500 professionnels de l’investissement, représentant un total de 900 milliards de dollars d’encours en ETF, ont répondu à l'enquête de Trackinsight
-
La dégringolade des marchés en 2022, qui a conduit à une chute de plus d’un tiers de la collecte des ETF dans le monde, ne semble pas avoir profondément entamé l’appétit des investisseurs pour ce type d’instruments. C’est ce qui ressort de l’étude que mène tous les ans Trackinsight auprès d’investisseurs professionnels américains, européens et asiatiques.
Cette année, 500 professionnels de l’investissement, représentant un total de 900 milliards de dollars d’encours en ETF, ont répondu à cette enquête. Parmi eux, 56% prévoient d’accroître d’au moins 5% leur allocation aux véhicules actions dans les deux à trois ans à venir. Ils sont 40% à l’envisager pour les ETF obligataires, mais seulement 30% pour les produits adossés aux matières premières.
Trackinsight note en outre un intérêt toujours significatif pour les ETF thématiques : 40% des répondants anticipent qu’ils vont renforcer leurs investissements sur ces produits dans le cadre de leur allocation stratégique mais aussi pour leurs besoins de diversification. Une motivation davantage citée cette année par rapport aux précédentes.
Omniprésents dans l’offre des fournisseurs, les ETF ESG ne semblent pas engendrer le même enthousiasme du côté des investisseurs. Seuls 30% des répondants indiquent vouloir accroître leur allocation dans les années à venir. Un chiffre qui ne cesse de baisser depuis quelques années : il était de plus de 50% en 2020. Même sur le strict périmètre de l’Europe, pourtant fer de lance en la matière, cette part ne dépasse pas 35%.
En cause : le manque d’harmonisation des approches extra-financières d’un ETF à un autre, qui rend les comparaisons difficiles. Après avoir drainé les deux-tiers de la collecte européenne l’an dernier, les ETF ESG pourraient donc voir leur dynamique s’essouffler dans les mois qui viennent. Les chiffres du premier trimestre semblent d’ailleurs le suggérer, puisque les fonds cotés ESG n’ont représenté qu’un quart des flux sur la période selon le dernier décompte de Morningstar.
La percée des ETF gérés activement, quant à elle, semble être avant tout une histoire américaine, à ce stade. Outre-Atlantique, où le format ETF bénéficie d’un cadre fiscal avantageux, 80% des répondants se déclarent davantage susceptibles d’investir dans une stratégie active à travers un fonds coté que via un fonds commun de placement traditionnel.
Ailleurs dans le monde, la pratique se développe également mais sans raz-de-marée : en Europe et en Asie, 28% des investisseurs interrogés ont, dans leurs portefeuilles, plus de 10% d’ETF actifs, contre 48% de leurs homologues américains. Au global, les ETF sont encore largement recherchés pour leurs caractéristiques de base liées à leur nature indicielle : leur bas coût, leur facilité d’utilisation, en particulier pour diversifier les portefeuilles, et leur liquidité. 64% des investisseurs européens sont par exemple désormais convaincus que le véhicule ETF apporte une liquidité additionnelle durant les phases de marché volatiles. Une part qui culmine à 81% pour les répondants américains. Preuve que même dans les années difficiles comme 2022, les ETF ont des cartes à jouer.
Le gestionnaire d’actifs américain va se concentrer sur les technologies de l'information, le secteur financier, les services discrétionnaires aux consommateurs et les services de communication dont les titres d'entreprises sont cotés sur le S&P500.
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin
Entrée en service fin 2023, l'« Autoroute de l’eau » permet de réorienter une partie de la ressource du Nord du pays vers le bassin hydraulique de Rabat et Casablanca. Un chantier colossal qui a nécessité 5,9 milliards de dirhams, soit 540 millions d'euros, et 7 millions d’heures de travail
Le président américain, en visite de deux jours en Chine, a promis un « avenir fabuleux » à Xi Jinping. Les désaccords restent pourtant nombreux sur Taïwan, les terres rares ou encore les échanges commerciaux