GXUS réplique l’indice Bloomberg Global Treasury Large Markets DM ex-US,exposé aux obligations d’Etat notées investment grade émises par les pays développés à l’exclusion des États-Unis, avec un filtre centré sur les marchés souverains les plus importants et les plus liquides au monde.
La composition actuelle place le Japon en tête avec une pondération de 19,3 %, suivi de la France à 14,2 % et de l’Italie à 13 %. L’exposition aux deux premières économies de la zone euro, dont les dettes souveraines font figure de référence sur le marché continental, confère donc à cet ETF une forte teinte européenne, malgré sa vocation mondiale.
Le risque made in USA
Pour ce lancement, Amundi se place donc dans un timing où la volatilité de la politique américaine est devenue, pour les investisseurs institutionnels, difficile à gérer. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la gouvernance économique américaine alterne entre décisions tarifaires imprévisibles, pressions répétées sur l’indépendance de la Réserve fédérale et remise en cause des fondements du multilatéralisme commercial.
Sur le plan des finances publiques, la situation américaine est jugée souvent structurellement préoccupante. Le déficit fédéral dépasse 6 % du PIB, la dette publique approche les 130 % du PIB et le service de la dette absorbe désormais une part croissante des recettes fiscales.
Le conflit iranien vient ajouter une couche supplémentaire d’incertitude : la flambée du pétrole complique le scénario de désinflation sur lequel la Fed construisait sa trajectoire de baisse des taux, rendant l'équation monétaire américaine particulièrement difficile à résoudre.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
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