Le groupe Caisse des Dépôts a annoncé le lancement du fonds de fonds digital, doté de près de 140 millions d'euros (M€) et géré par Bpifrance. Le fonds de fonds s’inscrit dans le cadre de la transition numérique du groupe. Il investira exclusivement dans des fonds d’investissement étrangers.
L’actualité du monde mutualiste n’est pas seulement marquée par l’annonce de retentissants mariages. Les divorces n’y sont pas rares. La séparation s’est réalisée dans la plus grande discrétion et d’ailleurs les protagonistes ne souhaitent visiblement pas s’étendre sur les causes de cette rupture. C’est en parcourant les pages d’un récent rapport publié par la Mutuelle générale des affaires sociales (MGAS) que l’on découvre que cet organisme a décidé de quitter l’UMG Groupe Intériale. « Le dossier final de retrait a été déposé auprès de l’ACPR (autorité de contrôle) le 24 mars 2017. La mutuelle est en attente de la validation définitive du retrait avec une date d’effet au 31 décembre 2016 », peut-on lire dans ce document. PAS ENCORE D’APPEL D’OFFRES La MGAS annonce couvrir environ 70 000 personnes pour un chiffre d’affaires 2016 de 52 M€. Les cotisations santé et prévoyance sont en hausse de 8 M€ par rapport à 2015, mais la mutuelle enregistre une marge négative de 50000€ contre un résultat de souscription positif de 363000€ l’année précédente. En sachant que le ministère des Affaires sociales n’a pas encore lancé son appel d’offres pour renouveler le référencement dont bénéficie la MGAS jusqu’à la fin de l’année. UNE NOUVELLE UNION MUTUALISTE Groupe Interiale, première UMG créée en France, est donc composé désormais de LMDE (La mutuelle des étudiants), LAMIE mutuelle et de son navire amiral Interiale, mutuelle du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales. Cette dernière qui annonce avoir inscrit à l’ordre du jour de son assemblée générale, organisée les 15 et 16 juillet, à Poitiers, la création d’une nouvelle union de groupement mutualiste «réunissant Intériale, La Mutuelle Des Etudiants, Lamie, la mutuelle picarde CCMO et la mutuelle lyonnaise So’Lyon, positionnée sur la fonction publique hospitalière ». A la différence de l’UMG, l’UGM est une structure souple, non prudentielle, destinée à organiser des coopérations.
Conformément aux exigences de Solvabilité 2, entré en vigueur le 1er janvier 2016, Natixis Assurances vient de publier les rapports sur la Solvabilité et la Situation Financière (SFCR) de ses cinq entités juridiques : BPCE Assurances, BPCE IARD, BPCE Vie, BPCE Prévoyance et Natixis Life. Ces dernières affichent un résultat globalement en baisse par rapport à l'année dernière, du fait notamment de la baisse du rendement des actifs obligataires.
IBM a annoncé le lancement d’une nouvelle application de sa plate-forme Watson pour la réglementation financière, déployant ainsi ses outils d’intelligence artificielle pour faciliter le respect des règles et identifier d'éventuelles infractions financières. L’entrée du groupe d’informatique américain dans le domaine de la conformité réglementaire intervient après son acquisition du cabinet de conseil Promontory Financial Group en septembre 2016. Le Crédit Mutuel a récemment annoncé un accord avec IBM pour étendre l’utilisation de Waston à 20.000 collaborateurs dans 15 fédérations et le CIC.
Au cours de l’exercice 2016, les faits significatifs suivants ont été observés au sein de la Mutuelle : L’arrivée à l’échéance d’une partie des BMTN et réinvestissement des liquidités à des niveaux plus bas ; Une opération de refinancement de titres suivie avec d’un investissement du cash sur des comptes à terme. Au 31.12.2016, Acoris Mutuelle disposait d’un volume de placements en valeur de marché de 121,7 M€ pour une valeur comptable de 111,9 M€ (dont 1,1 M€ d’intérêts courus non échus). Ce montant est significativement supérieur au montant de l’année dernière (102,4 M€ en valeur de marché et 92,3 M€ en valeur comptable). Cela résulte principalement de l’opération de prêt réalisée au cours de l’année 2016. En effet, cette année la Mutuelle a prêté des titres (BMTN) d’une valeur comptable de 20 M€ à la BPCE en échange de 19 M€ qui ont été placés sur des comptes à terme. En conséquence le bilan a augmenté, car la dette et le volume de placements de la Mutuelle ont augmenté de 19 M€ chacun. Le portefeuille de placements d’Acoris Mutuelles comprend des participations dans 21 OPCVM différents, et la transparisation ligne à ligne a pu être réalisée pour 14 d’entre eux, représentant 77% de la valeur de marché totale des OPCVM. La transparisation n’étant pas disponible pour tous les OPCVM, il a été retenu une approche par valeurs cibles suivant les objectifs de placements indiqués par les gestionnaires dans les prospectus et reporting au 31.12.2016 pour les 7 derniers OPCVM. Lorsque les indications du prospectus indiquaient uniquement une fourchette de répartition possible, la répartition entre classes d’actifs la plus pénalisante en termes de risque a été retenue par prudence. Cette approche par valeurs cibles est conforme à la réglementation dans la mesure où les fonds d’Acoris représentent moins de 20% des placements de la Mutuelle et où la répartition retenue est prudente. Par ailleurs, dans les 14 OPCVM pour lesquels la transparisation a été effectuée, il est apparu des investissements mineurs dans d’autres OPCVM (OPCVM dans les OPCVM). Pour les 5 plus importants (en valeur de marché), une approche par valeurs cibles a été retenue. Les autres fonds ont été traités comme des actions de type 2 en vertu du principe de proportionnalité et du principe de prudence. Télécharger le rapport sur la solvabilité et la situation financière d’Acoris Mutuelle
Un bilan provisoire de la réflexion stratégique engagée par la Mutualité de la Fonction Publique (MFP) a été présenté, le 8 juin, lors de son assemblée générale annuelle.
Le Conservateur, spécialiste de l’assurance vie et de la tontine, a dégagé 288,7 millions d’euros de produits financiers en 2016, selon son premier rapport sur la solvabilité et la situation financière (SFCR). Pour les tontines ( associations collectives d’épargne viagère), les avoirs ont atteint 2,887 milliards d’euros à fin 2016. Ils se répartissent comme suit : Obligations, assimilés et parts d’OPCVM obligataires Immobilier : 1,2 milliard d’euros Actions et parts d’OPC actions : 703 millions d’euros Monétaire et fonds en dépôt : 484 millions d’euros Divers : 368 millions d’euros Pour les Assurances Mutuelles Le Conservateur, en plus de l’actif général, la société d’assurance du groupe gère un fonds en euros pour un total de 2,4 milliards d’euros. L’allocation est la suivante : Obligations, assimilés et parts d’OPC obligataires : 2 milliards d’euros Immobilier : 92 millions d’euros Actions et parts d’OPC actions : 50,6 millions d’euros Monétaire et fonds en dépôt : 144,1 millions d’euros Prêts et avances sur polices : 12,8 millions d’euros Divers : 141,7 millions d’euros Le groupe identifie le risque de maintien des taux bas comme un risque de niveau moyen mais il est noté important pour la société d’assurances qui porte les risques vie (les assurances mutuelles Le Conservateur). Pour les conséquences de ce risque en termes de dilution des rendements des fonds euros, le groupe précise que « la société d’assurance veille, dès que cela est possible, à disposer d’une provision pour participation aux bénéfices dont le niveau permettrait d’assurer un lissage de l’évolution de la revalorisation des provisions mathématiques en euros ». Le risque de spread (écart de taux) est également estimé important pour le groupe tout comme le risque action : « en normes Solvabilité 2, une augmentation de la volatilité des actions accroit le coût des options et garanties financières prises en compte dans la meilleure estimation des provisions techniques », indique le rapport, ajoutant que « un niveau bas des indices action permet de proposer des produits en unités de compte avec des perspectives de croissance pour les sociétaires ».
A l'occasion d'une interview accordée au magazine Décideurs, Alain Massiera, directeur de pôle banque privée chez Rothschild & Co explique l’intérêt du rapprochement avec la Compagnie financière Martin Maurel et revient, par ailleurs, sur les bouleversements qui animent le métier de banquier privé.
« Azimut n’est pas à vendre », a déclaré Pietro Giuliani, président d’Azimut Holding, dans une interview publiée sur Milano Finanza, après le retour de rumeurs sur un possible intérêt de grands groupes pour le réseau italien de conseillers financiers et banquiers privés. « Je saisis l’occasion pour répéter qu’Azimut n’est pas à vendre. Donc, si l’objectif de quelqu’un est de contenir le prix de l’action pour pouvoir acheter la société à bas prix, nous disons clairement que, pour nous, le titre ne vaut pas moins de 50 euros et nous sommes convaincus que d’ici à la fin du plan industriel, donc dans deux ans et demi au maximum, Azimut aura atteint cette valeur en Bourse », a affirmé le dirigeant. Le titre cote sous les 18 euros à la Bourse de Milan ce 13 juin.
“Azimut is not for sale,” Pietro Giuliani, chairman of Azimut Holding, has said in an interview released on Milano Finanza, in the wake of rumours of possible interest on the part of major groups in the Italian network of financial advisers and private bankers. “Let me take this occasion to repeat that Azimut is not for sale. So, if someone’s objective is to contain the share price in order to be able to put the company at a low price, we say clearly that, in our view, these shares are worth no less than EUR50, and we are convinced that by the end of the industrial plan, thus within a maximum of two and a half years, Azimut will achieve this value on the stock market,” the director says. Shares are now trading at less than EUR18 on the Milan stock exchange as of 13 June.
Dans le cadre du questionnaire Couronnes Instit Invest 2017, Eric Dubos, directeur financier de la MACSF, nous détaille la gestion du portefeuille de l'institution, s'élevant à 30 milliards d'euros. Il explique plus particulièrement les politiques en place pour limiter le risque, passant notamment par une gestion principalement effectuée en interne et une diminution à l'exposition aux obligations pour privilégier les actions européennes et l'immobilier.
Un plus grand nombre d’assureurs qu’en 2016 envisagent des opérations de croissance externe. La première partie de l’année 2017 a cependant été plutôt calme sur ce plan-là. Les assureurs européens font preuve d’un regain d’appétit pour les fusions-acquisitions. D’après une étude publiée lundi par l’agence de notation Moody’s et réalisée auprès des directeurs financiers de 18 compagnies, seuls 44 % d’entre eux disent ne pas envisager d’opérations de M&A, contre 57 % en 2016. Parmi les assureurs soumis aux nouvelles normes de Solvabilité II, 41 % ont l’intention d’utiliser leur surplus de capital. C’est nettement plus qu’en 2016, où ils n'étaient que 12 % à vouloir le faire. Cela tient sans doute au fait que les assureurs sont sortis rassurés de l’exercice 2016 - qui était la première année soumise à ce régime -, avec des niveaux de capitaux « solides », comme le fait remarquer Moody’s. Ainsi, seuls 18 % des directeurs financiers interrogés font du renforcement du capital leur priorité. Ceux qui prévoient de déployer leur excédent de capitaux pourraient le faire sous forme d’acquisitions (33 %) ou de rachats d’actions (33 %). Plusieurs autres grands assureurs européens ont affiché leur intérêt pour la croissance externe. C’est le cas d’ Allianz et d’AXA. Le groupe français, qui dit avoir des cibles en vue, est plutôt intéressé par des dossiers valant entre 1 et 3 milliards d’euros (« Les Echos » du 11 mai). Le britannique Aviva est, lui, à l’affût, d’opportunités en Europe, notamment en France (lire ci-contre). 2017 a toutefois été relativement calme sur le front des fusions-acquisitions pour les assureurs européens. Les transactions qui sortent du lot auront été les finalisations de deux opérations annoncées en 2016 : le rachat de l’assureur néerlandais Delta Lloyd par son compatriote NN Group pour 2,5 milliards d’euros et celui du spécialiste australien de l’assurance-voyage Cover-More par Zurich Insurance Group pour 722 millions de dollars australiens (485 millions d’euros). Rachats d’actions En mai, Aviva a cédé plusieurs actifs en Espagne à l’assureur local Santa Lucia pour 475 millions d’euros. Mardi, le numéro un espagnol, Mapfre a annoncé avoir bouclé la prise de contrôle de l’assureur indonésien Asuransi Bina Dana Arta Tbk (ABDA), une petite opération à 90 millions d’euros. Par ailleurs, certains vont rendre de l’argent à leurs actionnaires. C’est le cas d’Aviva, qui a lancé en mai un programme de rachats d’actions pouvant aller jusqu'à 300 millions de livres (341 millions d’euros). En février, Allianz en avait annoncé un pouvant atteindre jusqu'à 3 milliards d’euros.
L'Association générale de prévoyance militaire (AGPM) a publié un chiffre d’affaires en nette progression sur l’année 2016, résultat notamment porté par une hausse importante de la collecte en épargne.
Après s’être séparé d’un certain nombre d’activités sous-performantes, l’assureur britannique Aviva cherche à faire grandir son pôle international. Ambition intacte pour Aviva à l’international. Ces dernières années, l’assureur britannique a effectué un grand tri dans son portefeuille d’activités à l’international, se séparant d’un certain nombre d’entités sous-performantes ou jugées non-stratégiques. Dernière cession d’actifs en date, il a annoncé, le mois dernier, la vente en Espagne de sa filiale Aviva Vida y Pensiones, ainsi que de ses participations dans ses co-entreprises Unicorp Vida et Caja España Vida. « Ce travail est maintenant largement réalisé et nous n’avons pas prévu de nouveaux désinvestissements majeurs. Nous estimons être dans les bons pays. L’objectif est de faire grandir nos opérations hors du Royaume-Uni », explique aux « Echos » Maurice Tulloch, le directeur général des activités internationales d’Aviva (hors Asie). « Tous les pays sont rentables » En 2016, ce périmètre qui rassemble la France, le Canada, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, la Turquie et l’Inde a compté pour 37 % du résultat opérationnel du groupe. « Tous ces pays sont rentables », souligne Maurice Tulloch. Aviva se dit notamment ouvert à des acquisitions « de complément » en Irlande, en Pologne, en Turquie ou en France. « Le rachat, en 2016, des activités d’assurance dommages de Royal Bank of Canada (RBC) est un bon exemple. Cette opération nous a permis d’augmenter de 20 % notre chiffre d’affaires sur un marché dont nous sommes déjà le numéro deux », souligne le dirigeant. En France, son premier marché à l’international , l’assureur britannique cherche avant tout à « optimiser sa distribution et améliorer les contacts avec les clients ». « Nous avons une empreinte qui correspond à celle d’un Top 5, pas à celle d’un groupe positionné autour de la dixième place comme c’est le cas d’Aviva France. Nous avons le quatrième réseau d’agents généraux, un accord de partenariat avec la première association d'épargnants française (l’Afer), une banque conseil en gestion de patrimoine (l’UFF) ou le deuxième assureur direct (Eurofil). Ce sont des atouts fantastiques qu’il faut optimiser », souligne Maurice Tulloch. Aviva mise par ailleurs beaucoup sur l’Inde ou la Turquie, « un pays jeune, avec une population qui a une propension à épargner plus élevée que la moyenne ».
L’institution de prévoyance Uniprévoyance est en phase de recrutement d’un responsable financier qui rejoindra la direction financière et ses équipes composées d’une vingtaine de personnes. Le responsable sera en charge de la supervision et de l’animation des services et des équipes « Comptabilité-Finances » et « Contrôle de Gestion » (8 personnes) avec pour missions la tenue de la comptabilité, l’établissement des comptes annuels et semestriels, le suivi et l’optimisation de la gestion fiscale, le suivi et l’optimisation de la politique d’investissements et des obligations réglementaires attachées, l’établissement du bilan prudentiel en collaboration avec les autres services de la direction financière, l’élaboration et le suivi des budgets, l’établissement des tableaux de bord. Un profil de formation supérieure (BAC+5) et justifiant d’une expérience confirmée dans un poste similaire acquise idéalement dans une société d’assurances de personne est recherché. Le poste est basé à Vincennes, avec des déplacements occasionnels à prévoir en province. Uniprévoyance a réalisé un chiffre d’affaires récurrent (hors entrée de portefeuille) de 600 millions d’euros en 2015, en progression de 1,2% par rapport à 2014. Il compte 25.500 entreprises adhérentes représentant 655.000 participants et 1,2 millions de personnes protégées. Il est classée au 6ème rang des Institutions de Prévoyance par l’Argus de l’Assurance en 2015. Les placements représentent un encours de 248 millions d’euros à fin 2015.
La société de gestion Vatel Capital a investi 3,2 millions d’euros en obligations convertibles au travers de ses FCPI dividendes plus n°5 et 6 dans le groupe IPI. Le groupe IPI est une PME industrielle spécialisée dans le design, la conception et la commercialisation de pompes, vannes et connecteurs mécaniques. Elle intervient dans les secteurs de l’énergie, des transports, des cimenteries, du ferroviaire, du minier…Selon le communiqué, le groupe IPI, qui a besoin de restructurer ses dernières acquisitions et envisage deux nouvelles opérations de croissance externe pour 2017, avait déjà travaillé avec Vatel pour financer une partie de ses besoins de fonds pour l’acquisition d’une société allemande qui commercialise des éléments hydrauliques. IPI souhaite poursuivre sa politique de croissance externe avec plusieurs acquisitions en vue qui lui permettront de développer sa présence internationale et compléter son offre actuelle. La société cherche à accélérer la croissance organique de ses filiales en développant de nouveaux produits et en maintenant un développement commercial soutenu.
La société de gestion norvégienne Skagen a recruté Fredrik Bjelland en tant que nouveau gérant pour son fonds Skagen Kon-Tiki investi dans les actions des pays émergents. L’intéressé vient de Norges Bank Investment Management, la société qui gère le fonds norvégien, où il était gérant et responsable de la Chine, mandats spéciaux. A ce titre, il était responsable de la gestion quotidienne de l’équipe d’investissement de NBIM basée à Shanghai et de ses portefeuilles actions chinoises gérés en interne. Fredrik Bjelland rejoindra Skagen le 28 août. Il quittera Shanghai pour se réinstaller à Stavanger en Norvège, sa ville d’origine. Ce recrutement intervient alors que Kristoffer Stensrud, après 15 ans en tant que gérant du fonds Skagen Kon-Tiki, va devenir conseiller senior et mentor de la gestion et de l’équipe. L’intéressé est co-fondateur de la société norvégienne et continuera à en être un actionnaire majeur. L’équipe de Skagen Kon-Tiki va ainsi se composer du gérant principal Knut Harald Nilsson et des gérants Catherine Gether et Fredrik Bjelland.
Emil Michael, chief business officer d’Uber et plus proche confident du patron Travis Kalanick, a annoncé hier son départ en interne, a confirmé l’entreprise de services de voiture avec chauffeur suite à la publication d’informations par la presse américaine. Cette démission, pressentie déjà dimanche, intervient suite au rapport d’enquête commandité par le conseil d’administration d’Uber après les multiples scandales qui ont entaché la réputation du groupe. Emil Michael n’a pas donné de raison à son départ.
L'École polytechnique, la Fondation du Risque et le groupe Edmond de Rothschild lancent la chaire « Asset management - Gestion d'actifs ». En plus de la recherche et de l'enseignement, la chaire disposera d'un fonds d'investissement dédié qui permettra aux élèves de tester en situation réelle des stratégies d'investissement et d'en mesurer les risques.
Patricia Lacoste, PDG du groupe Prévoir, fait le point sur l'année 2016 avec notamment le lancement d'un produit multisupport et l'impact de Solvabilité 2.
Le groupe Thélem Assurances annonce, pour 2016, un chiffre d’affaires de 340 millions d’euros, en augmentation de 1,9% par rapport à 2015. Pour Thélem Assurances, le chiffre d’affaires s’établit à 332 millions d’euros, en progression de 1,7% par rapport à 2015. Le résultat net (11 millions d’euros), est positif bien que très touché par les intempéries de mai-juin 2016, qui représentent une charge de 41 millions d’euros, soit 12% des cotisations. Le ratio combiné reste inférieur à 100% (99 %) grâce à la qualité technique du portefeuille et l’efficacité du programme de réassurance. Après une augmentation des résiliations en automobile et habitation qui a suivi l’entrée en vigueur de la loi Hamon en 2015, la société enregistre progressivement un retour à la situation antérieure grâce aux actions de fidélisation mises en place. Le portefeuille en branche individuelle santé subît une baisse annuelle de 7% consécutive à la mise en place de l’ANI. Une fois encore, les mesures prises et le dynamisme commercial de l’entreprise ont permis d’inverser la tendance et d’être à nouveau en situation de croissance en 2017. Sur l’année 2016, toutes branches confondues, le portefeuille de Thélem Assurances est en progression de 11.000 contrats. Pour Thélem Prévoyance, la société vie Thélem prévoyance, dans sa 4ème année d’activité, a réalisé un chiffre d’affaires de 3,8 millions d’euros. Le portefeuille est en progression de 27% et le résultat net s’approche de l’équilibre en ligne avec les prévisions. Caceis, établissement conservateur unique Thélem Assurances a choisi de déposer l’ensemble de ses actifs auprès d’un établissement conservateur unique, Caceis. Cette évolution contribue à rendre plus efficiente la gestion administrative des placements grâce à la dématérialisation et sécurise les processus financiers (traçabilité et piste d’audit). Le pilotage des placements et la gestion de la chaîne de valeurs jusqu’à la comptabilité et au reporting réglementaire s’en trouvent ainsi largement facilités. En 2016, Thélem a poursuivi la refonte et l’amélioration de son offre pour l’adapter à l’évolution des besoins des sociétaires, tenant compte des changements sociétaux et contextuels. Trois nouveaux produits ont ainsi été lancés : automobile, protection juridique, accident de la vie. Ces produits et services ont été reconnus sur le marché pour leur caractère innovant. Le développement commercial de l’entreprise, toujours fondé sur ses réseaux d’agents généraux et de courtiers, progresse fortement dans la distribution en marque blanche par des partenaires notamment mutualistes. En témoigne l’accord conclu en fin d’année avec le groupe AESIO. La compagnie expérimente également des approches de distribution d’assurances communautaires au côté de la start-up Otherwise. Le groupe Thélem Assurances pratique les assurances de personnes, de biens et de responsabilités pour les particuliers et les professionnels (petites entreprises, artisans commerçants, agriculteurs…). L’entreprise, dont le réseau de distribution physique est composé de 262 agences réparties dans 45 départements (Centre et Grand Ouest) et 247 courtiers, a réalisé un chiffre d’affaires de 340 millions d’euros en 2016, correspondant à un portefeuille de 964 653 contrats et 463 097 sociétaires. Son siège social est basé à Chécy, dans le Loiret, avec également des sites à Châteauroux, Nantes et Paris. Créée en 1820, sous le nom de l’Orléanaise, Thélem Assurances est née en 2004 de la fusion des MRA et des AMI (Assurances Mutuelles de l’Indre). Elle compte aujourd’hui 433 collaborateurs.
Le hedge fund Elliott Advisors est devenu le plus gros actionnaire d’Azko Nobel avec une participation d’au moins 5%, rapporte Reuters sur la base d’un document publié par le régulateur néerlandais. La montée au capital du groupe pharmaceutique par le hedge fund a commencé fin 2016 et intervient alors que le groupe PPG a récemment décidé d’abandonner sa tentative de rachat d’Azko Nobel pour plus de 26 milliards d’euros engagée il y a 6 mois maintenant. Les règles de déclaration de dépassement de seuil aux Pays-bas induisent qu’Elliott Advisors pourrait détenir jusqu'à 10% du capital mais il n’a pas d’obligation de dévoiler le montant exact de sa participation, seulement un franchissement de seuil, en l’occurrence ici les 5%.
AllianceBernstein (AB), which has a relatively low profile in France and counts Axa among its shareholders, has USD5bn in assets under management for clients inside the country. In an interview with NewsManagers, Olivier Herson, vice president, sales, France at AB, says that the firm has been posting inflows of USD100m to USD200m per year for its funds. At this pace, it would be no surprise to double its size in five years!
La Financière de l’Echiquier is in the process of overhauling its Echiquier ISR fund to “type it a little more,” says Sonia Fasolo, SRI manager at the French asset management firm. The idea is to orient the fund, with EUR2.3bn in assets, just to companies which deliver solutions and contributions to sustainable development objectives. “Within sustainable development objectives, we may express ourselves as stock-pickers,” the manager explains. The firm is now putting the finishing touches on stock picks and is looking for a new name. Echiquier ISR is now invested in European stocks of all cap sizes which stand out for the quality of their policies in the area of environmental, social and governance policies. This aspect will be retained, or accentuated, and the minimal ESG rating for stocks to enter the portfolio may even be raised. La Financière de l’Echiquier would meanwhile, subject to the necessary licenses, like to convert the fund into a Sicav, which would allow it to set an example in governance, a criterion which is important to the asset management firm. The firm would also like to create a sharing fund, a formulat which it already offers via two funds. The fund is part of the SRI product range from the firm, which also includes another fund, Echiquier Major, with assets of EUR983.2m (7 June 2017). With the addition of mandates, SRI assets at La Financière de l’Echiquier now represent about 15-20% of total assets, which come to about EUR8bn. The firm also practices integration on 60% of its assets. La Financière de l’Echiquier has developed its own methodology in the area of SRI, with the assistance of Ethifinance. It prefers to carry out ratings of companies itself, and does not purchase external research, except in case of controversy. Ratings, which are made on the basis of interviews with management, emphasize the governance aspect. In this area, Fasolo focuses particularly on management pay scales.
L’autorité boursière espagnole CNMV a annoncé lundi qu’elle interdit pour une durée d’un mois les ventes à découvert sur les actions de Liberbank. Cette décision, qui pourrait être prolongée, intervient à la suite de la mise en résolution et du rachat pour un euro de Banco Popular par sa concurrente Santander. L’annonce par Santander d’une provision de 7,9 milliards d’euros pour rehausser le taux de couverture sur les actifs de Banco Popular a en effet mis le compartiment bancaire sous pression, et notamment Liberbank, où ce taux n’atteignait que 40% fin mars.
Les réserves colossales de devises de la Banque nationale suisse (BNS) suscitent régulièrement des appels en faveur de la création d’un fonds souverain. La sphère politique prépare un texte dans ce sens tandis qu’une proposition d’UBS revient sur le tapis. Les interventions de la BNS pour atténuer la pression sur le franc ont porté son bilan à plus de 720 milliards de francs. Certains politiques et économistes voient dans la création d’un fonds souverain alimenté par ces réserves l’opportunité d’investir et de gérer ces montants au nom de l’Etat. La conseillère nationale Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL) compte déposer la semaine prochaine un texte pour exiger la création d’un tel fonds souverain. La banque centrale helvétique doit dévoiler jeudi son examen de la situation économique et monétaire. «La fortune de la BNS appartient au peuple», déclare Susanne Leutenegger Oberholzer dans les colonnes de la Zentralschweiz am Sonntag et la Ostschweiz am Sonntag. «Comme la Norvège, nous devons créer un fonds souverain transparent et investir l’argent de manière utile pour l'économie helvétique», estime la présidente de la commission de l'économie et des redevances du Conseil national. Alimenté par les gains Les dirigeants de la BNS s’opposent à cette idée et ont maintes fois avancé leurs arguments. Les actifs de la banque centrale sont des réserves monétaires, qui doivent être à sa disposition pour agir, martèlent-ils. La comparaison avec la Norvège ou Singapour n’est pas valable, ont-ils répété. La Norvège dispose de fonds propres issus de la manne pétrolière, alors qu'à Singapour, ce sont des excédents budgétaires qui ont garni au fil des ans le panier. Une proposition de l'économiste en chef d’UBS pour la Suisse pourrait toutefois avoir le vent en poupe au vu des meilleures perspectives pour le couple euro/franc. Daniel Kalt propose de ne pas recourir directement aux réserves de devises de la BNS, mais aux gains générés par les ventes futures des avoirs en devises, selon ses arguments relayés dans la presse alémanique et confirmés à l’ats. Ce modèle, évoqué voici un an déjà, retrouve de son actualité suite au rétablissement économique observé dans la zone euro, rendant du coup de tels gains à venir plus réalistes, selon Daniel Kalt. La banque aux trois clés table en effet sur un euro à 1,15 franc pour la fin de l’année.
La norme comptable internationale qui s’applique aux contrats d’assurance vient d’être publiée. Les assureurs cotés ou émettant de la dette cotée ont jusqu’au 1er janvier 2021 pour revoir leurs processus comptables et leur communication financière.
La nouvelle norme va les contraindre à modifier leurs outils et leurs modèles actuariels, mais également leur architecture informatique. En imposant une interaction plus lourde entre les directions techniques, les directions financières et les directions informatiques, IFRS 17 pose aussi des questions de gouvernance en interne.
Christophe Mianné, un ancien de la Société Générale, rejoint Primonial le 14 juin prochain et sera nommé directeur général délégué à l’issue de la prochaine assemblée générale du groupe. Il prend la tête du pôle asset management financier, Primonial Investment Managers (PIM). Il sera également membre du comité exécutif. Diplômé de l’Ecole Centrale de Paris, Christophe Mianné a fait toute sa carrière à la Société Générale (SG Corporate and Investment Banking). Il était membre du comité de direction du groupe depuis 2001. Il avait quitté la banque fin mars quelques semaines après la promotion de Didier Valet au poste de directeur général délégué de la Société Générale, avait à l'époque rapporté Bloomberg. De 1999 à 2007, Christophe Mianné a dirigé le département dérivés actions puis la direction des marchés jusqu’en 2012. Depuis, il était directeur délégué de la banque de financement et d’Investissement, de la banque privée et de la gestion d’actifs. Il a été l’un des fondateurs de Lyxor dont il était jusque récemment président du conseil de surveillance.L’arrivée de ce professionnel, qui intervient quelques mois après l’entrée au capital de Bridgepoint, est un signe fort des ambitions de Primonial en matière de gestion d’actifs. « Nous avons de grandes ambitions dans le domaine de l’asset management financier aussi bien pour les entités déjà présentes dans le groupe que pour la mise en œuvre de notre stratégie de développement de nouvelles classes d’actifs », commente Stéphane Vidal, président du groupe Primonial.Le pôle Primonial Investment Managers, que Christophe Mianné dirigera, représente 1,9 milliard d’euros, sur un encours total de Primonial de près de 17 milliards d’euros.