Les flux vers les ETF ne faiblissent pas à la veille des élections américaines
Les investisseurs européens ont alloué 5,6 milliards d’euros aux fonds cotés la semaine dernière. Les ETF investis en actions américaines et mondiales et ceux de dette souveraine de maturité courte en ont bénéficié.
Jusqu’au dernier moment… La semaine dernière a été très dynamique sur le marché européen des ETF, alors que les ultimes arbitrages étaient pris pour positionner au mieux les portefeuilles avant les élections présidentielles américaines du 5 novembre. Selon les données de Trackinsight, la collecte nette a atteint 6,7 milliards d’euros, un niveau haut qui se maintient depuis trois semaines. Les ETF actions ont continué de drainer l’essentiel des flux, soit 5,6 milliards d’euros. Les actions américaines et mondiales en ont profité, avec respectivement 3,2 et 1,7 milliard d’euros de souscriptions. A lui seul, le Xtrackers S&P 500 Equal Weight UCITS ETF 1C – USD (ISIN : IE00BLNMYC90) – qui équipondère les 500 valeurs de l’indice de Wall Street – a capté 860 millions d’euros. Les actions européennes continuent de rester à l’écart, avec quelque 370 millions de collecte, dont près de 270 sur le iShares Core MSCI Europe UCITS ETF (Dist) – EUR (ISIN : IE00B1YZSC51).
Les véhicules obligataires signent également une semaine de flux soutenus, avec 1,2 milliard d’euros collectés. La dette américaine en bénéficie (558 millions), de même que celle de la zone euro (390 millions). Ce sont avant tout les titres les moins risqués qui tirent leur épingle du jeu : 862 millions d’euros affluent vers les ETF de dette souveraine, contre 269 millions vers ceux d’obligations d’entreprises investment grade et 214 millions pour le high yield. De même, les instruments de maturité courte se distinguent, avec 590 millions dirigés vers le monétaire et la dette court terme d’Etat et 400 millions supplémentaires vers les titres courts d’entreprises. Des arbitrages qui se sont fait en particulier au détriment de la dette émergente, dont les ETF voient fuir 476 millions d’euros en une semaine. Un pari que ne sont pas prêts à prendre les investisseurs à quelques heures d’un scrutin particulièrement serré.
Le fonds table sur un environnement où les banques centrales continuent d'acheter de l'or à un rythme soutenu, tandis que le marché de l'argent s'enfonce dans son sixième déficit annuel consécutif.
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
24 juillet 2026 à 7:00 AM
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Vincent Barret
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