Séoul a annoncé hier vouloir mieux encadrer les plates-formes d’échanges de cryptomonnaies, ce qui a intensifié la pression à la baisse sur le bitcoin.
Kansai Mirai Financial Group, un groupe formé de trois banques régionales japonaises, propriété de Sumitomo Financial Group, cherche à réaliser 35 milliards de yens (260 millions d’euros) de gains d’efficacité sur les cinq prochaines années, a annoncé hier son directeur général Tetsuya Kan dans une interview. La plupart des économies proviendront de la suppression de doublons administratifs, à la suite de la fusion entre les trois banques. Il est ainsi prévu que 400 employés administratifs soient transférés dans les services commerciaux.
Lors de la Journée Nationale des Investisseurs 2017, Nadra Moussalem, directeur général Europe chez Colony NorthStar, Deborah Shire, responsable de l’expertise Structured Finance chez Axa Investment Managers, Anne Courrier, directeur partenariats stratégiques et investissements chez Malakoff Médéric, Marie Lemarié, directeur des investissements chez Groupama et Thierry Giami, fondateur de NOVE im, ont débattu de la mutualisation des investissements sur la dette privée et sur l’immobilier et de la façon de structurer et externaliser les risques liés à la détention de participations.
La sénatrice Dominique Estrosi Sassone a publié un rapport d'information, au nom de la commission des affaires économiques, au sujet des investisseurs privés et institutionnels dans le logement locatif. Si des freins persistent aujourd'hui, une réforme fiscale et la révision de Solvabilité 2 pourrait permettre le retour de ces acteurs sur ce marché.
L’Institut des actuaires et l’Association ActuariaCnam ont fait part avec tristesse du décès de Michel Fromenteau, actuaire agrégé, membre de l’Institut des actuaires. Ancien élève de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique, après un parcours de Commissaire Contrôleur des Assurances, d’abord au Ministère des Finances puis auprès de l’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles, il était depuis 2008, Professeur titulaire de la Chaire d’actuariat du Conservatoire National des Arts et Métiers. Vice-Président du Haut-conseil de l’Institut des actuaires depuis octobre 2015, il fût également membre de la Commission scientifique (de 2003 à 2012) et était membre du jury de l’Institut des actuaires ainsi que de la Commission d’agrément de l’Institut. L’Institut des actuaires rend hommage à l’oeuvre accomplie par Michel Fromenteau au service du mouvement actuariel et présente à sa famille ses très sincères condoléances. La cérémonie se déroulera le 27 décembre 2017 dans l’intimité de ses proches. Un livre d’or sera mis à disposition des membres à l’Institut des actuaires pour celles et ceux qui souhaiteraient y laisser un message ; ce livre d’or sera ensuite remis à la famille de Michel Fromenteau.
Dès 2015, Humanis a publié une empreinte carbone de ses portefeuilles et a lancé son programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, au rythme de 2% annuel. Grégory Schneider-Maunoury, responsable ISR du groupe spécialisé dans la protection sociale, se félicite qu’en 2016, la réduction a atteint les 15%. Le groupe a lancé son fonds d’obligations vertes et parle désormais de tonnes de CO2 évitées. L’article 173 a dynamisé la démarche. La mesure de l’empreinte carbone va s’élargir aux obligations d’entreprises et d’Etat en 2018. Selon Grégory Schneider-Maunoury, la gestion ISR ne peut être pérenne que si elle répond clairement à des objectifs réels, telle la transition énergétique.
Vincent Boyer succèdera en janvier 2018 à Talal Al Rifai, en tant que président-directeur général de la Mutuelle fraternelle d’assurances (MFA), société d’assurance mutuelle spécialiste de l’assurance des taxis.
La réforme de l'impôt sur la fortune va réduire les ressources en dons de ces institutions, contraintes de chercher des alternatives. Avec des fonds et des banques, comme Siparex et Meeschaert, elles étudient des solutions de partage des hauts rendements offerts par le capital-investissement.
Ana Harris, directrice des stratégies Actions chez State Street Global Advisors présente la stratégie « Managed Volatility » qui offre une protection en cas de retournement des marchés. Elle explique son intérêt pour les investisseurs institutionnels, ses particularités et le processus d’investissement.
Après une expérience de 20 ans dans le monde du conseil financier en tant que salariée, Laurence Tortosa a fait le pari risqué de se lancer cette année dans la vie entrepreneuriale. En tant qu’associée d’Hexagone Conseil, elle découvre en effet avec plaisir le monde entrepreneurial et, de fait, ses responsabilités vont bien au-delà de l’investissement.
Fraîchement créé, le cabinet Hexagone Conseil s’est donné trois ans pour se développer et installer son activité de façon pérenne. Un pari en passe d’être gagné pour les deux gérantes de la structure, qui accompagnent les investisseurs institutionnels sur des missions ponctuelles récurrentes et envisagent d’embaucher un nouveau collaborateur l’année prochaine.
Le groupe BPCE a annoncé hier la nomination de François Riahi au poste de directeur général en charge des finances, de la stratégie et des affaires juridiques, en remplacement de Marguerite Bérard-Andrieu qui va quitter l'établissement bancaire. La banque mutualiste indique dans un communiqué que François Riahi, qui est actuellement coresponsable de la banque de financement et d’investissement (BFI) de sa filiale Natixis, prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier. Compte tenu de la nomination de François Riahi, Marc Vincent devient l’unique responsable de la BFI de Natixis, dont les deux hommes partageaient la responsabilité depuis février 2016, à partir du 2 janvier. «Marguerite Bérard-Andrieu (...) a souhaité poursuivre une nouvelle opportunité professionnelle à l’extérieur du groupe à compter de janvier prochain», fait savoir BPCE.
Le gestionnaire d’actifs américain BNY Mellon Investment Management a annoncé, hier, le lancement récent du fonds Dreyfus Global Multi-Asset Income, qui a commencé à offrir ses parts le 30 novembre 2017. Ce nouveau fonds utilise une stratégie mondiale multiclasses d’actifs gérée activement qui se concentre sur la génération de revenus. La société Dreyfus, filiale de BNY Mellon, opère en qualité de conseiller en investissement pour le fonds tandis que Newton Investment Management (North America), également affiliée à BNY Mellon, intervient en tant que sous-conseiller en investissement. Le nouveau véhicule est géré par Paul Flood et Bhavin Shah. Paul Flood, gérant principal du fonds, est gérant de portefeuille au sein de l’équipe en charge des stratégies « multi-asset income » et « multi-asset diversified return ». Il a rejoint Newton en 2006. Pour sa part, Bhavin Shah, qui a rejoint Newton en juin 2011, est gestionnaire d’investissement au sein de l’équipe « multi-asset » de Newton.Dans le cadre de la gestion du fonds, Newton assure l’allocation des investissements du fonds à travers différentes classes d’actifs afin de construire un portefeuille diversifié dédié à la génération de revenus. La société cherche également à conserver le potentiel d’appréciation du capital à long terme, tout en gérant le profil de risques du portefeuille, indique BNY Mellon dans un communiqué. Newton investit dans une large palette d’actifs, à savoir les actions ou des titres assimilés aux actions, des dettes ou instruments assimilés à de la dette et, dans une moindre mesure, dans l’immobilier, les matières premières et les infrastructures dans les marchés développés et émergents.
Le cours du bitcoin a brièvement chuté ce matin sous les 13.000 dollars avant de se reprendre légèrement. En milieu de journée, selon Coinmarketcap, la cryptomonnaie chutait encore de 17,78% à 13.841 dollars. Elle a perdu un quart de sa valeur en une semaine.
La plate-forme de financement des TPE et PME par les particuliers de KissKissBankBank tombée dans le giron de La Banque Postale, continue de diversifier son offre. Echaudée par les défauts de ses premiers emprunteurs, elle a décidé d'offrir moins de projets cette année.
L’appellation « régime social des indépendants » disparaîtra au 1er janvier 2018, mais l’intégration du RSI au régime général de Sécurité sociale se déroulera durant une période transitoire de deux ans. Une période sur laquelle des détails ont été récemment apportés, notamment quant aux organismes conventionnés. RSI : le grand flou... avant le grand saut Plus que quelques jours avant la disparition, au moins juridique, du régime social des indépendants. L’appellation sera supprimée au 1er janvier 2018 et la protection sociale des travailleurs indépendants dépendra désormais du régime général de Sécurité sociale. Cette transition, toutefois, se fera au fil des deux prochaines années pour les 6,5 millions de personnes concernées, dont 2,8 millions de chefs d’entreprises actifs et 2 millions de retraités commerçants, artisans, professions libérales, micro-entrepreneurs et leurs familles. « C’est la fin d’une histoire, mais c’est aussi une évolution inéluctable », a ainsi admis le directeur général du RSI Stéphane Seiller, dans un récent point presse commun avec l’Assurance maladie, l’assurance retraite et l’Acoss. « 90% des indépendants avaient du mal à comprendre le fonctionnement de la protection sociale des indépendants », a-t-il ajouté, se basant sur les résultats d’une étude interne menée en 2016 auprès d’environ 2 000 cotisants actifs au RSI. Mais la fin très prochaine du RSI, outre le possible ralentissement de ce processus suite au PLFSS 2018, ne doit toutefois pas constituer un « big bang », pour reprendre l’expression de Dominique Giorgi, pilote de cette période transitoire à la tête d’une mission Igas/IGF sur le sujet. « La date du 1er janvier 2018 est importante mais elle n’a pas vocation à bouleverser la vie des assurés », a-t-il résumé. Cette réintégration s’oriente autour de trois objectifs majeurs : amélioration de la qualité de service, simplification des démarches des assurés et rappel de la spécificité de la protection sociale des indépendants. La seconde priorité, souligne par ailleurs Dominique Giorgi, est liée aux évolutions du monde professionnel actuel : « Les carrières ne sont aujourd’hui plus linéaires entre salariat, indépendance, entrepreneuriat… avec de lourdes conséquences en termes administratifs ». Un point qui touche notamment la retraite : « Plus de 95% des nouveaux retraités ont à la fois été salariés et indépendants », rappelle François Brousse (Cnav). En pratique, rien n’est censé changer pour les assurés au 1er janvier 2018. Les règles de calcul des cotisations et de versement des prestations et remboursements restent inchangées auprès de leurs organismes habituels, la seule exception concernant les libéraux versant les cotisations maladies à l’Urssaf plutôt qu’à leur organisme conventionné. « Par ailleurs, tous les travailleurs indépendants bénéficieront d’une baisse de cotisation famille de 2,15 points qui neutralisera l’impact de la hausse de la CSG », notent en commun les instances, ajoutant que 75% des indépendants devraient bénéficier d’un gain de pouvoir d’achat « via le renforcement de l’exonération des cotisations d’assurance maladie/maternité jusqu’à 43 000 euros ». Ils pourront, au 2 janvier 2018, accéder à l’ensemble de leurs informations sur secu-independants.fr. Sur le recouvrement, souligne Éric le Bort (ACOSS), « une ligne téléphonique spécifique sera mise en place » même si, comme il l’ajoute, « cela ne constitue pas exactement une nouveauté » , ce type de dispositif ayant par exemple été mis en place pour les particuliers employeurs. Cette refonte s’accompagnera également d’une modification du système de délais de paiement « pour mieux tenir compte des fluctuations de revenus », via une expérimentation mise en place jusqu’au 30 juin 2019 « pour éviter un nouvel effet Isu ». Sur la maladie, l’avenir des organismes conventionnés sera bien écrit en pointillés sur les deux prochaines années, avant que la Cnam ne devienne l’interlocuteur unique des assurés. Comme le souligne Aurélie Combas-Richard (Cnam), « tous les nouveaux travailleurs indépendants basculeront directement au régime général à compter du 1er janvier 2019 », une bascule qui sera conclue fin 2019. Les organismes conventionnés, la Ram (Apria RSA) d’un côté et une petite vingtaine de mutuelles de l’autre, chacun couvrant un peu plus de deux millions d’indépendants, verront comme prévu leurs conventions de délégation conclues au 31 décembre 2019. Mais leurs personnels devraient, sur le papier, être repris au sein du nouveau système : un courrier commun d’Agnès Buzyn et Gérald Darmanin à la FFA et la FNMF avait déjà tâché de rassurer les principaux intéressés. « Tous les personnels travaillant sur le régime obligatoire seront repris, sans mobilité géographique forcée », affirme ainsi Aurélie Combas-Richard. Un plan qui, selon elle, a permis de rassurer les craintes, notamment, des mutualistes. Côté RSI, la reprise des personnels devrait se faire de manière équivalente, en réponse aux craintes suscitées par sa suppression ces derniers mois. Les administrateurs actuels du RSI iront, de leur côté, au bout de leur mandat, qui se conclut le 31 décembre 2018 : la nouvelle gouvernance de la sécurité sociale des indépendants sera pilotée par le CPSTI (Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants), instauré par le PLFSS 2018 dans son article 15. Un conseil de la surveillance de la réforme sera, dans le même cadre législatif, établi au début de l’année 2018.
Willis Towers Watson Securities, la branche banque d’investissement de Willis Towers Watson, cabinet leader de conseil, de courtage et de solutions logicielles dans le monde, a annoncé la structuration et le placement de titres assurantiels (Insurance-linked securities ou ILS) à hauteur de 90 millions d’euros pour le compte de Covéa, premier groupe d’assurance IARD mutualiste français. L’opération a été réalisée en collaboration avec Willis Re, le courtier en réassurance de Willis Towers Watson. Hexagon Reinsurance DAC (« Hexagon »), qui a finalisé l’émission des titres le 15 décembre, fournit à Covéa une protection entièrement garantie de quatre ans contre le risque de tempête en France, au moyen d’une émission obligataire de deux tranches de 45 millions euros. La couverture est offerte sous forme « aggregate », ce qui signifie que la garantie se déclenche lorsque le coût annuel cumulé des sinistres atteint un seuil déterminé. Ses conditions sont semblables à celles d’un contrat de réassurance classique pour une meilleure intégration dans le programme de réassurance des risques liés aux catastrophes naturelles du groupe. « Nous sommes fiers d’avoir accompagné Covéa dans sa toute première transaction impliquant des cat bonds. L’opération a suscité l’enthousiasme des investisseurs. Hexagon permet ainsi à Covéa de diversifier ses sources d’accès au marché de la réassurance, à un tarif compétitif. Il s’agit d’une transaction unique ; c’est en effet la première fois qu’un cat bond européen vient renforcer la capacité de gestion des risques d’un programme de réassurance traditionnel, et la première fois qu’une émission européenne prévoyant un mécanisme d’activation indemnitaire (seuil de déclenchement reposant sur les pertes subies) est réalisée sous forme aggregate », a déclaré Bill Dubinsky, directeur général ILS chez Willis Towers Watson Securities. Alkis Tsimaratos, directeur général de Willis Re pour la région EMEA Sud et Ouest, confirme : « Nous sommes ravis des nombreuses retombées positives de cette opération. En plus de fournir à Covéa une nouvelle source de capital à l’appui de sa stratégie de réassurance, Hegaxon s’engage à ses côtés sur plusieurs années à des conditions avantageuses. Une stabilité bienvenue dans un marché de la réassurance traditionnelle difficile, marqué par les incertitudes tarifaires lors du renouvellement 2018. Cette transaction démontre également que les seuils de réassurance habituellement associés aux montages traditionnels en Europe intéressent aussi les investisseurs en obligations catastrophe. En combinant leur expertise pour prodiguer de précieux conseils à leur client sur la conception et l’exécution de sa stratégie de transfert de risques, Willis Re et Willis Towers Watson Securities ont fait une fois de plus la différence ».
Bercy veut une assurance vie finançant plus les entreprises. Le rapport commandé par Bruno Le Maire sur le financement des entreprises envisage de véritables remises en cause concernant le placement phare des Français
CNP Assurances et UniCredit viennent de procéder au renouvellement de leur partenariat dans le domaine de l’assurance de personnes en Italie, au travers de la société CNP UniCredit Vita détenue à 57,5 % par CNP Assurances, 38,8 % par UniCredit et 3,7 % par Cardif. Conclu pour 7 ans à compter du 1er janvier 2018 (soit jusqu’au 31 décembre 2024), ce partenariat se matérialise par un pacte d’actionnaires signé entre CNP Assurances, UniCredit et Cardif, et par un accord de distribution entre CNP UniCredit Vita et UniCredit. Doté de nouvelles ambitions, ce dernier conforte la présence du groupe CNP Assurances en Italie et prévoit la création d’une structure d’animation commerciale dédiée au sein de la filiale commune pour développer la commercialisation de contrats d’épargne en unités de compte, de prévoyance individuelle et d’assurance emprunteur, en ligne avec la stratégie de réorientation du mix-produits de CNP Assurances. Son périmètre géographique reste inchangé : il couvre le centre et le sud de l’Italie, la Sardaigne et la Sicile, soit 1 365 agences et points de vente UniCredit. « Consolidant nos liens avec une banque européenne de premier plan comme UniCredit, ce nouvel accord conforte le positionnement de CNP Assurances en Europe. Il affiche de fortes ambitions en matière de réorientation du mix-produit avec la création d’une structure d’animation commerciale dédiée au sein de notre filiale commune. L’effort qui sera fait sur la commercialisation de produits faiblement consommateurs de capital permettra de créer de la valeur pour l’ensemble des parties » indique Frédéric Lavenir, directeur général de CNP Assurances. « Je suis certain que le renouvellement de notre partenariat avec CNP Assurances, associé aux nouvelles initiatives en faveur de CNP UniCredit Vita et l’accent mis par le réseau UniCredit sur les produits de bancassurance, va accélérer le développement de la bancassurance en Italie et permettre d’atteindre les objectifs du plan Transform 2019 » a déclaré Jean-Pierre Mustier, directeur général d’UniCredit.
L’agence a annoncé ce matin sa décision de relever la note qu’elle accorde à la qualité de la dette du pays libellée en devises étrangères d’un cran, à un niveau BBB qui se situe désormais deux crans au-dessus de la catégorie spéculative. «La politique monétaire a été suffisamment disciplinée pour limiter l’ampleur de la volatilité des sorties de capitaux en période difficiles. Les mesures macro-prudentielles ont permis d’inverser la forte hausse de la dette externe des sociétés, alors que la hausse de la profondeur du marché a coïncidé avec une amélioration de sa stabilité. L’accent mis sur la stabilité financière est également visible dans les prévisions budgétaires crédibles de ces dernières années», a ainsi expliqué Fitch.
Le Koweït a ordonné hier l’ouverture d’une enquête au sujet d’un contrat d’un milliard d’euros attribué à l’avionneur européen Airbus portant sur la fourniture à son armée de l’air de 30 hélicoptères militaires Caracal. Cette annonce intervient alors que le constructeur aéronautique est déjà confronté à plusieurs enquêtes relatives à certains contrats, une situation qui a plongé le groupe dans l’une des plus graves crises de gouvernance de son histoire.
Mathieu Sébastien et Damien Renaudeau sont nommés partners au cabinet de conseil en stratégie Oliver Wyman au sein de la practice Services Financiers, avec une spécialisation dans le secteur de l’assurance. Mathieu Sébastien, 44 ans, a rejoint Oliver Wyman en tant que partner. Il cumule plus de 18 ans d’expérience, dont 16 chez Roland Berger Strategy Consultants, dans le conseil en stratégie à destination de grandes institutions financières. Son expérience sectorielle couvre essentiellement l’accompagnement de grands clients du secteur de l’Assurance sur des sujets majeurs d’élaboration de plans stratégiques, de définition de stratégies de développement et de partenariats, de transformation organisationnelle et digitale et d’amélioration de la performance opérationnelle. Auparavant, Mathieu a travaillé chez Roland Berger depuis 2001 où il a été promu, fin 2011, Partner du secteur de l’Assurance. Mathieu Sébastien a débuté sa carrière dans le conseil en 1998 chez Mitchell Madison Group, dans l’activité de gestion des risques dans les services financiers. Mathieu Sébastien est diplômé de HEC (1996). Damien Renaudeau, 34 ans, est promu partner. Il a rejoint Oliver Wyman dès 2007 et cumule plus de 10 ans d’expérience dans le conseil en stratégie à destination de grands groupes assurantiels. Spécialisé dans le secteur de l’Assurance, Damien a accompagné des institutions financières et bancassureurs de premier plan, en Europe et au Moyen-Orient, sur des problématiques majeures de définition de plan stratégique, de revue de positionnement et de business models, et de transformation des organisations. Damien est notamment intervenu sur de vastes projets de transformation digitale de grands acteurs du secteur, sur des opérations de fusion et de définition de modèle opérationnel cible, et des projets d’expansion à l’international. Damien est diplômé de l’ESCP Europe (2007).
Faut-il créer un bancassureur public en rapprochant La Poste et la CNP ? Désormais investi à la direction générale de la Caisse des Dépôts - actionnaire des deux groupes - Eric Lombard s’est dit ouvert sur la question, ayant à l’esprit l’alignement de tous les intérêts publics. Interrogé mardi, à l’occasion du premier conseil d’administration de La Poste auquel il prenait part, il a indiqué, selon des sources internes, qu’il étudierait la question selon trois priorités, « préserver les intérêts patrimoniaux de la CDC, ceux des entreprises concernées et l’intérêt public ». Autrement dit, si Philippe Wahl, le patron du groupe postal, a convaincu les pouvoirs publics de rouvrir ce dossier pour permettre à La Poste d’accélérer sa diversification et de compenser la chute du courrier, la survie de La Poste ne sera pas le seul déterminant dans la recomposition de l’actionnariat de CNP Assurances. De fait, toutes les conditions sont réunies pour que les relations entre La Poste et CNP évoluent. Le modèle de CNP, qui consiste à fabriquer des produits d’assurance sans les distribuer, a récemment été fragilisé par la perte de partenariats clefs. De son côté, La Poste vient de réduire ses objectifs financiers et doit accélérer sa diversification autour de son principal moteur de résultats, La Banque Postale. Enfin, BPCE, également actionnaire de CNP (à 18 %), a renégocié ses accords commerciaux et classe désormais sa participation à son capital dans son pôle « hors métiers », aux côtés de Coface. Sa participation dans CNP n’est donc plus stratégique. Reste que pour la CDC, pivot dans ce dossier, l’intérêt d’un tel rapprochement n’a rien d'évident : CNP est l’une de ses filiales qui lui reverse le plus de résultat. Loin devant La Poste, dont la CDC détient 26,32 % depuis sa recapitalisation en 2010 . Pour la convaincre de s’engager dans un rapprochement entre l’assureur et le groupe postal, il lui faudra un projet stratégique créateur de valeur : « Il est très peu probable que la CDC accepte de perdre le contrôle de CNP pour être minoritaire dans La Poste, la CDC ne pourra s’engager dans ce projet qu'à l’appui de bouleversements stratégiques profonds », estime un connaisseur du dossier. D’autant que le coût de l’opération est majeur et que la CDC pourrait être mobilisée : « Au bas mot, il faudrait 5 milliards d’euros pour racheter les titres de BPCE et le flottant, alors que les actifs immobiliers que La Poste peut apporter sont peu liquides », estime encore cette source. Le schéma soumis pour examen à l’exécutif consisterait en effet à assurer une prise de contrôle de CNP par La Poste qui, dans un premier temps, prendrait le contrôle de son entreprise commune avec BPCE. Si la CDC sera vigilante sur les contreparties, l’exécutif se dit à ce stade ouvert. « Selon les options retenues, une montée de la Caisse des Dépôts au capital de La Poste pourra être envisagée ou elle conservera son taux de détention actuel », indique-on au sein des pouvoirs publics. Une chose est sûre, les parties prenantes seront contraintes de rapprocher leurs vues pour faire bouger les lignes : la CDC, La Poste, BPCE et l’Etat sont liés par un pacte d’actionnaire jusqu'à fin 2019 qui empêche tout mouvement au capital de CNP sans accord des différentes parties. L’exécutif se donne le temps de trouver un terrain d’entente. « L’idée est d’arrêter un schéma directeur d’ici à l'été 2018. Le closing de l’opération prendra lui plus de temps », confirme-t-on au sein de l’Etat. La rencontre prévue entre Philippe Wahl et Emmanuel Macron ce jeudi matin tombe à point nommé.
Les récentes envolées du Bitcoin laissent la Commission européenne sceptique. «Les monnaies virtuelles comme le Bitcoin ne sont pas vraiment des monnaies», a déclaré mercredi matin Valdis Dombrovskis, son vice-président chargé des services financiers, en pointant les divers risques liés à son emploi – problèmes techniques de cybersécurité, volatilité accrue et perte possible des sommes investies, ou manipulation du marché. «N’oublions pas qu’il n’est garanti par aucun Etat ou émetteur: sa valeur est seulement déterminée par l’offre et la demande, et peut donc s'écrouler à n’importe quel moment», a-t-il insisté.
Le groupe public a récemment étendu son engagement de réduction de 20 % de l’empreinte carbone aux portefeuilles d’obligations d’entreprises sur la période 2014-2020. En 2015, la Caisse des Dépôts s'était fixée comme objectif de réduire l’empreinte carbone de ses portefeuilles actions gérés en direct (CDC, Bpifrance et CNP Assurances, soit 55 milliards d’euros) de 20 %. L’objectif a été largement atteint puisqu’elle a baissé de 27 % entre 2014 et 2016. Le groupe veut désormais aller plus loin et étend son engagement de réduction de 20 % de l’empreinte carbone aux portefeuilles d’obligations d’entreprises sur la période 2014-2020. Une mobilisation au niveau du groupe « L’ensemble des ressources internes sont mobilisées. Par exemple, certains gestionnaires d’actifs ont une partie de leur rémunération indexée à la réduction de l’empreinte carbone », explique Nicolas Blanc, directeur adjoint du département de la stratégie de la Caisse des Dépôts. « Le financement de Novethic et de I4CE (Institute for Climate Economics) nous permet à la fois de progresser en interne et de faire avancer la place sur ces questions » En termes de reporting 173, « il s’agit essentiellement d’un travail d’adaptation des indicateurs que nous avions déjà développés », relève Héléna Charrier, directrice de projets investissement responsable à la Caisse des Dépôts. « Nous devons encore réussir à restituer le positionnement de nos portefeuilles par rapport à un scénario 2 degrés ou aux risques physiques liés au changement climatique. » Outre la décarbonation des portefeuilles, le groupe continue de financer des projets allant dans le sens de la transition écologique (plus de 15 milliards d’euros de financement entre 2014 et 2017) et exclut de ses investissements les entreprises pour lesquelles le charbon thermique représente plus de 20 % du chiffre d’affaires. Par ailleurs, la collecte du livret de développement durable et solidaire (LDDS) servira désormais à financer des projets ayant un impact climatique favorable.
Dans le cadre de sa participation aux Couronnes Instit Invest 2017, Bertrand Jounin, directeur de la gestion d'actifs d'Apicil nous détaille la politique d'investissement local de l'institution. Cette dernière a par ailleurs récemment fait évoluer sa gouvernance pour se conformer à Solvabilité 2, mais aussi avoir un suivi de risques plus fin.