SSGA lance la version ETF de la stratégie All Weather de Bridgewater Associates
La stratégie d’investissement multi-actifs All Weather du hedge fund américain Bridgewater Associates – l’une des plus célèbres approches de l’univers des fonds alternatifs – a désormais son pendant en fonds coté (ETF) activement géré. State Street Global Advisors (SSGA), gestionnaire d’actifs du groupe State Street, a introduit l’ETF SPDR Bridgewater All Weather ce jeudi 6 mars à la Bourse de New York.
Le gestionnaire d’actifs avait annoncé en novembre 2024 son partenariat avec Bridgewater « en vue d’élargir l’accès aux stratégies d’investissement alternatives cœur ».
Lancée il y a presque 30 ans, la stratégie All Weather repose sur la construction d’un portefeuille d’allocation d’actifs extrêmement diversifié (obligations, actions, matières premières, etc.), censé protéger le capital des investisseurs et l’améliorer peu importe le cycle de marché.
L’ETF actif, lancé avec 50 millions de dollars d’encours, investit dans un portefeuille modèle fourni sur une base quotidienne par Bridgewater, sous-conseiller du fonds, et construit en fonction de l’approche d’allocation d’actifs All Weather.
SSGA Funds Management, conseiller en investissement de l’ETF actif, achète et vend des actifs sur la base des recommandations d’investissement de Bridgewater mais peut changer l’allocation de l’ETF à tout moment, précise un communiqué.
« Nous nous sommes constamment concentrés sur la manière de rendre les portefeuilles de nos clients plus résistants à une gamme plus large de scénarios économiques. Les dix prochaines années pourraient être très différentes du passé en raison de dynamiques telles que les tensions géopolitiques, une inflation accrue, la démondialisation, l’intelligence artificielle, et bien plus encore. Prédire exactement comment cela va se dérouler sera extrêmement difficile, mais tous les investisseurs ont une chance de mieux se préparer pour ce qui les attend », a commenté Karen Karniol-Tambour, co-directrice des investissements chez Bridgewater.
Plus d'articles du même thème
-
Point72 remanie sa direction
Le hedge fund multi-stratégies américain Point72 Asset Management a formé un nouveau comité exécutif, selon un document consulté par Reuters. -
Le potentiel de progression des marchés actions est désormais très limité
Les indices européens et américains sont attendus en hausse de 2 % à 3 % en six mois et de 6 % à l'horizon d'un an. Les perspectives sont encore plus réduites pour le Nikkei, qui a pris beaucoup d’avance, avec un gain de 18 % depuis le début de l’année. -
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
La société de gestion poursuit le développement de sa gamme d’ETF actifs en Europe.
A la Une
Gerd Kommer s'associe à L&G pour le lancement d'un deuxième ETF
Contenu de nos partenaires
-
GameStop veut racheter eBay pour concurrencer Amazon
New York - La chaîne américaine de magasins de jeux vidéo GameStop a adressé dimanche au site de vente sur Internet eBay une offre de rachat non sollicitée portant sur environ 55,5 milliards de dollars pour «en faire un vrai concurrent» du géant Amazon. -
Donald Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions « très positives » avec l'Iran
Washington - Donald Trump a annoncé une opération à partir de lundi pour débloquer des navires coincés depuis deux mois dans le Golfe et évoqué des discussions «très positives» avec l’Iran, qui a soumis un plan en 14 points pour résoudre le conflit avec les Etats-Unis. Avec un changement de ton radical par rapport à la veille, le président américain, qui a déclenché les hostilités contre l’Iran le 28 février avec Israël, a évoqué dimanche soir «un geste humanitaire» et de «bonne volonté», au moment où des discussions semblent se concrétiser entre Washington et Téhéran par l’intermédiaire du Pakistan. A partir de lundi matin heure locale, la marine américaine escortera au travers du détroit d’Ormuz des navires de pays «qui n’ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient», a annoncé Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a toutefois averti que si cette opération, baptisée Project Freedom («Projet Liberté»), devait être entravée par l’Iran, cela «devrait malheureusement être traité par la force». Depuis le début des hostilités, l’Iran bloque le détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Washington a répliqué début avril en bloquant à son tour les ports iraniens. Le nombre de navires commerciaux présents dans le Golfe s'élevait à 913 le 29 avril, dont 270 pétroliers et une cinquantaine de navires gaziers, a indiqué jeudi l’entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Quelque 20.000 marins seraient concernés, selon un haut responsable de l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. «Beaucoup de ces navires subissent des pénuries de nourriture et de tout ce qui est nécessaire pour permettre aux équipages de rester à bord de façon saine», a souligné Donald Trump. Encore vendredi, son administration avait mis en garde les navires qui paieraient les autorités de Téhéran pour passer le détroit d’Ormuz, les avertissant qu’ils s’exposaient à des sanctions. Le blocage du détroit a fait flamber les cours du pétrole au plus haut depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les prix se replient lundi à la reprise des échanges sur les marchés asiatiques, avec un baril de Brent, la référence mondiale, en baisse d’environ 1,5% autour de 106 dollars, bien loin des 126 dollars dépassés jeudi. «Je peux vous dire que nous sommes en train d’asphyxier le régime, qu’ils ne sont plus en mesure de payer leurs soldats», a assuré le ministre américain au Trésor, Scott Bessent, en référence au blocus des ports iraniens. «Au cimetière» Depuis le début de la guerre, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran a instauré de facto des droits de passage pour franchir le détroit. Un conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei a encore menacé dimanche de couler des navires de guerre des Etats-Unis et d’envoyer leurs forces «au cimetière», qualifiant Washington de «pirate». La situation entre les deux pays est bloquée depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l’Iran et de représailles de Téhéran dans la région. Entre le détroit d’Ormuz et le volet nucléaire, les points de discorde restent si importants que les efforts pour relancer les négociations ont échoué, malgré une première rencontre directe au Pakistan le 11 avril. Pour redonner une chance aux discussions, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, a indiqué dimanche la diplomatie iranienne. «La partie américaine (...) a transmis ses points de vue à la partie pakistanaise; nous examinons cela et formulerons la réponse appropriée», a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Donald Trump avait affirmé samedi qu’il allait étudier la proposition, sans pouvoir imaginer qu’elle soit «acceptable». Le président américain doit choisir entre «une opération militaire impossible ou un mauvais accord avec la République islamique», ont rétorqué les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne. Selon l’agence Tasnim, Téhéran réclame dans son plan en 14 points: le retrait des forces américaines des zones proches de l’Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs du pays, le financement de réparations, la levée des sanctions, un «mécanisme» concernant le détroit d’Ormuz et «la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban». Le dossier nucléaire ne figure apparemment pas dans le plan, or il s’agit d’une question centrale pour les Etats-Unis et Israël, qui accusent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que l’intéressé dément. Sur le front libanais, après avoir de nouveau appelé des localités du sud du pays à évacuer, Israël a mené des frappes qui ont fait un mort et blessé huit personnes, dont quatre secouristes, a annoncé le ministère libanais de la Santé. les bureaux de l’AFP à Téhéran et Washington © Agence France-Presse -
MultirécidivistePrésidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon à l’assaut du second tour, pour la quatrième fois
Dimanche, au 20 heures de TF1, Jean-Luc Mélenchon devait officialiser sa quatrième candidature à la présidentielle. Un départ anticipé, devenu sa marque de fabrique, avec en ligne de mire ce duel de second tour, sans cesse prophétisé mais jamais concrétisé, face au RN