Macron fixe ses conditions à la TTF
Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien à la mise en place d’une taxe européenne sur les transactions financières (TTF) mais à la condition qu’elle le soit dans un « espace cohérent » et une fois la nouvelle donne créée par le Brexit établie. «Au niveau européen, j’ai dit que j’irai au bout. Je ne recule en rien sur ce sujet », a déclaré le président français dans une interview publiée jeudi par Ouest-France et des journaux allemands.
«Il faut en même temps une articulation avec l’accès des Britanniques à nos marchés financiers dans le cadre du Brexit. Sinon, si toutes vos entreprises peuvent aller opérer depuis Londres, qui se lancera dans le dumping fiscal, avec les mêmes droits qu'à Paris ou à Francfort, elles vont toutes partir » a-t-il ajouté. «Je veux la TTF. Je veux une TTF qui s’applique dans un espace cohérent, qui ait un sens et qui soit efficace».
Des organisations non gouvernementales ont accusé le président français de tenir un « double discours » sur l’instauration d’une taxe européenne sur les transactions financières. Le chef de l’Etat aurait, selon elles, émis le souhait qu’un accord intervienne avant la fin de l'été, une information jamais confirmée côté Elysée. « La taxe française a été votée par la majorité précédente, de manière démagogique s’agissant des transactions ‘intraday’, en sachant que c'était infaisable », a expliqué Emmanuel Macron à Ouest-France. «Si vous la faites seul, il n’y a plus de transactions chez vous ! Il n’y a plus une entreprise française cotée en France !», a-t-il encore dit.
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