clientèles aisées. En matière d’assurance-vie, les réseaux propriétaires d’Axa France (agents généraux et réseaux salariés) avaient enregistré, sur les dix premiers mois de 2011, une collecte brute (versements) en baisse de 2%, un résultat meilleur que celui du marché (-11% à fin septembre). M. Moreau a également relevé que la part des contrats en unités de compte (à capital non garanti) pour les affaires nouvelles atteignait environ 20%.
Helman Le Pas de Secheval, Directeur Général de Groupama Centre Atlantique et ex-futur remplaçant de Jean Azema, démissionne de ses fonctions au 31/12/2011. Il quitte le Groupe. Dans le mail adressé aux salariés, il indique ne plus être mesure de diriger la caisse régionale avec toute l’efficacité que requiert la situation. Il avait précédemment occupé le poste de directeur financier au sein de Groupama de 2001 à 2010.
Michel Bernard, dont nous avions annoncé le départ de F&C Asset Management, vient de rejoindre la société de gestion suisse Unigestion. Il a été recruté en tant que «director», clients institutionnels, au Royaume-Uni, un poste nouvellement créé. Il intégrera à ce titre l’équipe londonienne de la société de gestion genevoise qui compte 11 personnes. Il travaillera au sein de l’équipe clients institutionnels, sous la responsabilité de Tom Leavitt, managing director. Chez F&C Asset Management, qu’il avait rejoint en 2002, Michel Bernard était responsable du développement et du service clients au Royaume-Uni. Cette nomination «confirme l’engagement d’Unigestion envers le Royaume-Uni», explique un porte-parole de la société de gestion à Newsmanagers. Ce pays est son troisième principal marché en termes d’actifs sous gestion, représentant 15 % de ses encours (8,9 milliards d’euros), après la Suisse (37 %) et la France (25 %). Ce recrutement au Royaume-Uni intervient après l’ouverture récente d’un bureau à Zurich et le recrutement d’une personne sur place.
Larry Fink, president and CEO of BlackRock, has stated that he is concerned by the level of transparency of leveraged ETFs, which lure investors with the prospect of higher returns. He is concerned that the products, if not managed adequately, may become as dangerous as mortgage-backed securities, the Wall Street Journal reports.The head of BlackRock (and also iShares) added in an interview on CNBC that he was surprised and concerned that this type of product is authorised for sale to retail clients.
Jean-Pierre Mottura est le directeur général de la caisse de prévoyance des agents de la sécurité sociale et assimilés (CAPSSA). Pour Instit Invest, il développe son expérience en matière de gestion financière confrontée à des prises en charge longues et lourdes, comme l'invalidité, le décès... Cette structure, Jean-Pierre Mottura ne veut parler que d'elle, et tout en rappelant qu'il ne prétend pas être un exemple à suivre, le directeur de la CAPSSA argumente ici ses convictions.
François Baroin, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, est revenu au cours d’une interview accordée aux Echos, sur le Fond européen de stabilité financière (FESF). Selon lui, il faut a minima atteindre l’objectif de 1.000 milliards fixé dans l’accord du 27 octobre. «L’objectif du pare-feu est d'éviter la contagion. Pour cela, il faut que notre force de frappe soit suffisamment dissuasive pour empêcher une contamination», a t-il précisé. Dans ce cadre, les nouvelles modalités d’intervention seront prêtes avant la première quinzaine de décembre.Par ailleurs, François Baroin considère que l’on se dirige vers plus de fédéralisme. «Il y a des enseignements à tirer de la crise. Nous devons aller vers plus de convergence, avec une probable modification des traités.»
James Dilworth, who is currently CEO of Allianz Global Investors (AGI) Germany, and who will become head of AGI Europe from the beginning of 2012, has told the Börsen-Zeitung in an interview that the German asset management firm is planning to modernise its product range, as the thematic or sectoral equity products traditionally sold by Commerzbank and other longstanding partners are no longer in demand by clients. AGI will instead offer funds which protect against market risks relying on the expertise of Allianz, and which offer good returns.With this in view, AGI is planning to offer its Invest4Life products in countries other than France, Germany, and Italy, where they are already available. The funds offer guaranteed minimal returns until decease, with the possibility of a supplemental payout if the markets develop more favourably. There are also overlay products to cover risks in case of need.Dilworth also says that in the new asset management organisation at Allianz, AGI does not intend to rival Pimco, but will use its expertise in Italy and France to develop its bond unit, which it already has EUR140bn in credit, high yield and government bonds.For equities, the RCM brand name will disappear, except for some institutional products.Lastly, for ETFs, the AGI chief says leverage funds have become pure speculative instruments.
Dans une interview publiée dans l’Agefi Hebdo, Cédric Chavot, responsable ingénierie produits revient sur la perception du Groupe BNP Paribas Cardif sur la gestion alternative: Au-delà de la performance absolue, nous nous intéressons à l’apport en convexité de nos stratégies alternatives au sein de nos portefeuilles d’actifs traditionnels. Sur cet aspect en particulier, nous sommes plutôt déçus du comportement de la gestion alternative sur l’année en cours. BNP Paribas Cardif consacre un peu moins de 2 % de son actif en gestion alternative, dont 1 % en hedge funds. Sous le vocable hedge funds, on trouve un ensemble de techniques de gestion bien différentes qui, combinées, recèlent d’intéressantes propriétés de diversification. Nous incluons ces stratégies au sein de nos poches traditionnelles actions et taux. Nous avons modifié le type de fonds dans lesquels nous investissons en basculant progressivement vers des fonds de fonds dédiés qui répondent mieux à nos besoins. BNP Paribas Cardif intervient principalement dans la définition de l’allocation stratégique des portefeuilles, et est éventuellement force de proposition dans la sélection des fonds sous-jacents pour laquelle nous avons développé notre propre outil d’analyse. Autre élément clé, nous sommes seuls à bord et nous maîtrisons donc notre passif. Dans le nouveau cadre réglementaire Solvabilité 2, la gestion alternative va mobiliser plus de capitaux que les actions européennes ou les taux. En formule standard, là où les actions européennes nécessiteront 39 % de capital, la gestion alternative en consommera 49 %. Désormais, nous allons raisonner en termes de ratio de rendement rapporté au capital. La gestion alternative consommant plus de capitaux réglementaires, nos stratégies de hedge fundsdevront donc rapporter plus tout en maintenant un niveau de diversification du risque satisfaisant. Nous réfléchissons actuellement à cette problématique aux côtés des gérants de nos fonds de fonds, l’objectif étant d'être prêts bien avant le passage à Solvabilité II le 1er janvier 2014.
“Currently, we have about USD7bn in emerging market debt, of which slightyl over USD1.3bn are in open-ended Luxembourg funds. I estimate that our capacity limit in this asset class is slightly over USD20bn for government bonds in ‘hard’ currencies and local currencies, and corporate bonds in hard currencies,” Kevin Daly, portfolio manager at Aberdeen, has told Newsmanagers in an interview in Paris.The three sub-funds of the Emerging Markets Bond Fund (a “blend” and “best ideas” product with USD1.1bn in assets as of the end of October, in debt in hard and local currencies), Emerging Markets Local Currency Bond Fund (USD173.3m) and Emerging Markets corporate Bond Fund (USD54.9m) have attracted about USD150-200m in net subscriptions since the beginning of this year. The trend is due to traditional arguments in favour of emerging markets: less political risk, higher growth, solvent busineses (with low levels of debt and high levels of profit), and currencies likely to appreciate.The 13 members of the emerging markets team at Aberdeen are currently underweighting central and eastern Europe, the Middle East and Africa, and are also “slightly” underweight in Asia and overweight in Latin America.
L’Assemblée a voté lundi la création d’un fonds de garantie des risques exceptionnels de responsabilité civile des professionnels de santé exerçant à titre libéral pour couvrir « les trous de garantie ». Ce fonds mutualisé de garantie des dommages consécutifs à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins dispensés par les professionnels de santé libéraux et engageant leur responsabilité civile professionnelle règlera les indemnisations des victimes ou de leurs ayants droit pour des sinistres dépassant 8M d’euros. Les praticiens libéraux devront payer une contribution comprise entre 15 et 25 euros par an, montant visant à constituer une réserve suffisante pour assurer les éventuelles indemnisations de sinistres dépassant 8M. Sur ce fonds « attendu de longue date », le député UMP Vincent Descoeur a salué « la volonté du gouvernement d’apporter une réponse efficiente ». «J’espère qu’on va enfin trouver une accalmie dans le monde des professionnels de santé et une solution pour que les assureurs reviennent vers eux », a déclaré Jean-Pierre Door (UMP). Actuellement, les victimes risquent par exemple de ne pas obtenir de réparation intégrale au contentieux dans le cas d’un accident médical pour lequel le préjudice n’est pas lié à la naissance, tandis que les praticiens restent exposés à un risque de ruine. Rappelant l’approbation de la commission des Finances à cette mesure, le socialiste Gérard Bapt a cependant prévenu que les cotisations d’assurance d’un certain nombre de médecins libéraux risquaient d’augmenter « puisque la plupart des contrats portent sur 1 à 3M d’euros, voire 5M », mais pas 8 comme prévu par la mesure, calée sur le maximum observé. Catherine Lemorton (PS) a reproché au gouvernement de « faire payer tous les professionnels de santé libéraux qui ont des risques et des revenus complètement différents ». Une mesure proche inscrite dans la loi Hôpital, patients, santé et territoires avait été censurée par le Conseil constitutionnel, qui avait considéré qu’il s’agissait d’un « cavalier », étranger à l’objet de la loi.
Réunies les 14 et 15 novembre 2011 à Paris pour leur Assemblée générale, les mutuelles de l’Association Internationale de la Mutualité (AIM) demandent à la Commission européenne la mise en ??uvre du statut de la mutuelle européenne. Les mutuelles de l’AIM se réjouissent des conclusions de l'étude sur le rôle des mutuelles au XXIè siècle publiées en juillet 2011 par le Parlement européen. Celles-ci confortent la nécessité du modèle mutualiste pour apporter des réponses sociales et solidaires aux citoyens européens. Les mutuelles de l’AIM demandent donc que la Commission européenne lance au plus vite sa propre étude qui permettra de relancer le processus législatif pour la création d’un statut de la mutuelle européenne. A propos de l’Association Internationale de la Mutualité (AIM) L’Association Internationale de la Mutualité (AIM) a été créée en 1950. Elle regroupe 38 fédérations ou associations d’organisations autonomes de mutuelles de santé et de protection sociale dans 23 pays du monde. Les organisations membres de l’AIM opèrent selon des principes de solidarité et de non-lucrativité et fournissent une couverture à plus de 170 millions de personnes dans le monde. Le Secrétariat de l’AIM est installé à Bruxelles. Aujourd’hui, l’AIM sert ses organisations membres en représentant leurs intérêts au sein de divers organes et forums. L’Association joue le rôle de lien entre ses membres et les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les parties prenantes des secteurs de l’aide sociale et de la santé. Elle est également le porte-parole des mutuelles de santé et de protection sociale. La représentativité de l’AIM est largement reconnue et s’est construite sur son expertise ainsi que sur son attitude consensuelle, constructive et proactive. L’AIM veille à organiser un échange permanent d’informations entre ses organisations membres et à les informer sur les évolutions européennes et internationales dans les domaines de la protection sociale et des soins de santé. Ces échanges se font par le biais de réunions, de conférences, de publications ainsi que via son site internet. L’AIM s’efforce également de faire entendre les préoccupations et les idées de ses organisations membres et de défendre leurs valeurs communes. L’objectif de l’AIM est de préserver et de renforcer les systèmes de protection sociale et d’assurance maladie basés sur la solidarité. L’Association est dirigée par des représentants de ses organisations membres, tous démocratiquement élus. Ceux-ci assument diverses fonctions au sein du Bureau exécutif, du Conseil d’Administration ou de l’Assemblée générale. Le Secrétariat, basé à Bruxelles, assiste les différents organes de direction dans leurs tâches quotidiennes de gestion.
Groupama a mandaté Morgan Stanley pour passer en revue ses options stratégiques visant à améliorer son ratio de solvabilité, ont dit mercredi à Reuters deux sources proches du dossier. C’est un mandat sur le long terme qui a été confirmé par la nouvelle direction, a dit l’une d’entre elles. L’assureur mutualiste français avait annoncé le 25 octobre la révocation de son directeur général Jean Azéma, un mois après que Fitch avait abaissé la note de solidité financière de Groupama le 27 septembre dernier, avec une perspective négative. Peu avant Fitch, Standard & Poor’s avait ramené sa note de BBB+ à BBB, en conservant une perspective négative aussi. (voir et ) La banque d’investissement américaine travaillera aux côtés de la société conseil Ricol Lasteyrie, dirigée par René Ricol, un proche du président français Nicolas Sarkozy. Groupama pourrait devoir vendre certains de ses actifs, par exemple Gan Eurocourtage, et lever jusqu'à deux milliards d’euros, a dit l’autre source, anticipant un démantèlement du groupe. Selon des informations de presse, Swiss Re, Munich Re et Berkshire Hathaway (BRKa.N: Cotation), le véhicule d’investissement de Warren Buffett, sont potentiellement intéressés par Groupama.
Les inégalités, un thème qui n’est pas seulement devenu incontournable au sein des différentes plateformes électorales, mais aussi chez des économistes renommés comme Joseph Stiglitz et Robert Shiller, ou encore chez des gourous tel que Nouriel Roubini, ainsi que chez de grands prêtres du système à l’instar de Warren Buffett et de George Soros. La progression des disparités a aussi suscité des mouvements sociaux en Grèce, en Espagne ou encore au Portugal, puis aux Etats-Unis, notamment à New York avec Occupy Wall Street. Et l’Europe a aussi vu défiler les indignés. Un phénomène qui sera désamorcé, sans pour autant disparaître, car il va dans le sens des partisans de l’ordre établi. Afin que cela soit clair, disons tout de suite que l’ordre établi a pour origine la libéralisation du dollar de toutes contraintes sous la présidence Nixon, en 1971, puis la modernisation financière et la globalisation accélérées du début des années 1980. Des applications qui ont amené la crise actuelle, tout en engendrant de l'étatisme. Ceux qui, aujourd’hui, dénoncent le creusement des inégalités recourent tous au même argument: la crise, comme élément plus ou moins responsable. Personne ne veut établir de liens entre le système, la crise et les inégalités. Personne ne fait ressortir les causes et les effets, personne ne montre que tout cela est organiquement lié et qu’il ne s’agit pas de conséquences non voulues. Le système, l’ordre mis en place, produit de l’inégalité par construction. Et il en produit de façon accélérée et quasi autonome maintenant. Ainsi, toutes les statistiques disponibles démontrent qu’au lieu de se résorber, elles se sont fortement accrues depuis 2008. Ce qui est logique, puisque la seule parade à la crise a été la création de monnaie et l’inflation du prix des assets financiers. Pourquoi n’expose-t-on pas la question dans son ensemble, avec son historique, son développement et maintenant son impasse? Tout simplement parce que cela serait contraire aux intérêts. Face à ce problème de l’accroissement des inégalités il y a deux positions uniques: supprimer la production de ces inégalités porteuses de crises financières et sociales en changeant le système. Ou laisser la production d’inégalités en l'état, en faisant semblant de les réduire. Ce qui présenterait de nombreux avantages: - de faire passer la pilule des scandaleux bail-out du genre regardez, nous savons aussi prendre aux riches. Il donne la possibilité de faire passer l’austérité car tel est le message, la rigueur est pour tous. - de financer des déficits keynésiens par l’augmentation des taxations. Le keynésianisme est le meilleur garant de l’ordre établi puisqu’il donne la possibilité d’apaiser les tensions sociales et quelquefois la misère dangereuse par des actes charitables habillés d'économisme. - de mettre en selle les partis et organisations sociales démocrates, lesquelles sont très utiles pour désamorcer les luttes sociales en période crise et de chômage. - de lutter contre l’ascension des classes moyennes qui sont assurées ainsi de ne jamais devenir supérieures, taxées qu’elles sont sur leur travail, leur épargne et leurs biens malheureusement toujours visibles - de désigner, mais là le jeu est dangereux, des boucs émissaires qui exonèrent ainsi la responsabilité des gouvernements, des banquiers centraux et des groupes sociaux qui leur sont alliés. - de fortifier encore le pouvoir de l’Etat. Celui qui a volontairement stimulé la croissance et financé promesses et déficits qui ont conduit à introduire un système producteur d’inégalités à grande échelle. Alors que ces Etats ont commis une faute, ils prétendent toujours vouloir protéger les citoyens contre les dangers qu’ils ont eux-mêmes créés! Pourtant les inégalités peuvent être combattues. Pour y parvenir, il faut prendre le problème à sa source, là où les disparités sont produites, et dans sa globalité. Contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire pour les déconsidérer, les mouvements sociaux actuels n'émanent pas de gens stupides. S’ils sont incapables de faire ressortir la logique de leurs revendications et de leurs fureurs, ils voient cependant plus juste que les leaders politiques d’une pseudo-gauche, que les économistes étroits et les gourous patentés. Ils donnent à voir que tout est lié. Et il est vrai que tout est lié, organiquement lié dans un système dont chaque pièce est solidaire de l’autre, dont chaque processus a une raison d'être et une fonction. Tout a commencé en 1971, quand le président Richard Nixon a coupé le lien entre le dollar et l’or, quand il a libéré la politique monétaire américaine de la contrainte extérieure. Bref, quand il a libéré la production, on devrait dire la surproduction, de dollars. Ainsi, ont été jetées les bases de la Great Experiment. Les think tanks américains se sont émus du ralentissement tendanciel de la croissance, de l'érosion du taux de profit avec les conséquences sur le chômage et sur l’hégémonie américaine. Leurs réflexions ont alors débouché sur l’idée qu’il fallait augmenter la capacité de créer du crédit, repousser les limites de solvabilité du système et donner aux banques les moyens d’augmenter leurs profits, de réduire leurs risques, de bonifier leur capital. Cela a été explicité à l'époque et surtout cela a été répété clairement, sans équivoque, par Alan Greenspan, en 2009, à l’occasion d’une audition devant le Congrès afin de justifier sa propre action à la tête de la Fed. On a appelé cela la modernisation, la dérégulation, la déréglementation. Peu importe le nom, nous, nous appelons cela la financiarisation. Les résultats de ce grand mouvement étalé sur plusieurs années, et marqué par des innovations ou pseudo innovations à jets continus, a été une baisse des taux d’intérêts, une chute des primes de risque, une externalisation du risque financier et bancaire et un gonflement considérable de la masse de crédit dans le système. Les avantages ont été spectaculaires et multiples: - la baisse des taux et expansion du crédit permettent de hausser le niveau d’investissement, de la productivité et de l’emploi. - la croissance se redresse puis s’accélère. - les consommateurs ayant accès au crédit facile s’endettent, consomment, augmentent la demande finale. - le financement des déficits du gouvernement est facilité, les déficits se réduisent grâce à la croissance et aux plus-values. - la hausse de la valeur des assets, des actions, des bonds, de l’immobilier fournit des collatéraux pour les dettes et entretient par l’effet de richesse le moral des consommateurs - l’augmentation du taux de profit réel, le gonflement Ponzi de la valeur des assets attirent les capitaux étrangers, les Etats-Unis pompent littéralement les capitaux internationaux, la question du déficit extérieur ne se pose pas. Le même phénomène se produit en Europe. - la sphère financière croit à la stabilité grâce au recyclage des capitaux des exportateurs malgré la globalisation et les déséquilibres croissants du système réel. Et il y a les fameux Puts de Greenspan puis les hélicoptères de Bernanke. Le mouvement de modernisation de la finance, de la financiarisation, est jumeau du mouvement de la globalisation. L’un ne va pas sans l’autre. La globalisation a permis le miracle de la soi-disant productivité du système américain par les importations à bas prix, les délocalisations, l’arbitrage international du travail et le transfert inégal et invisible de valeur. Si la financiarisation n'était pas intervenue dans un contexte de globalisation, elle aurait échoué, car le taux de profit américain ne serait pas remonté, l’inflation aurait rapidement fait son apparition et il y aurait eu des tensions sur les taux intérêts. Le couple financiarisation/globalisation a ainsi fabriqué une masse considérable de profit, de plus values boursières et de ... dettes. Ce qui est une dette pour les uns est un capital pour les autres, pour les créanciers. La dette, une fois empaquetée, titrisée, vendue sur un marché, devient un asset financier qui a statut de capital car il rentre dans le patrimoine de son propriétaire comme un autre placement et lui donne le droit de prélever son intérêt et d’exiger son remboursement. Ce capital provenant de la financiarisation/globalisation, il faut bien qu’il appartienne à quelqu’un, il n’est pas suspendu dans les airs. Il n’est allé ni enrichir les salariés qui ont vu leur niveau de vie stagner, ni les Etats qui se sont endettés et ont vendu leurs bijoux de famille. Il est allé là où il devait aller, chez ceux qui étaient placés aux bons endroits du système, c’est à dire dans la sphère financière et dans les cercles, les classes sociales, qui en sont proches. En gonflant dans des proportions sans précédent la valeur du capital financier, en accumulant une masse considérable de dettes, le système qui a été mis en place dans les années 1980 a ainsi produit une inégalité sans précèdent. Dès lors, il est facile de comprendre pourquoi on escamote l’analyse des causes et des effets, pourquoi on évite de tirer sur le fil conducteur de l’Histoire et des origines du phénomène. Mieux vaut se contenter, quand on veut que cela dure, de juxtaposer des constats et ne pas en tirer de conclusions. Elles pourraient déboucher sur des remises en questions inopportunes. Les secrets de la financiarisation craignent la lumière. En fait, il faut aller plus loin encore dans l’analyse, car ce n’est pas un hasard si, en même temps que la financiarisation/globalisation, se sont développés de nouveaux modes de gestion financière, de nouveaux véhicules, de nouvelles organisations. La politique des taux intérêt bas a rendu totalement spoliateurs les placements traditionnels sans risque comme les fonds d’Etat. Les taux d’intérêt réels ont été nuls et le sont évidemment encore. Ils sont négatifs après frais et impôt. Ce qui explique le développement des gestions alternatives - hedge funds, private equity, etc. - qui, elles, savent gérer et bénéficier de la complexité. Ne sont-elles pas parvenues à s’octroyer des rentabilités de 10 à 15%, lesquelles, capitalisées, viennent encore bonifier et enfler la masse de ce capital. L'épargnant traditionnel, lui, ne capitalise plus depuis longtemps et ses fonds de retraites pas plus. Il prend à plein l'érosion monétaire et la prédation fiscale. De la même façon, le système a, par l’argent bon marché, permis de généraliser les stocks options des dirigeants ainsi que les rachats d’actions par les entreprises grâce au crédit, concrétisant ainsi la solidarité des détenteurs du capital et des managers dans le fameux objectif mystifiant de la création de valeur. La création de valeur, qui se présente comme une réalité et le fruit du génie managérial, n’est bien souvent que fictive et résultat de l’ingénierie financière permise par la financiarisation. Toujours pour soutenir la création de valeur, le capital a de plus exigé des taux de profits hors normes, historiques. Aussi les managers n’ont pas le droit de décevoir les détenteurs des valeurs boursières sinon gare au bonus. Ce qui explique que la répartition des valeurs ajoutées, entre le capital et le travail, reste encore et toujours en faveur du capital. Et ce malgré la crise qui conduit à l’appauvrissement relatif des salariés, des petits entrepreneurs et des classes moyennes. La finance moderne a aussi donné naissance à une clase de gestionnaires aveugles, qui a donné l’illusion qu’il n’y avait pas de limite à l’endettement, que le risque pouvait toujours être couvert, «hedgé». C’est tout cela qui doit être stoppé. Au lieu d'être productrice de richesse réelle et de progrès, la finance moderne génère du chômage, de la précarité et du gaspillage. Ainsi, au lieu d'être au service, elle a apporté de la servitude pour les autres. Elle suscite encore des tensions politiques et maintenant géopolitiques. La crise que ce système a provoquée donne l’occasion de le neutraliser. D’autant que, dans les crises, tout devient réversible. Mais le bon sens doit commander: avant même de songer à réduire les inégalités, avant de prendre de nouvelles initiatives malencontreuses, la logique veut qu’il faut d’abord arrêter d’en produire. L’'éclatement prévisible de cette crise, avec les mesures de sauvetage qui ont suivi, ont également révélé l'évidence cachée: les profits sont privés et les pertes sont publiques. Et c’est pour cela que la question est maintenant politique. La crise n’est pas affaire de technique, mais de choix politique. L’enjeu de la crise et de son traitement est simple: c’est le maintien ou non de l’ordre qui a été établi en 1971 sous Nixon, puis complété pas à pas dans les années 1980 par la modernisation de la finance et la globalisation. On sait maintenant que le risque ne peut être rejeté hors du système financier qu'à une condition: qu’il soit supporté par d’autres, les Etats, les Banques Centrales. Bref, par les citoyens contribuables. Il faut en réalité démystifier l’argument de ceux qui affirment que la consolidation du système est dans l’intérêt général. Il faut démasquer ceux qui se servent de la peur et agitent le catastrophisme pour faire croire qu’il n’y a pas d’autres solutions. A la faveur de l’aggravation des inégalités, de la destruction des classes moyennes, la société va tomber dans le piège d’une remise en cause du capitalisme et de l'économie de marché. Et l’Etat, une fois de plus, va se saisir de l’aubaine pour devenir de plus en plus intrusif, autoritaire et spoliateur. L’ironie est que cet Etat, qui est le vrai responsable in fine de la catastrophe, car c’est lui qui a mis en place le cadre de la finance moderne, cet Etat va se trouver renforcé ! Par Bruno Bertez L’Agefi, quotidien de l’Agence économique et financière à Genève www.agefi.com
Au cours des six derniers mois, les fonds monétaires (simples et court terme) du panel étudié ont dû diminuer leur risque suite à la nouvelle réglementation du CESR devenue obligatoire le 1er juillet 2011. Les fonds déjà existants avant cette dâte (la majorité des cas) ont une durée de 6 mois pour s’y conformer. On peut déjà voir les effets de la nouvelle règle sur les fonds monétaires court terme en particulier : leur note de risque moyenne est passée de 2,2 à 1,7. Cette note est attribuée par Forward Finance sur 10 points avec une pondération par critères tels que l’exposition géographique, la qualité de crédit des contreparties, la maturité et la liquidité des titres en portefeuille. Plus le score est faible, plus le risque est faible. Pour lire la suite: télécharger le document en pièce jointe
Membre du comité exécutif, il travaille sous la responsabilité de Philippe Maso y Guell Rivet, directeur général de l’assureur. Agé de 34 ans, Philippe Gravier est diplômé de l’ESSEC, d’un DEA de Finance de l’Université Paris I, de Sciences Po Paris et ancien élève de l’ENA. Il entre au Ministère des Finances en 2003 où il est notamment en charge de la réglementation de l’assurance-vie et des produits d'épargne retraite, puis de la réglementation des organismes de placement collectifs et des fonds d’investissement jusqu’en 2007. Il est ensuite nommé conseiller au cabinet de la ministre de l'économie, des finances et de l’industrie, responsable notamment du financement des PME et des politiques microéconomiques. Il est ensuite promu en 2010 directeur adjoint du cabinet de la ministre de l'économie, des finances et de l’industrie ainsi que directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat en charge des petites et moyennes entreprises, du commerce, du tourisme, des services et de la consommation, postes qu’il occupait avant de rejoindre Aviva.
Allianz a signé un bénéfice net de 196 millions d’euros, contre 1,3 milliard un an plus tôt. Les analystes du consensus Dow Jones Newswires s’attendaient à un bénéfice trois fois plus important. Le groupe a passé pour près d’un milliard d’euros de dépréciations, essentiellement sur des participations en actions en Allemagne, en France et en Italie, ainsi que sur ses obligations grecques, lesquelles ont eu un impact négatif de 122 millions d’euros sur son résultat net. La plupart de ces dépréciations n'étaient pas déductibles des impôts, ce qui a entraîné un effet fiscal négatif. La situation en Grèce devrait rester « difficile », a averti le directeur financier Oliver Bäte lors d’une conférence téléphonique, et de nouvelles dépréciations sur la dette publique du pays sont à craindre pour le quatrième trimestre. Il a en revanche fait preuve d’optimisme concernant l’Italie, où Allianz est particulièrement exposé avec quelque 25 milliards d’euros en obligations, soit 6,2% du total de son portefeuille financier. La réaction des marchés sur l’Italie est « exagérée » et ne reflète pas la réalité économique du pays, a estimé M. Bäte. Les problèmes en Italie sont « d’ordre politique, pas économique », a-t-il ajouté, se disant convaincu que le pays allait rapidement se doter d’un « bon gouvernement ». Allianz n’a pas réduit son engagement en Italie au troisième trimestre et n’a pas l’intention de le faire, a-t-il précisé. « Le sujet va se calmer », a assuré le directeur financier. Allianz s’est montré plutôt résistant au niveau opérationnel au troisième trimestre. Son bénéfice d’exploitation a atteint 1,9 milliard d’euros, en baisse de 7,3% sur un an, et son chiffre d’affaires s’est élevé à 24,1 milliards d’euros, en repli de 1,8% seulement sur un an. Le résultat opérationnel a surtout reculé en raison de revenus d’investissement plus faibles dans l’assurance vie et santé. La division d’assurance dommage et accident est restée stable et les activités de gestion de portefeuille, très diversifiées, ont même progressé. « Grâce à une bonne activité opérationnelle et une capitalisation solide, notre objectif annuel d’un bénéfice d’exploitation de 8 milliards d’euros à 500 millions près reste d’actualité », a déclaré M. Bäte. Le bénéfice net sera toutefois « nettement en dessous » des 5,2 milliards d’euros récoltés en 2010, a prévenu Allianz dans son rapport trimestriel. Ce n’est pas vraiment une surprise: à fin septembre, le groupe avait engrangé 2,2 milliards d’euros. L’analyste Christian Muschick de la banque Silvia Quandt juge « réaliste » qu’Allianz parvienne à son objectif annuel, et maintient sa recommandation à l’achat du titre. « Plus de 40% » du bénéfice net devrait être consacré au dividende au titre de 2011, a promis M. Bäte. Le dividende devrait toutefois être inférieur aux 4,50 euros par action versés pour 2010, qui correspondraient à un taux de distribution d’au moins 70%, selon M. Muschick. Mais cela suffisait au bonheur des investisseurs: à la Bourse de Francfort l’action d’Allianz prenait 2,80% à 74,22 euros vers 10H25 GMT, soit la meilleure progression de l’indice Dax (+0,73%).
Le bénéfice net du groupe a chuté à 19,5 millions d’euros contre 439,8 millions un an plus tôt en « raison de l’impact négatif exceptionnel du contexte financier actuel », a souligné le directeur financier du groupe Raffaele Agrusti, lors d’une conférence téléphonique. « La situation devrait se normaliser », a-t-il assuré en pronostiquant une réduction du « spread », c’est-à-dire l'écart entre les taux italiens et allemands à dix ans, qui mesure la prime de risque de l’Italie. Le « spread » et les taux italiens se sont envolés mercredi à des niveaux jugés insoutenables sur la durée, étant donné la taille colossale de la dette italienne (1.900 milliards d’euros, 120% du PIB). Ils se sont fortement détendus vendredi grâce à l’adoption de mesures anti-crise par le Sénat et la perspective de la nomination de Mario Monti à la tête du gouvernement, une fois que Silvio Berlusconi aura démissionné. Le résultat opérationnel de Generali a chuté de son côté de 30,5% à 692,2 millions d’euros tandis que ses primes ont légèrement diminué de 1,4% à 1,474 milliard. Sur les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice net du groupe a baissé de 37,1% à 825 millions d’euros tandis que le résultat opérationnel a légèrement reculé de 1% à 3,1 milliards et les primes de 4,6% à 51,327 milliards. Cette chute des profits s’explique par les lourdes dépréciations enregistrées pour tenir compte d’une part de la décote des obligations grecques, décidée par les dirigeants européens fin octobre, et d’autre part de la diminution de la valeur des participations du groupe en raison de la chute des marchés. Au total sur neuf mois, le groupe a passé 824 millions d’euros de dépréciations dont 329 millions pour tenir compte de la décote des titres grecs et 143 millions en raison de la dévaluation de sa part dans Telecom Italia. La volatilité sur les marchés financiers a également pesé sur le résultat opérationnel des activités d’assurance vie qui a reculé de 14,1% sur neuf mois. Le groupe a en revanche bénéficié d’une très bonne performance de l’assurance dommages dont le résultat opérationnel a bondi de 36,4%. Au chapitre des perspectives, Generali s’attend à ce que son résultat opérationnel baisse cette année dans l’assurance-vie, en raison de « l'évolution extrêmement volatile des marchés financiers », ce qui aura un impact sur le bénéfice net. Le résultat opérationnel dans l’assurance dommages devrait en revanche progresser. Globalement, le résultat opérationnel de Generali devrait se situer dans le bas de la fourchette de sa prévision qui est de 4-4,7 milliards d’euros, a indiqué M. Agrusti. Le ratio combiné du groupe (rapport de la somme des frais de gestion et du coût des sinistres sur le total des primes encaissées) s’est amélioré de son côté à 96,6% fin septembre contre 98,8% un an plus tôt. A la Bourse de Milan, Generali a clôturé sur une progression de 2,31% à 12,42 euros dans un marché ayant bondi de 3,68%.
La nécessité de réduire le ratio dette/PIB au sens de Maastricht conduira les collectivités territoriales à revoir leurs plans de financement à court et moyen termes même si, en stabilisant ce ratio, elles semblent avoir été plus vertueuses que l'État central. Tous les moyens seront bons pour réduire les risques financiers. Il s'agira de transférer le risque, de le réduire, de se donner les moyens de l'accepter et... de prévoir un plan de secours. Après avoir conduit une analyse de l'exposition aux risques financiers, du positionnement sur le marché et de la description des états financiers de la collectivité territoriale, trois types de risques ont été soulignés : risque de liquidité, de taux et de matières premières.
En 2010, le groupe avait enregistré au troisième trimestre un bénéfice net de 190,6 millions d’euros. «Le trimestre écoulé a une fois encore été marqué par une forte volatilité sur les marchés financiers. Dans ce contexte (...) nous avons décidé de déprécier à nouveau l’ensemble des titres grecs que nous détenons encore», explique le PDG d’Ageas, Bart De Smet, cité dans le communiqué. «Par ailleurs, l’importante régression des marchés d’actions a aussi affecté nos résultats d’assurance», ajoute-t-il, soulignant notamment que les encaissements, surtout en assurance vie, sont restés inférieurs aux niveaux de l’année dernière, «subissant la pression induite par la préoccupation du secteur bancaire pour la liquidité». Les encaissements bruts de prime ont reculé de 5% à 3,89 milliards d’euros contre 4,1 milliards un an plus tôt. Dans l’assurance, le groupe a enregistré une perte nette de 319,6 millions d’euros contre un bénéfice net de 153,2 millions un an plus tôt. Pour l’année complète, Ageas prévoit «un encaissement proche des niveaux de 2010???. Mais quant à la performance financière, « l’impact des dépréciations ainsi que la conjoncture actuelle sur les marchés financiers ne nous permettent pas de maintenir nos prévisions antérieures, ni de donner une nouvelle estimation du résultat net attendu pour 2011???, selon M. De Smet. Le groupe s’attend néanmoins à être en mesure de proposer un dividende aux actionnaires pour l’exercice 2011. La société Ageas est l’héritière du bancassureur belgo-néerlandais Fortis, démantelé durant la crise financière et dont elle a récupéré un portefeuille d’actifs douteux à la valeur très volatile.