Goldman Sachs capitalise sur son rachat de NN IP en lançant un ETF obligations vertes
En faisant l’acquisition de la division de gestion d’actifs de l’assureur néerlandais NN en 2022, Goldman Sachs Asset Management (GSAM) a en particulier récupéré une des plus grosses équipes de gestion d’obligations vertes dans le monde (10 milliards de dollars sous gestion fin 2023). Un atout sur lequel le gérant américain capitalise aujourd’hui en lançant un ETF dédié à la classe d’actifs.
Le Goldman Sachs Global Green Bond UCITS ETF, coté à Londres, Zurich, Francfort et Milan, réplique un indice Solactive construit sur-mesure pour GSAM. «Nous avons voulu créer une solution d’investissement en ETF qui intègre notre propre analyse de ce qui peut être considéré comme véritablement vert dans l’univers des green bonds, explique Doug Farquhar, client portfolio manager green, social & impact bonds chez GSAM. Notre filtre exclut ainsi 36% de l’univers d’investissement global et 24% de l’indice Bloomberg MSCI Global Green Bond index.» Cette approche maison permet à l’asset manager d’être confiant dans son process d’investissement durable et de classer l’ETF dans la catégorie «article 9» selon SFDR. GSAM, qui fait le choix d’une exposition global aggregate mondiale pour cet ETF, a en outre cherché à gommer le biais très européen du marché. «Nous plafonnons à 50% la part des émissions libellées en euros, alors qu’elles pèsent 66% de l’univers», indique Doug Farquhar.
Cet ETF va venir étoffer la gamme très timide du gérant américain en matière de fonds indiciels cotés européens. Près de cinq ans après son entrée sur ce marché, GSAM ne comptait, avant ce lancement, que cinq ETF Ucits, pour un peu plus de 500 millions de dollars d’encours, selon les données de Trackinsight. Aux Etats-Unis, où son activité d’ETF pèse une trentaine de milliards de dollars, GSAM a décidé l’an dernier de passer à la vitesse supérieure en créant son «ETF Accelerator», une plateforme permettant à des asset managers de lancer des ETF actifs. Quatre premiers véhicules en sont sortis fin 2023.
A lire aussi: Goldmans Sachs à l’assaut des ETF européens
Plus d'articles du même thème
-
L’essor de la gestion passive continue de soutenir l’industrie des indices en 2025
Les revenus des fournisseurs d’indices sont en progression de plus de 12 % par an ces cinq dernières années, dans un marché toujours très concentré. -
RBC BlueBay AM recrute un analyste senior
RBC BlueBay Asset Management a nommé André Philippides au poste d’analyste senior au sein de son équipe Global Leveraged Finance. Basé à Londres et rattaché à Sid Chhabra, l’intéressé jouera un rôle clé dans les travaux de l’équipe portant sur les obligations à haut rendement, les prêts à effet de levier et les CLO (Collateralized Loan Obligations). -
La réplication synthétique dévoie la vocation du PEA
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A la Une
Vanguard lance deux ETF sur les actions européennes
Contenu de nos partenaires
-
Flottille pour Gaza : le ministre israélien Itamar Ben Gvir interdit de territoire français
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées -
L’Iran promet « une défaite écrasante » si Donald Trump relance le conflit
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat » -
Stress hydriqueDans l’Yonne, cinq communes se regroupent pour avoir de l’eau potable
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable