Schroders devient l’un des derniers gérants à se lancer dans les ETF
Le groupe Schroders doit bientôt lancer à son tour des fonds cotés en Bourse (ETF), indiquent plusieurs médias britanniques. Le mouvement serait logique dans la mesure où de nombreux gestionnaires de fonds traditionnels connus pour leur gestion de conviction n’ont pas hésité à sauter le pas ces derniers mois en adoptant la structure des ETF dits actifs, c’est-à-dire qui se veulent gérés de manière active et qui ne suivent pas forcément la performance d’un indice de façon passive.
Cela a été le cas ainsi de Goldman Sachs AM, Jupiter, JPMorgan AM ou encore Axa IM pour ne citer que les dernières initiatives en Europe. Le marché est déjà plus développé aux Etats-Unis même s’il est encore loin derrière celui des ETF passifs.
«Cette ruée semble davantage motivée par la peur de rater une opportunité que par un véritable avantage du format ETF, dont les bénéfices pour les investisseurs restent limités», commente cependant Kenneth Lamont, principal chez Morningstar.
Le marché des ETF actifs a doublé de taille en Europe sur les deux dernières années, offrant un espoir aux gestionnaires traditionnels sous pression, notamment Schroders et Jupiter, dont les marges et les titres en Bourse souffrent face à la concurrence et aux pressions tarifaires. Ces ETF permettent en effet de recycler des stratégies existantes via de nouveaux canaux de distribution, mais leur poids reste marginal (<0,5% du marché européen des fonds). «De plus, la base d’investisseurs prêts à adopter ce format demeure limitée, tandis que la pression sur les frais persiste», estime Kenneth Lamont.
Les nouveaux entrants doivent arbitrer entre fixer des frais élevés, risquant de rebuter les investisseurs, ou des frais trop bas, menaçant encore leurs marges et cannibalisant leurs offres existantes. Contrairement aux États-Unis, l’Europe ne bénéficie pas des mêmes avantages fiscaux pour les ETF actifs, rappelle enfin Morningstar.
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