Selon Ray Uy, directeur de la recherche macroéconomique et de la gestion des devises chez Invesco, l'intérêt des institutions pour l'investissement factoriel est particulièrement marqué chez les assureurs et les fonds souverains, notamment en raison du poids de la réglementation sur la flexibilité et le coût des investissements. Bien que cette tendance ne semble pas prête de s'arrêter, il recommande toutefois de porter une attention particulière aux expositions factorielles obligataires. Ray Uy a participé le 30 novembre à la Journée Nationale des Investisseurs.
La perte de vitesse de la Grande-Bretagne dans le private equity européen se confirme. Selon le dernier baromètre mondial de Coller Capital publié ce lundi, près de la moitié des 110 grands pourvoyeurs de capitaux dans les fonds du non coté (44 %) jugent le premier marché du non coté de la zone beaucoup moins attractif. A l’inverse, la France est le pays où ces « LP’s » comme le secteur les appelle (pour « Limited partners ») sont les plus nombreux à vouloir investir dans des opérations de LBO (acquisition financée par la dette). L’Allemagne et l’Italie n’arrivent qu’en troisième et quatrième positions. « Attractivité accrue » « Le capital-investissement suscite en Europe un engouement indéniable. L’Europe continentale - et la France en tête - voit son attractivité accrue », commente François Aguerre, associé de Coller. Plus largement, le capital-risque européen tire aussi son épingle du jeu auprès des grands investisseurs. Pour les trois quarts de ces grands pourvoyeurs de capitaux en Europe et en Asie, il est devenu une classe d’actifs « attractive voire très attractive » dans les cinq ans à venir. C’est également vrai des investisseurs américains. Ils sont 57 % à voir la tech européenne comme une cible prochaine d’investissements. Les investisseurs prêts à souscrire des fonds moins performants Ce regain d’attractivité français et européen intervient alors que le private equity entame un virage stratégique. Les grands LP’s (40 %) accroissent leur exposition au non coté par rapport aux autres classes d’actifs comme les actions, les obligations, ou l’immobilier. Ils ont pour la première fois l’intention d’augmenter le nombre de leurs relations avec les fonds. « L’accès aux grands gérants de référence est devenu difficile, beaucoup de fonds sont sursouscrits. Aujourd’hui le marché a changé de paradigme, ils sont prêts à souscrire des fonds moins performants », explique François Aguerre. Rendement : les attentes baissent Dans l’ensemble, les quatre cinquièmes prévoient, à moyen terme, des rendements annuels nets supérieurs à 11 %. Et ils sont 60 % à s’attendre à des rendements moins élevés encore dans les cinq à dix ans. « Leurs attentes de rendement baissent dans un contexte où le private equity continue à surperformer largement les autres classes d’actifs (actions, immobilier, etc.) », nuance François Aguerre. Ces dernières générant autour de 6 % de taux de retour annuel, les grands fonds de retraite notamment sont prêts à se satisfaire d’environ 300 points de base de plus. Mais ce n’est pas forcément le cas des family office ou des assureurs. Si les investisseurs sont en apparence moins exigeants, cela ne les empêche pas, à 89 %, de juger que trop de mauvais gérants de private equity sont trop financés. Ce qui les pousse à les concurrencer soit frontalement, soit de co-investir avec eux pour économiser les frais de gestion. La part de ces grands investisseurs qui déploient des capitaux en direct face aux fonds - un sur trois - atteint son pic depuis 2006 et le nombre de programmes de co-investissement a doublé ces dix dernières années. En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/finance-marches/ma/030964602112-la-france-devie…
Le gestionnaire d’actifs américain BNY Mellon Investment Management (BNY Mellon IM) a annoncé, ce jeudi 30 novembre, le lancement du fonds BNY Mellon Insight Broad Opportunities, un véhicule diversifié qui investit dans une large gamme de classes d’actifs en utilisant plusieurs stratégies d’investissement. « Le fonds dispose d’une allocation d’actifs dynamique afin de limiter la volatilité sur un cycle de marché, soit une durée de cinq ans généralement, commente Joseph Moran, responsable de la distribution chez Dreyfus, l’une des filiales de BNY Mellon IM. Ce nouveau fonds est une alternative unique aux actions et il renforce notre gamme existante de stratégies alternatives. »Dreyfus intervient en qualité de gestionnaire des investissements du fonds. En outre, Pareto Investment Management, affiliée à Insight intervient en qualité de conseiller. Par ailleurs, Matthew Merritt, Steve Waddington et Michael Ford, tous trois collaborateurs d’Insight, seront les principaux gérants du fonds. Ils investiront dans une large palette d’actifs, à savoir les actions, les obligations, les devises, l’immobilier, les infrastructures cotées et les matières premières, à la fois dans les pays développés et les marchés émergents. Leur objectif est de dégager un rendement annuel de 4,5% au dessus du Libor 1 mois sur une période de cinq ans. Pour y parvenir, « les gérants de portefeuille sélectionnent des stratégies d’investissement et des classes d’actifs à partir de leur vision des grands thèmes macroéconomiques », précise le groupe américain.
L’arrivée des premiers flocons de neige n’a pas refroidi les ardeurs des gestionnaires d’actifs. De fait, la semaine écoulée a encore livré son lot de partenariats et de rapprochements entre acteurs de premier plan. Après 15 jours d’attente à la suite de nombreuses indiscrétions de presse, La Financière de l’Echiquier et le groupe Primonial ont ainsi officialisé leur union, ce 1er décembre, afin de donner naissance à « un leader français européen de l’asset management ». La Financière de l’Echiquier va ainsi reprendre les activités de gestion d’actifs financiers de Primonial, AltaRocca Asset Management et Stamina Asset Management. En parallèle, Primonial va prendre une participation de 40 % au capital de La Financière de l’Echiquier. Une prise de participation qui pourrait progressivement prendre plus d’ampleur dans les années à venir.De même, la société d’investissement Eurazeo a acquis une participation de 30% au capital de l’américain Rhône, une firme de capital-investissement qui gère plus de 5 milliards d’euros d’actifs. Une opération qui intervient alors qu’Eurazeo a décidé de tourner une page importante de son histoire. Dirigeant historique de la société depuis sa création en 2001, Patrick Sayer a en effet décidé de céder les rênes d’Eurazeo à Virginie Morgon, membre du directoire depuis 10 ans et directeur général depuis 2014.Dans un tout autre registre, Hexagone Finance, le spécialiste de la sélection de fonds, a noué un partenariat de distribution avec la société de gestion britannique Sequoia, spécialisée dans la dette infrastructure. Hexagone Finance va ainsi pouvoir distribuer en France le fonds Sequoia Infrastructure Debt, un véhicule AIF luxembourgeois.Autant d’opérations qui confirment la vitalité et la bonne santé du secteur français de la gestion d’actifs. De fait, selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), les sociétés de gestion françaises sont globalement bien capitalisées. Ainsi, selon des chiffres à fin 2016, la proportion des sociétés de gestion de portefeuille en insuffisance de fonds se révèle stable sur les trois derniers exercices, évoluant entre 4,1% et 4,8% seulement.Beaucoup plus de loin de chez nous, le géant américain BlackRock a continué ses emplettes en s’emparant des activités de gestion d’actifs du groupe Mexicain Citibanamex. Une belle prise qui permet à BlackRock de doubler les encours de son activité au Mexique pour les porter à 62 milliards de dollars.En France de nouveau, la recomposition du secteur de l’assurance a franchi une nouvelle étape avec une opération d’envergure. AG2R La Mondiale et la Matmut sont en effet entrés en négociation exclusive « pour étudier l’opportunité d’un projet de rapprochement ». L’opération pourrait également avoir des incidences pour la gestion d’actifs. La Matmut est en effet actionnaire à 25,8% du groupe OFI Asset Management, dont les encours s’élèvent à 68 milliards d’euros, tandis qu’AG2R La Mondiale Gestion d’actifs pèse à elle seule près de 26 milliards d’euros d’actifs sous gestion.La semaine écoulée a également été marquée par une forte actualité sur le terrain de la responsabilité sociale et environnementale. Le groupe BNP Paribas a ainsi décidé de cesser ses activités d’investissements et de financements relatives au secteur du tabac. Pour sa part, le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) a publié son premier rapport consolidé sur l’impact environnemental de son portefeuille. Enfin, le fonds de pension californien CalPERS a accentué ses investissements dans les énergies renouvelables en prenant une participation de 80% dans une société spécialisée dans les fermes éoliennes.Enfin, après plus d’un mois d’attente, Fidelity a détaillé les contours de son nouveau modèle de tarification pour ses fonds, baptisé « frais de gestion variables » et applicable à compter du 1er mars 2018. Reste à savoir si cette nouvelle politique commerciale sera suivie par le reste du secteur de la gestion d’actifs.
A la tête des gestion d’actifs de BNP Paribas Cardif, qui gère 226 milliards d’euros d’encours, Olivier Héreil revient sur la politique d’investissement de la filiale d’assurances du groupe BNP Paribas. Principalement investie sur les actifs obligataires, la société se diversifie de plus en plus vers les dettes non cotées, le private equity et les infrastructures. Elle accentue également son engagement ISR, initié en 2008, en visant un doublement de ses investissements verts à horizon 2020. Quel est le montant des actifs gérés par BNP Paribas Cardif ? A fin décembre 2016, nous gérions un total de 226 milliards d’euros d’actifs. Nos encours dans le fonds général d’assurance-vie en France représentent 107,9 milliards d’euros. Le solde relève des activités de protection et prévoyance ainsi que des unités de compte. Comment se répartissent vos 107,9 milliards d’euros d’encours par classes d’actifs ? Les actifs de nature obligataire, entendus au sens large, représentent aujourd’hui 80% de notre allocation. Les actions et équivalents actions, dans lesquels nous intégrons le private equity, pèsent 10,5%. Nous disposons également d’un patrimoine immobilier assez significatif, représentant 7,5% de nos encours. Enfin, nous avons 1,5% de nos encours investis dans la gestion alternative au sens large et 0,5% en placements à court terme. Comment a évolué cette allocation dans le temps ? Au cours des trois dernières années, nous avons renforcé progressivement notre poche immobilière tandis que les autres classes d’actifs sont restées plutôt stables. Sur un horizon de temps plus long, nous avons diminué nos investissements en actions. Pour sa part, la poche obligataire est demeurée assez stable dans le temps. En revanche, les évolutions sont plus significatives dans ce que nous appelons les poches de diversification tant sur les obligations que sur les actions. La poche de diversification obligataire est composée de high yield, de dette émergente et de dette non cotée. La poche de diversification actions comprend, quant à elle, le private equity et les infrastructures. Ces poches de diversification ont toutes évolué à la hausse sur quasiment chacune des classes d’actifs. Sur l’obligataire, le high yield représente aujourd’hui 1,6%, en légère augmentation, tandis que la dette émergente a légèrement diminué pour représenter 1%. Enfin, la dette non cotée a progressé assez significativement pour peser aujourd’hui 2%. Sur la poche actions, le private equity et les infrastructures représentent 3% et les actifs alternatifs pèsent 1,5% de nos encours. Comment est organisée votre direction des investissements et des gestions d’actifs ? Nous avons été guidés par un principe général : disposer en interne des expertises de gestion aptes à intervenir sur toutes les classes d’actifs coeur, à savoir les actions zone euro, les obligations et l’immobilier. Nous avons ainsi des équipes de gestionnaires ayant une expertise forte par classes d’actifs : taux/devises, actions, immobilier, alternatifs. En plus de cette responsabilité dans la gestion de portefeuilles, nous avons mis en place des responsabilités transversales par sociétés d’assurance. Cette équipe de gestionnaire travaille en étroite collaboration avec une équipe de R&D constituée d’ingénieurs financiers et quantitatifs, d'économistes, ainsi qu’une cellule dédiée aux unités de compte. Nous disposons aussi d’une équipe d’analyse des portefeuilles afin de fournir aux gestionnaires une vision quotidienne de leur portefeuille. Enfin, nous avons une équipe support pour le suivi technique des portefeuilles, une trésorerie et un middle-office. L'équipe de front-office compte au total 60 personnes. Pour les autres classes d’actifs, nous faisons appel à la société de gestion du groupe BNP Paribas et à des sociétés de gestion externes pour nous aider à gérer des actifs comme le high yield, la dette émergente, la dette non cotée, mais aussi les actions japonaises et émergentes et les infrastructures. Quelle place occupe justement cette gestion déléguée ? Nous travaillons avec le gestionnaire du groupe et avec d’autres spécialistes externes. 20 à 25 partenaires sont positionnés, comme je viens de le dire, sur des actifs de diversification. Nous avons fait le choix de développer une équipe en interne lorsque les classes d’actifs sont durablement installées dans notre portefeuille. Mais quand il est nécessaire d’avoir des expertises spécifiques ou un dispositif géographique complexe, comme c’est le cas pour les marchés émergents, nous choisissons de travailler avec un gestionnaire d’actifs externe. Cette gestion déléguée représente aujourd’hui environ 20% de notre allocation. Nous y avons aussi recours dans l’immobilier, où des prestataires externes interviennent sur 35% à 40% de notre patrimoine, surtout quand il faut intervenir sur des actifs dans des géographies non européennes ou spécifiques comme les hôtels, les maisons de santé ou la dette immobilière. Vous avez souvent évoqué la dette non cotée. Pourquoi cette orientation ? Ces investissements s’inscrivent d’abord dans une logique de diversification. Investir dans la dette non cotée nous ouvre en effet l’accès à une nouvelle catégorie d'émetteurs. Par ailleurs, en termes de valorisation relative, nous constatons qu’il y a plus de valeur sur la dette non cotée que sur du high yield, même si la dette non cotée est plus illiquide. Mais au regard de la taille de nos encours, nous pouvons réserver une poche de nos actifs à des investissements illiquides. Il s’agit malgré tout d’actifs relativement courts, la duration moyenne étant de 3 à 5 ans. La dette non cotée offre une rémunération plus attractive par rapport au marché obligataire traditionnel. Dans le même registre, intervenez-vous en direct sur la dette privée non cotée ? A ce stade, nous n’avons pas fait ce choix. Et je ne pense pas que nous développerons cette capacité. En revanche, nous regardons davantage la possibilité de co-investissements en private equity et en infrastructures car un marché se développe sur ces segments. C’est un sujet qui fait clairement partie de nos réflexions pour l’avenir. S’agissant justement des actifs dits alternatifs, pouvez-vous revenir sur votre stratégie d’allocation ? A l’instar de la dette non cotée, le principal enjeu est celui de la diversification dans un contexte de taux d’intérêt durablement bas. Cette diversification est aussi un levier de réduction des risques et, comme tel, est reconnue par la réglementation Solvabilité 2 du fait de l’utilisation d’une matrice de corrélation entre actifs dans la formule standard. Par ailleurs, ce sont des classes d’actifs qui offrent des profils rendements / risques attractifs, même si les variations peuvent être importantes selon les classes d’actifs. Investir dans le private equity nous permet d’accompagner dans la durée une entreprise dans son développement et sa transformation. Nous nous inscrivons alors dans une thématique de long terme, avec des investissements d’une durée de 10 ans environ. Dans les infrastructures, nous jouons aussi la carte du temps long, avec des horizons d’investissement de 15 ans. De telles infrastructures correspondent bien à la duration longue de nos passifs d’assurance finalement. En outre, ces investissements affichent des profils de risque plus modérés par rapport au private equity et des rémunérations attractives au regard des rendements des actifs coeur. Ce sont toutefois des actifs illiquides. Il faut donc accepter de rester investis sur une longue période. Mais la duration de nos passifs nous permet de le faire. Ces classes d’actifs ont-elles vocation à se développer davantage dans votre portefeuille ? Vu les niveaux des taux d’intérêt et les conséquences de la crise financière, nous voyons de plus en plus se développer des produits alternatifs bien adaptés aux contraintes réglementaires des investisseurs institutionnels. Ce n'était pas le cas il y a encore 10 ou 15 ans. L’offre a donc pu se développer sur le marché alors qu’il y avait une demande structurelle assez forte. Tendanciellement, nous pouvons en effet développer davantage ces classes d’actifs. Mais ces investissements resteront des actifs de diversification. Ils n’ont pas vocation bien entendu à se substituer aux actifs coeur. A l’heure actuelle, sur la dette non cotée et sur le private equity, les niveaux de valorisation sont assez élevés et il faut donc être sélectifs. Sur les infrastructures, les gisements sont encore importants et beaucoup de choses restent à faire. Nous continuerons à faire progresser nos investissements en infrastructures. Regardez-vous la gestion indicielle pour piloter votre portefeuille ? Nous avons en effet une partie de gestion indicielle, essentiellement via des ETF. Mais cette gestion indicielle n’a pas vocation à s’installer dans notre portefeuille. Elle concerne surtout des positions tactiques pour augmenter rapidement nos expositions sur tel ou tel marché. Or, les ETF nous offrent cette rapidité d’accès à telle ou telle classe d’actifs.
Nomura Holdings revient à l’activité de capital-investissement, en quête de revenus plus stables, alors que les sociétés japonaises sont engagées dans un processus de cession d’actifs pour se recentrer sur leur coeur de métier. Le groupe japonais a annoncé ce 29 novembre dans un communiqué qu’elle investirait dans un premiers temps environ 100 milliards de yens, soit quelque 757 millions d’euros, dans sa nouvelle activité. Elle n’a pas encore choisi de cibles.Ce retour de Nomura au capital-investissement intervient après un arrêt qui n’aura finalement duré que trois ans. La banque avait fermé cette branche d’activité à la suite du rachat des opérations asiatiques et européennes de Lehman Brothers en 2008 qui avait alors déclenché six années consécutives de pertes dans ses activités internationales.
Le Nasdaq veut lancer des futures sur le bitcoin au premier semestre 2018, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Par ailleurs, Cantor a annoncé qu’il cherche à lancer des dérivés surs le bitcoin sur une Bourse qu’il détient, également au premier semestre de l’an prochain. Cela intervient après que deux opérateurs boursiers de Chicago ont annoncé des projets similaires pour la cryptomonnaie.
Le Nasdaq envisage de lancer un contrat à terme (futures) sur la monnaie cryptographique au premier semestre 2018, selon des personnes proches du dossier citées par l’agence Dow Jones, qui serait proposé sur Nasdaq Future, une plate-forme boursière lancée en 2015. La décision du Nasdaq intervient après que les deux principaux opérateurs de marchés dérivés de Chicago, le CBOE et le CME, souhaitent également proposer des contrats à terme sur le bitcoin.
Après le départ de l’ex-mutuelle Audiens (désormais rebaptisée uMEn) et de la MRSSC, le groupe de protection sociale Audiens reconstitue un pôle mutualiste. Et reste optimiste sur les conséquences de ce divorce.
L’opérateur boursier Nasdaq et le courtier Cantor Fitzgerald vont tenter de tirer profit de l’engouement pour le Bitcoin en lançant chacun de nouveaux produits autour de la monnaie cryptographique, qui a franchi récemment la barre des 11.000 dollars après un bond stratosphérique cette année. Le Nasdaq envisage de lancer un contrat à terme (futures) sur la monnaie cryptographique au premier semestre 2018, selon des personnes proches du dossier citées par l’agence Dow Jones. De son côté, Cantor compte proposer des instruments dérivés sur le Bitcoin sur sa plate-forme boursière, également à partir du premier semestre de l’an prochain.
La directrice générale du groupe Artemis quitte la holding du groupe Pinault, près de 30 ans après son entrée dans le groupe, pour lancer son propre projet entrepreneurial.
Dans le cadre des Couronnes Instit Invest 2017, Agrica a présenté les initiatives qu'il a menées en matière de communication financière et de gouvernance. Pour cette dernière, Agrica a fait évoluer, dans le cadre de la réglementation Solvabilité 2 et des exigences de l’ACPR, plusieurs politiques en 2016 en lien avec la gouvernance. Pierre Richert, directeur financier, présente la gouvernance financière.
L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et le cabinet EY publient pour la troisième année leur étude sur les facteurs qui expliquent la création de valeur dans les PME et ETI françaises accompagnées dans leur transformation par les acteurs français du capital-investissement.
Un peu plus d’un an après l'échec des discussions entre la Macif et la Matmut, faute d’accord sur la gouvernance, une autre fusion se profile dans l’assurance : la même Matmut et AG2R La Mondiale annoncent ce mardi leur entrée «en négociation exclusive pour étudier l’opportunité d’un projet de rapprochement». Ce projet pourrait devenir effectif au 1er janvier 2019, sous réserve de l’accord des instances de gouvernance des deux groupes, après avis des instances représentatives du personnel, ainsi que des agréments des autorités compétentes. AG2R La Mondiale est le 1er groupe de protection sociale et patrimoniale en France, il compte 15 millions d’assurés et 500.000 entreprises clientes. Il est le 1er acteur en retraite (n°1 en retraite complémentaire et n°2 en retraite supplémentaire2 ), n°3 en santé , n°4 en prévoyance. Matmut compte 3,3 millions de sociétaires et près de 6,8 millions de contrats d’assurance gérés en assurance des personnes et des biens (auto, moto, bateau, habitation, responsabilités, protection de la famille, santé, protection juridique et assistance) et de services financiers et d’épargne (crédits auto, projet, assurance emprunteur, livret d’épargne, assurance vie…).
European pension plans now consider long-term investing to be key to navigating the post - crisis environment , according to a report published by Create - Research and Amundi. In light of rising inflation, loosening monetary policy and the rise in populist government movements, pension funds are moving away from short term, risk averse strategies designed to cope with volatile markets in favour of investing for long term yield and growth. This is resulting in a wholesale review of asset allocation, and has also revealed that ESG investing has dramatically gone from niche to mainstream . The research questioned 161 pension plans with total assets of EUR1.71 trillion and was followed up by interviews with 30 senior executives to obtain detailed insights. Significantly, 61% of pension funds now expect to increase their allocations according to ESG parameters (Environment, Social and Governance ) in the next three years . ESG investing is now effectively a mainstream investment strategy, with a consensus emerging around the view that generating sustainable long - term returns require s a sustainable economy and society. There is also a moral imperative, while 27% said that ESG investing works for investors , 29% said that investors have a role to play and 50% of respondents cited exercising social responsibility as a driver of ESG investing. With interest rates still at all - time lows, investors are reviewing their asset allocation away from bonds, which are now seen as over - priced given their finite yields. The majority of funds ( 62% ) believe global equities are best suited to meet their plans’ goals over the next three years – in particular those high quality stocks offering good dividends, strong pricing power and tested brands that promote the so-called bondification of equities . Alternative credit and real estate debt are also becoming more popular due to the attractive yields on offer compared to bonds.
La société ACG Management, spécialiste de l’investissement dans les PME françaises non cotées, a annoncé, lundi 27 novembre, la nomination de Patrice Nadalon en tant que directeur de participations. En poste depuis le 1er octobre, il vient ainsi renforcer l’équipe de gestion dédiée à l’Outre-mer dont le principal bureau est situé à Saint-Denis à La Réunion depuis 2011. Il travaillera aux côtés de Gilbert Martin, directeur exécutif en charge des opérations à La Réunion, Frédéric Langlade, directeur d’investissement, et Isabelle Poulet, basée à Marseille et directeur exécutif en charge du pôle Outre-mer d’ACG Management.Précédemment directeur général d’Ingepar Pacifique, filiale du groupe BPCE, à Nouméa, Patrice Nadalon en a également été pendant 7 ans le représentant à La Réunion pour la zone Océan indien. Il a également passé une dizaine d’années au sein du groupe LCL, notamment en tant que responsable « Corporate Finance » et directeur commercial Entreprises.ACG Management intervient depuis 2001 dans l’accompagnement des PME ultramarines. Elle a ainsi levé plus de 88 millions d’euros (en direct ou au travers de sa filiale OPI) et a accompagné 91 PME ultramarines. La société de gestion vient récemment de lancer le FIP Océanis 2017. En outre, la société de gestion propose également de lever début 2018 un second fonds « Run Croissance » de plus de 20 millions d’euros auprès de ses investisseurs institutionnels historiques. « Ce véhicule aura pour ambition de prendre le relais du premier dispositif de capital-développement et transmission lancé en 2012, précise ACG Management dans un communiqué. Les véhicules ‘Run Développement’ (capital-risque régional dédié à la création et au développement de TPE réunionnaises) et ‘Run Croissance’, les deux fonds institutionnels qui constituent un dispositif totalisant 30 millions d’euros, auront en effet prochainement réalisé la quasi-totalité de leur programme d’investissement. »
Président du directoire d’Eurazeo depuis plus de 15 ans, Patrick Sayer va céder les commandes de la société d’investissement à sa directrice générale, Virginie Morgon. Le changement de fonction prendra effet le 19 mars prochain. Membre du directoire d’Eurazeo depuis 10 ans et directrice générale du groupe depuis 2014, Virginie Morgon a été élue par son conseil de surveillance à l’unanimité, a souligné Eurazeo dans un communiqué. Virginie Morgon « aura la responsabilité de mettre en oeuvre les orientations stratégiques permettant à la société (...) de poursuivre le développement de son modèle de complémentarité entre capital permanent et gestion pour compte de tiers, dans un cadre transatlantique », a indiqué la société d’investissement.
Originaire des Bouches-du-Rhône, Michel Baulé, fondateur et président du conseil de surveillance d’Eximium, a passé toute sa vie dans le Sud de la France. Amoureux du massif du Vercors cet ancien chimiste, passionné par son métier et véritable bourreau de travail, s’est aujourd’hui reconverti dans la finance aux côtés de ses deux enfants pour gérer le patrimoine familial.
Le Centre français des Fonds et Fondations (CFF) en partenariat avec six fondations abritantes partenaires publie une étude montrant l’essor des fondations sous égide et des fondations abritantes, telles que la Fondation Apprentis d’Auteuil, Fondation Caritas France, Fondation de l’Avenir, Fondation Maison sciences de l’homme, Fondation Notre Dame et Fondation Saint-Irénée. Entre 2001 et 2017, le nombre de fondations sous égide a ainsi plus que doublé, passant de 571 à 1.400 (hors Institut de France, qui compte à lui seul à ce jour 200 fondations sous son égide). En 2017, on compte ainsi en France, 1.600 fondations sous égide sur l’ensemble des 2.750 fondations françaises. Elles représentent désormais 58 % du total des fondations françaises. 80 fondations ont choisi d’être « abritantes » (dont 65 Fondations Reconnues d’Utilité Publique), c’est-à-dire qui abritent d’autres fondations. 720 pourraient prévoir d’abriter au sein de leurs statuts. La croissance s’est accélérée depuis la loi TEPA d’août 2007 instituant la réduction d’ISF pour les dons effectués au profit des Fondations Reconnues d’Utilité Publique (FRUP) (entre autres organismes abritants), «montrant combien les grands donateurs ISF se sont saisis de cette disposition en faveur de la philanthropie pour s’engager dans des actions d’intérêt général», note les auteurs. Mais ils s’inquiètent aussi de la réduction des incitations fiscales en faveur des grands donateurs et de la baisse de la capacité de collecte des organismes éligibles au don ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) en raison du passage à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) au 1er janvier 2018. Selon le Centre français des Fonds et Fondations (CFF), le nombre de fondations sous égides et abritantes pourrait cependant encore s’amplifier. Entre 2008 et 2017, le nombre de FRUP abritantes a presque quadruplé, passant de 17 à 65. La pratique peut encore considérablement progresser car seules 10 % des FRUP abritent. Le Centre français des Fonds et Fondations met en avant la simplicité de création d’une fondation sous égide : - En fonction de la maturité du projet, la création de la fondation sous égide peut se faire en à peine quelques semaines ou quelques mois ; - La fondation sous égide se met librement en place par la simple signature d’une convention d’abri et permet aux fondateurs de se consacrer aux missions sociales sans se préoccuper des aspects administratifs et des obligations légales ; - La fondation sous égide bénéficie de l’accompagnement et des conseils de gestion de la fondation abritante dans ses choix et évolutions, sans avoir à endosser une quelconque responsabilité juridique, financière ou comptable puisqu’elle n’a pas de personnalité morale ; - Elle bénéficie des mêmes avantages juridiques et fiscaux qu’une FRUP notamment en termes de capacité de collecte et de réduction fiscale, tout en nécessitant un apport initial plus modeste (1,5 million d’euros pour la FRUP en pratique versus 100 à 200 000 euros pour une fondation sous égide). Les principaux domaines d’action des fondations abritantes partenaires sont l’enseignement, éducation et action socioculturelle (Fondation Apprentis d’Auteuil, Fondation Saint-Irénée et Fondation Notre Dame), la recherche et enseignement supérieur (Fondation Maison des sciences de l’homme), l’insertion sociale et économique (Fondation Caritas France), le secteur médico-social (Fondation de l’Avenir). Les autres principales fondations abritantes : Fondation de France, Institut de France, Fondation du Judaïsme Français et Fondation du Protestantisme.
Eric Lombard, proposé par l'Elysée pour diriger la Caisse des dépôts, conduira une revue des participations de cette puissante institution financière si sa nomination est entérinée, a-t-il déclaré ce mardi 28 novembre.
La Caisse des Dépôts est en dialogue constant avec les collectivités pour identifier le plus en amont possible les projets qu’elles portent, nous explique Pierre Aubouin, directeur du département infrastructures et transport de l'institution. Cette dernière peut ainsi intervenir de différentes manières suivant le montage financier choisi par les collectivités, notamment en investissant en fonds propres grâce à ses liquidités importantes. Pierre Auboin participera le 30 novembre à la Journée Nationale des Investisseurs.
Entretien croisé entre Yannick Le Serviget, Head of european loan portfolio management chez AXA Investment Managers, et Romain Durand, Directeur des investissements de Sham, à propos de l’investissement dans les prêts aux entreprises.
Nommée au poste de directrice Epargne, Retraite et Communication Financière, Nada Kada, 38 ans, a pour mission de développer les offres de conseil et d’accompagnement d’Henner en matière d’actionnariat salarié, de retraite et d’épargne salariale en France et de retraite pour les salariés mobiles à l’international. Diplômée d’HEC Paris, Nada Kada a acquis une expérience de plus de 10 ans dans le domaine des avantages sociaux au sein d’autres cabinets de conseil et de sociétés de gestion d’actifs. En 2005, elle commence ainsi chez BNP Paribas, avant de s’orienter en 2007 vers Amundi au pôle Epargne Salariale & Retraite. Depuis 2015, elle occupait le poste de directeur développement solutions internationales chez Siaci Saint-Honoré.
La filiale de BPCE a lancé le processus de vente de Sélection 1818 et entend faire monter en gamme sa gestion de fortune, rebaptisée Natixis Wealth Management.
La chancelière sortante Angela Merkel et le dirigeant du Parti social-démocrate (SPD) Martin Schulz seront reçus ensemble jeudi par le président Walter Steinmeier, alors que leurs partis ont accepté de discuter d’une reconduction de la «grande coalition» entre conservateurs et sociaux-démocrates. Horst Seehofer, le numéro un de l’Union chrétienne-sociale (CSU), alliée bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel, s’est prononcé hier en faveur de ce scénario, dans une interview au Bild am Sonntag.
Anciennement réservé à l'Etat, le financement des infrastructures publiques s'ouvre peu à peu aux grands groupes industriels et investisseurs financiers. Pour Charles Dupont, président de Schroder Aida, investir dans ces actifs nécessite de comprendre la subtilité de de chaque modèle de contrôle des acteurs privés par la sphère publique, desquels découlent des profils de risque différents pour les investisseurs. Charles Dupont participera le 30 novembre à la Journée Nationale des Investisseurs.
D’une année sur l’autre, trouver des supports d’investissement attractifs devient un exercice toujours plus compliqué. Entre les contraintes réglementaires et l’évolution des marchés, les opportunités deviennent moins nombreuses. Parmi les actifs plébiscités par les institutionnels figurent les actifs réels, mais certains reviennent aussi de façon mesurée sur les actions, tandis que d’autres arbitrent davantage leur poche taux. Pour les investisseurs institutionnels, la définition de l’allocation d’actifs devient un exercice de plus en plus compliqué. En effet, les marchés actions ont atteint des niveaux de valorisation très élevés, notamment aux Etats-Unis où les records s’enchaînent. Les taux d’intérêt restent très bas, tandis que les actifs illiquides sur lesquels ils se sont massivement positionnés ces derniers mois voient leur rendement diminuer. «La plupart des institutionnels se situent dans une période d’attentisme, indique Isabelle Renault, associée chez Hexagone Finance. Dans les grandes masses, leur allocation d’actifs reste stable en anticipation d’une hausse des taux. Ils disposent ainsi souvent d’un niveau de cash relativement élevé.» Un point de vue partagé. «Les institutionnels ne modifieront largement leur allocation d’actifs que lorsque la hausse des taux sera véritablement engagée, indique François Rimeu, responsable de la gestion absolue chez La Française. Même si les actifs obligataires sont actuellement chers, ils ne sortiront pas du marché pour l’instant, car il y a eu déjà plusieurs faux départs sur cette thématique de hausse des taux.» Les institutionnels essaient tout de même très progressivement de faire évoluer leur portefeuille ne serait-ce que pour réinvestir les tombées (titres obligataires arrivant à échéance). «Les institutionnels doivent réinvestir chaque année les remboursements et les coupons mais ils ne manifestent pas de grand appétit pour les classes d’actifs traditionnelles, notamment le marché obligataire. C’est pourquoi ils cherchent à se positionner sur d’autres classes d’actifs diversifiantes», indique Denis Lehman, directeur des gestions chez Aviva Investors France. Le principal changement opéré a en effet consisté à arbitrer entre les actifs liquides et les actifs illiquides. «Les institutionnels sont prêts à abandonner une partie de la liquidité et se positionnent sur des fonds de dette privée ou encore de l’immobilier papier, relève Laurence Tortosa, associée chez Hexagone Conseil. C’est d’ailleurs l’une des seules opportunités qui reste pour trouver du rendement.» Parmi les actifs réels plébiscités figure en effet l’immobilier. L’Erapf, organisme de retraite de la fonction publique, est par exemple en train d’accroître ses investissements dans ces actifs. «Nous avons été autorisés à accroître de 10 à 12,5 % la part de nos investissements en immobilier, témoigne Philippe Desfossés, directeur de l’Erapf. Nous avons lancé un appel d’offres qui est en cours d’attribution pour constituer un portefeuille d’actifs immobiliers résidentiels en France, dont une part substantielle sera investie dans le logement intermédiaire». De même, l’Etablissement a commencé à investir dans les actifs non cotés. «Nous avons attribué deux mandats il y a un an, un sur les infrastructures et un sur le capital-investissement, indique Philippe Desfossés. Les gérants sélectionnés commencent à déployer le capital». L’Erafp est loin d’être le seul. «Le groupe Aviva Investors a créé trois pôles d’expertise sur les actifs réels : sur la dette privée, la dette infrastructure et la dette immobilière, pour répondre aux besoins de diversification de notre maison mère, ainsi que d’autres investisseurs institutionnels dont les besoins et les contraintes sont similaires», relate Denis Lehman. Un comportement que l’on retrouve en effet quasiment chez tous les institutionnels. «Nous réduisons légèrement nos investissements dans les produits de taux cotés et les obligations corporate afin d’augmenter nos investissements dans les dettes privées et les actifs non cotés, indique Matthias Seewald, membre du comité exécutif et directeur des investissements d’Allianz. A ce titre, Allianz France, tout comme le Groupe Allianz a notamment renforcé ses investissements dans les énergies renouvelables.» Chez la MACSF aussi la diversification est de mise. «Nous avons très tôt commencé à investir dans le crédit et les convertibles, indique Roger Caniard, directeur financier de la MACSF. Mais nous avons réduit sensiblement notre exposition sur les convertibles qui étaient devenues moins attractives au profit d’actifs non cotés comme l’immobilier, les infrastructures (en actions), le capital-investissement et la dette unitranche.» Une gestion obligataire délicate Des arbitrages ont été également mis en place au sein des grandes classes d’actifs, notamment en ce qui concerne l’obligataire. La problématique principale par rapport à cette classe d’actifs est toujours de savoir comment gérer dans un environnement de taux bas lorsque les rendements de l’essentiel du portefeuille ne permettent pas de rémunérer le passif. Cette situation est d’autant plus difficile qu’elle n’est pas nouvelle. «Cela fait maintenant plusieurs années que les taux sont très bas, voire négatifs : l’OAT 10 ans va terminer à moins de 1 % pour la quatrième année consécutive et les taux courts sont désormais négatifs depuis près de 3 ans. Les frais de gestion grignotent le peu de performance des produits de taux, souligne Sylvie Terris, directrice générale déléguée d’Agrica Epargne, filiale de gestion de portefeuille du Groupe Agrica. De plus, les taux de rendement des portefeuilles obligataires long terme des institutionnels peuvent aujourd’hui être sensiblement différents entre des gérants qui ont su «profiter» de la crise de la zone euro de fin 2011/début 2012 en achetant de la dette périphérique ou du crédit et ceux qui ont préféré attendre et qui ont dû investir un peu plus tard à des taux nettement inférieurs». Même si les difficultés liées à la faiblesse des taux se posent avec une acuité différente selon les politiques d’investissement pratiquées ces dernières années par les institutionnels, la très grande majorité d’entre eux se tournent davantage vers le crédit, délaissant – dans la mesure du possible – les titres souverains. Ils essaient aussi de profiter des mouvements de marché pour trouver du rendement. «Nous sommes acheteurs structurellement de produits de taux car nous disposons d’engagements à long terme voire à très long terme, indique Sylvie Terris. Nous avons profité des tensions sur les taux notamment avant les élections en France pour nous renforcer sur ces actifs, et nous sommes actuellement acheteurs de crédit car les spreads remontent légèrement. Nous participons régulièrement à des émissions dans le domaine du crédit.» Ces différentes stratégies ont toutefois leur limite. «Toutes les classes d’actifs sont affectées par l’excès de liquidité créé par les banques centrales», souligne Philippe Desfossés. Aucun actif n’y échappe. «Dès que le marché identifie un actif à spreads, les flux se multiplient jusqu’à un resserrement, indique François Rimeu. Il y a un peu plus d’un an, par exemple, nous étions très présents sur la dette portugaise qui délivrait un surcroît de rendement de 360 points de base par rapport aux titres allemands. Aujourd’hui, cet écart de rendement est descendu à 150 points de base. Sur cet actif, comme sur les autres, progressivement le risque n’est plus rémunéré.» Des approches différentes sur les actions Au sein des portefeuilles actions, les comportements des institutionnels sont aussi différenciés. Certains ont augmenté leurs investissements dans la limite de leurs contraintes réglementaires. C’est le cas par exemple de la MASCF, mais aussi de l’ERAPF. «Investir dans les actions revient à acheter une partie du capital productif de l’économie et permet ainsi de s’exposer à la croissance nominale de l’économie, tout en étant protégé contre une éventuelle hausse de l’inflation», indique Philippe Desfossés. Mais d’autres ont commencé à prendre leurs profits. «Nous étions surpondérés sur les actions en début d’année, autour de 23 % pour notre plus important portefeuille de prévoyance dont l’allocation stratégique se situe à 20 %, indique Sylvie Terris. Nous avons réduit en fin d’année cette proportion à 21 %. Nous avons commencé au milieu de l’année à prendre quelques bénéfices car nous considérons que la classe d’actifs devient chère.» Mais pour la plupart des investisseurs institutionnels et en particulier les assureurs soumis au régime de Solvabilité 2, la part des actions n’a pas évolué et reste mesurée dans les portefeuilles à un niveau inférieur à 10 %, chez Allianz France par exemple elle est de 7 %. S’ils n’ont pas augmenté leurs investissements dans les actions, des arbitrages ont tout de même été réalisés. Ils se font notamment en faveur des fonds thématiques, et des fonds utilisant des critères ESG (environnement, social et gouvernance) afin de répondre à l’article 173 de la loi sur la transition énergétique (voir Option Finance du 20/11/2017). Les institutionnels arbitrent aussi en faveur de fonds smart béta qui permettent de diminuer la volatilité en portefeuille et plus généralement de fonds ou de mandats avec des protections. «En ce qui concerne la gestion du coût en capital, les institutionnels peuvent se positionner sur des investissements compatibles avec Solvency II : ils sont structurés afin de diminuer la volatilité, notamment des actions, avec des protections, ce qui limite le coût en capital», poursuit Denis Lehman. Davantage de classes d’actifs Si les portefeuilles des institutionnels n’évoluent que très progressivement, par le biais d’arbitrages au sein des différentes classes d’actifs et le positionnement sur de nouveaux actifs, leur allocation a fini par devenir plus diversifiée. «On observe depuis cinq ans, une plus grande diversification des portefeuilles institutionnels, indique Vincent Passa, directeur de Legg Mason France. Elle concerne les zones géographiques, ces investisseurs n’étant plus uniquement focalisés sur la zone euro, ou l’Europe, mais intégrant dorénavant des produits en dollars et des fonds émergents. La diversification concerne aussi les types de gestion utilisés : on trouvera ainsi des fonds long/short sur les actions, et plus généralement, des fonds alternatifs liquides au format UCITs.» Chez la MASCF par exemple, cette évolution est flagrante. «Notre allocation d’actifs s’est fortement diversifiée ces dernières années, souligne Roger Caniard. Nous investissons maintenant dans plus d’une dizaine de classes d’actifs : obligations, actions, immobilier, infrastructure, capital-investissement, actions émergentes, etc.». Une tendance qui devrait se généraliser.