Les investisseurs veulent toujours plus d’exposition à l’Inde, mais pas forcément au prix de la gestion active. Les ETF couvrant le pays ont en effet particulièrement bien collecté sur le mois écoulé, portés par la troisième victoire d’affilée de Narendra Modi aux élections législatives ce 5 juin.
Ce véritable boum dénote avec le statut d’économie émergente, qui devrait favoriser théoriquement les gestions actives. Mais si les particuliers indiens font confiance aux gérants small et midcaps, une partie des investisseurs internationaux semble désormais vouloir s’exposer aux grandes capitalisations via des fonds indiciels cotés. De quoi placer l’Inde au sommet des ETF actions émergentes sur les trente derniers jours.
Plusieurs véhicules ont collecté, depuis le 4 juin dernier, peu ou prou un dixième de leurs encours pré-élection. Le plus gros récipiendaire est, sans surprise, l’ETF actions Inde d’iShares, filiale du géant BlackRock. L’iShares MSCI India UCITS ETF a ainsi capté quelque 509 millions de dollars sur les 30 derniers jours, et vu ses encours flirter avec les 5,6 milliards de dollars, selon les données de Trackinsight.
Autre grand gagnant, Amundi a reçu à peu près 100 millions d’euros de flux nets sur quatre déclinaisons de son offre indicielle sur les actions indiennes. En troisième position, on retrouve le fonds Franklin FTSE India UCITS ETF, de Franklin Templeton, qui dépasse les 900 millions de dollars d’encours avec un flux net entrant de 87 millions de dollars.
Mais l’ETF qui a collecté le plus en rapport à sa taille est sans conteste le tout jeune HSBC S&P India Tech UCITS ETF, lancé en février, qui a vu ses encours grossir de 20% à 6 millions d’euros. Un succès logique au regard de ses encours encore faibles et du dynamisme particulier de cette thématique sectorielle en Inde.
Les ETF obligataires profitent aussi du momentum
L’intérêt pour la gestion passive sur l’Inde a aussi été ressenti par les rares fonds indiciels cotés couvrant l’univers obligataire souverain. Legal & General, qui gère désormais un peu plus de 800 millions de dollars sur deux fonds suivant l’indice JPMorgan India Government Fully Accessible Route (FAR) Bonds Index – USD, a reçu 101 millions de flux entrants nets sur les trente derniers jours.
Son unique concurrent, l’iShares India INR Govt Bond UCITS ETF, a lui enregistré 18 millions de dollars de collecte nette. Un chiffre trsè important pour ce véhicule lancé il y a quatre mois, et qui ne comptait début juillet que 46 millions de dollars d’encours.
L’attrait pour les obligations souveraines indiennes via les ETF doit aussi se mesurer à l’aune des succès des véhicules couvrant les émergents. Le pays vient tout juste d’être intégré à l’indice Government Bond Index-Emerging Markets de JPMorgan, un benchmark très utilisé par les spécialistes de la dette souveraine émergente, mais aussi par quelques fournisseurs d’ETF, dont iShares. L’augmentation progressive du poids de l’Inde dans cet indice, pour arriver à terme à 10%, devrait maintenir la tendance pendant encore quelques mois.
Outre la mise en conformité avec la directive européenne ViDA sur la TVA, l’objectif de la réforme à terme est de simplifier la vie des entreprises. Un projet ambitieux qui n'a pas été sans quelques déboires, tandis que l'administration n'a eu de cesse de chercher à rassurer les intéressés.
En mode projet ou en pilote, la direction financière doit naviguer entre les cas d'usage métier et la dimension internationale que soulève la réforme de la facturation électronique. Exemple chez Paris Ouest Construction et chez le groupe Mersen.
Le spécialiste britannique du capital-investissement spatial étend son expertise privée aux marchés cotés avec le lancement du Seraphim New Space UCITS ETF, développé en partenariat avec la plateforme HANetf.
3 septembre 2026 à 7:12 AM
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Vincent Barret
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