BlackRock cote en Europe une nouvelle gamme de cinq ETF actifs
Le tentaculaire iShares, leader mondial du marché des ETF avec ses quelque 1.400 véhicules, avait mis un pied dans la porte en avril dernier. Lançant ses deux premiers ETF gérés activement en Europe, la filiale de BlackRock arguait la nécessité de répondre à un modèle économique de ses clients européens en rapide évolution. A ce titre, reprenant une récente étude de BlackRock, Jane Sloan, head of iShares & global product solutions pour la région EMEA souligne : « Le marché des ETF actifs devrait atteindre 4.000 milliards de dollars d’ici 2030, car les investisseurs recherchent une prise de risque efficiente par le biais des ETF, qui peut être déployé à l’échelle et de manière reproductible. »
A lire aussi : BlackRock lance à son tour des ETF actifs en Europe
Dans cette même étude, le gestionnaire souligne que les ETF gérés activement ont représenté 76 % de tous les lancements de fonds listés cotés aux États-Unis en 2023 et 43 % des lancements d’ETF à l’échelle mondiale.
Une approche « enhanced »
Aujourd’hui, la société de gestion annonce ainsi la cotation en Europe d’une gamme de 5 ETF actions gérés activement. Tous les cinq répondent à l’approche largement répandue sur ce segment de marché : les portefeuilles « enhanced ». Il s’agit de stratégies qui visent à reproduire la structure de l’indice tout en intégrant une sélection des sous-jacents afin d’offrir une potentielle génération d’alpha. Le portefeuille reste diversifié, le gérant sous ou surpondère l’ensemble des titres en respectant un budget de risque limité. D’autres maisons de gestions se sont positionnées sur cette approche pour le lancement de leurs ETF actifs, telles que JPMorgan ou encore Fidelity.
Le processus d’investissement est celui de l'équipe d’investissement Systematic Equity de BlackRock qui mêle big data, intelligence artificielle, machine learning… pour produire des analyses et des vues susceptibles de générer des rendements futurs. Dotés d’un TER (total expense ratio) qui oscille entre 0,20 % et 0,30 % selon le marché sous-jacent répliqué, les nouveaux fonds cotés d’iShares sont listés sur une ou plusieurs places au rang desquelles Xetra, LSE et Euronext.
La gamme s’articule autour des nouveaux fonds suivants :
iShares World Equity Enhanced Active UCITS ETF
iShares U.S. Equity Enhanced Active UCITS ETF
IShares Europe Equity Enhanced Active UCITS ETF
iShares Emerging Markets Equity Enhanced Active UCITS ETF
iShares Asia ex Japan Equity Enhanced Active UCITS ETF
A lire aussi : ETF actifs, des attentes à modérer
Plus d'articles du même thème
-
xETFs sort un ETF sur les valeurs coréennes de l'IA
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle. -
DWS et Scalable proposent un ETF actions à effet de levier
Le partenariat entre les deux acteurs avait déjà donné naissance à un premier ETF fin 2024. -
Global X étend son ETF phare technologique à l'Europe
Le produit est coté dès à présent sur le London Stock Exchange et Deutsche Börse Xetra.
A la Une
Trading Central fait son incursion dans l’industrie des ETF
Contenu de nos partenaires
-
Deux nouvelles campagnes de désinformation russes contre Gabriel Attal, candidat le plus ciblé
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines. -
Episode 5Parti républicain vs Les Républicains : la guerre aux médias est-elle inévitable ?
SERIE D’ETE. Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent -
Joue-la comme BarbutCyrielle Chatelain : « LFI a pleinement intégré la question climatique à son programme »
Invitée remarquée des universités d'été de LFI, où elle débattra avec Manon Aubry et Mathilde Panot, la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale incarne la tentation d'une partie des Verts de rallier la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Sans préempter le choix des militants, elle précise les conditions et les limites de ce rapprochement