Haulotte espère pouvoir tirer parti du rebond de son activité cette année
Mauvaise surprise pour Haulotte. Le spécialiste des matériels de levage pour les personnes et les équipements industriels a enregistré au titre de l’exercice 2010 une perte nette de 42,2 millions d’euros, 60% plus élevée que celle prévue par le consensus après un déficit de 55,7 millions publié en 2009. Le résultat opérationnel courant reste également dans le rouge (-46,6 millions), pénalisé par le faible levier tiré de la progression des volumes de ventes, par la sous-utilisation des capacités de production et par «le maintien à un niveau élevé des provisions clients», souligne le groupe.
Après avoir chuté de plus de 10% vendredi en cours de séance, l’action a terminé en baisse de 6,7% à 13,2 euros. Les volumes de titres échangés ont représenté près du double de leur moyenne quotidienne des trois derniers mois. «On réagit sur des pertes plus importantes que prévu et un contexte de marché négatif», explique un analyste, en référence au séisme au Japon qui pèse fortement sur les marchés, tout en rappelant que le titre a progressé de plus de 14% depuis le début de cette année. Le bureau d’analyse d’Exane BNP Paribas table sur l’enclenchement d’un cercle vertueux qui permettra au groupe «d’améliorer sa marge brute grâce à une meilleure absorption des coûts fixes et à des reprises graduelles de provisions».
La contre-performance de l’an dernier intervient dans un contexte de reprise progressive du marché de la nacelle qui a permis de faire croître son chiffre d’affaires de 23,8% à 250 millions. L’autre point positif concerne l’endettement net qui a diminué plus que prévu d’une année sur l’autre (-25% à 150 millions d’euros) grâce «à la forte baisse des stocks et à la réduction de 27 jours de son ratio de rotation du crédit clients». Un niveau de dette que les analystes d’Oddo Securities jugent «toujours trop élevé, justifiant la décision des dirigeants de ne pas payer de dividende». Haulotte souligne que sa trésorerie et ses lignes de financement disponibles atteignaient «près de 84 millions d’euros» à fin 2010.
Le groupe, qui fait état d’une «hausse sensible» de son carnet de commandes, s’attend à une progression d’environ 25% de son chiffre d’affaires en 2011, accompagnée d’un retour à l'équilibre opérationnel. Il cite la tenue de ses marges comme l’une de ses priorités, à côté de l’amélioration du BFR et de son plan de production.
Plus d'articles du même thème
-
Kevin Warsh propose une Fed «moins communicante»
Les acteurs du secteur financier peuvent y voir une évolution potentiellement positive si cela permet de réagir plus vite et mieux aux données. On peut cependant encore douter que le banquier central nommé par le président Donald Trump soit celui qui cherche ainsi à dépolitiser la Fed. -
Le M&A s'alimente de nouveau au gros gibier
En dépit de moindres volumes, la valeur des opérations de fusions & acquisitions a rebondi durant ce premier semestre 2026, un début d'année marqué par des transactions de grande envergure. L'intérêt des investisseurs se concentre notamment sur les secteurs des télécommunications, de l'énergie, des infrastructures et de l'intelligence artificielle, relèvent les banques d'investissement. -
CRH change de braquet aux Etats-Unis
L’acquisition d’Arcosa en numéraire pour 8,5 milliards de dollars, dette incluse, renforcera la position du groupe irlandais de matériaux de construction dans les infrastructures et l’énergie.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- La Région Auvergne-Rhône-Alpes lance un appel d'offres pour un fonds défense de 100 millions d'euros
- L'AFG propose d'introduire une dose de capitalisation dans les retraites complémentaires du privé
- Le programme Tibi 3 vise 15 milliards d'euros d'investissements dans la tech
- La frontière entre actifs cotés et non cotés s'estompe dans les allocations institutionnelles
- Blue Sea et dette privée : Bpifrance muscle son arsenal d’investissement
Contenu de nos partenaires
-
AdaptationClimatisation : la grande bascule des politiques
Face aux canicules à répétition, le débat sur le dérèglement climatique n’existe plus. Il se déplace sur l’adaptation. En se cristallisant sur la seule question de la clim, devenue très politique -
Commerce internationalLe commerce maritime international en mode agile
De la mer Rouge au détroit d'Ormuz, les crises géopolitiques rebattent les cartes du transport maritime. Armateurs, assureurs et transitaires s'organisent désormais pour naviguer dans un monde où l'incertitude est devenue la norme. A l'occasion du Rendez-vous ParisMAT qui se tient aujourd'hui et demain à Paris, petit tour d'horizon de ce nouveau quotidien -
EXCLUSIFDominique de Villepin : « Il faudra revenir à une taxe carbone »
Retour de l’ISF, taxe carbone, fonds souverain de 100 milliards… L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac dévoile en exclusivité les grandes lignes de son programme économique pour l’élection présidentielle de 2027