Daimler a annoncé hier que son conseil de surveillance et son directoire avaient approuvé un projet de réorganisation qui verra les cinq divisions du constructeur automobile allemand devenir trois entités juridiquement indépendantes : Mercedes-Benz, Daimler Truck et Daimler Mobility. «En tant que holding opérationnelle, la responsabilité du financement de l’ensemble du groupe continuera de reposer sur Daimler AG, seule entreprise du groupe à être cotée en Bourse», a-t-il précisé. Daimler estime que cette restructuration engendrera des coûts exceptionnels, y compris fiscaux, de plusieurs centaines de millions d’euros.
Royal Dutch Shell a lancé hier un programme de rachats d’actions de 25 milliards de dollars après avoir vu son bénéfice quasiment tripler au deuxième trimestre. La compagnie pétrolière et gazière a indiqué que son bénéfice hors variation du coût de remplacement des stocks s'était établi à 5,2 milliards de dollars au deuxième trimestre, contre 1,9 milliard de dollars un an plus tôt. Le bénéfice a été soutenu par l’augmentation des cours pétroliers. Le groupe a indiqué qu’il rachèterait un maximum de 2 milliards de dollars d’actions au cours des trois prochains mois et au moins 25 milliards de dollars d’actions d’ici à 2020, en fonction des conditions de marché.
Le géant suisse de l’agroalimentaire Nestlé a annoncé hier une hausse de son bénéfice net au premier semestre, soutenue par les cessions d’actifs, une baisse des impôts et une amélioration de sa performance opérationnelle. Le bénéfice net a atteint 5,8 milliards de francs suisses (4,99 milliards d’euros) au premier semestre, contre 4,9 milliards de francs à la période correspondante de 2017. Le chiffre d’affaires s’est établi à 43,92 milliards de francs au premier semestre, en croissance organique de 2,8%. La croissance interne réelle s’est élevée à 2,5%, a précisé Nestlé.
Le service de musique en ligne Spotify comptait 83 millions d’abonnés payants fin juin contre 75 millions trois mois plus tôt, un bond qui n’a pourtant pas été synonyme de bénéfices pour la plate-forme suédoise. Spotify, qui a publié hier ses résultats pour le deuxième trimestre, a attribué cette hausse au succès de son offre destinée aux familles qui lui rapporte néanmoins moins que les abonnements individuels. Le groupe, qui a perdu 90 millions d’euros sur le trimestre, et n’a jamais été rentable depuis sa création, a dit préférer se concentrer sur son expansion géographique. Les marchés ont bien accueilli ces chiffres, faisant grimper l’action de 4,5%
Le distributeur américain de produits alimentaires naturels et biologiques United Natural Foods a annoncé hier qu’il allait acquérir SuperValu pour un montant de 32,50 dollars par action en numéraire, soit 2,9 milliards de dollars au total, dette comprise. L’opération devrait être finalisée au quatrième trimestre de 2018.
La SNCF a validé mercredi l’octroi à Alstom d’un contrat de trois milliards d’euros portant sur une centaine de TGV du futur, une commande cruciale pour le constructeur ferroviaire français en passe de passer sous le contrôle de l’allemand Siemens. La commande concerne «une centaine de rames» de la cinquième génération de TGV et porte sur un montant «historique» de près de 3 milliards d’euros, a indiqué le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, lors d’une conférence de presse hier, précisant qu’il s’agit de «la plus grosse commande de TGV jamais passée en France».
En dépit d’un «environnement incertain» et de bases de comparaison «exigeantes», le groupe de luxe Kering a annoncé hier qu’il comptait à nouveau faire progresser ses performances opérationnelles et financières en 2018, après avoir dégagé un résultat net en hausse de 186% au premier semestre, grâce aux performances de Gucci et d’Yves Saint Laurent. Le résultat net part du groupe s’est inscrit à 2,36 milliards d’euros, contre 825,8 millions d’euros au premier semestre 2017. Son résultat opérationnel courant a progressé de 53,1% à un niveau record de 1,77 milliard d’euros, tandis que son chiffre d’affaires a augmenté de 26,8%, à 6,43 milliards d’euros.
La société de services informatiques Capgemini a relevé hier son objectif de croissance pour 2018, visant désormais une progression de son chiffre d’affaires à taux de change constants légèrement supérieure à 7%, contre une croissance précédemment attendue entre 6% et 7%. Au premier semestre, son chiffre d’affaires s’est inscrit à 6,47 milliards d’euros, en hausse de 3% par rapport à celui publié pour au premier semestre 2017 et de 8% à taux de change constants. La croissance organique s’est pour sa part établie à 6,4%.
Intel a publié hier des résultats meilleurs que prévu mais le chiffre d’affaires de son activité de processeurs pour centres de données a manqué le consensus et a de nouveau reporté la sortie de ses puces de prochaine génération, à fin 2019. Le chiffre d’affaires des «data centers», une activité à forte marge qui a permis au géant américain des semi-conducteurs de surmonter le déclin du marché des PC, a progressé de 26,9% à 5,55 milliards de dollars, moins que les 5,63 milliards attendus selon la firme d'études FactSet. Le titre perdait près de 6% dans les échanges d’après-Bourse à Wall Street.
En dépit d’une amélioration des résultats opérationnels du distributeur, le marché n’apprécie pas la technique du transfert de cash pour faire baisser la dette en France.
Alantra, qui associe banque d’affaires et gestion d’actifs, a fait état hier d’une baisse de 16,8% de son bénéfice net au premier semestre, à 13,8 millions d’euros, lesté notamment par l’intégration de nouvelles équipes et à des recrutements seniors au sein des équipes existantes. Les dépenses ont ainsi crû plus rapidement que ses revenus (+26,8% à 53 millions d’euros contre +19,6% à 70,2 millions). Ses actifs sous gestion atteignent 420 millions d’euros au 30 juin dernier.
La société de private equity américaine KKR envisage de regrouper l’ensemble de ses participations dans des tours de télécommunications en Europe au sein d’une seule entité, rapportait hier l’agence Bloomberg. Cette holding regrouperait notamment la participation de KKR dans la coentreprise que la société compte créer avec Altice en France, et pourrait réaliser des acquisitions à l’avenir.
L’assureur April a annoncé hier être entré en négociations exclusives avec les actionnaires de La Centrale de Financement en vue du rachat de 54% du capital de cette société spécialisée dans le courtage en prêts immobiliers. La finalisation de la transaction est attendue d’ici la fin du mois de septembre 2018. Les dirigeants de La Centrale de Financement passeront de 38% à 44% du capital dans le cadre de cette opération et ouvriront 2% du capital à son réseau. La Centrale de Financement a été créée en 2013 avec le support d’Artémis, société d’investissement de la famille Pinault (propriétaire de L’Agefi), rappelle April dans un communiqué.
Ford Motor a revu à la baisse sa prévision de profit annuel à la suite d’un bénéfice net inférieur aux attentes au deuxième trimestre, le constructeur américain souffrant de ses performances en Chine et en Europe. La réorganisation en cours des activités du groupe pourrait générer des charges avant impôts de 11 milliards de dollars (9,38 milliards d’euros) sur les trois à cinq prochaines années, a-t-il aussi prévenu. La prévision de bénéfice ajusté annuel a été abaissée dans une fourchette de 1,30 à 1,50 dollar par action contre 1,45-1,70 précédemment. Le bénéfice net au deuxième trimestre a été divisé par près de deux, à 1,07 milliard de dollars, soit 27 cents par action, contre 2,05 milliards (51 cents/action) un an plus tôt.
Clariant a annoncé hier qu’il pourrait reporter le point prévu début septembre sur sa collaboration avec le saoudien Saudi Basic Industries Corp (Sabic) qui a pris 24,9% de son capital, le feu vert des autorités de la concurrence prenant plus de temps que prévu. Les investisseurs sont dans l’attente de précisions sur cette coopération. Sabic est entré au tour de table en janvier avec la reprise de la participation accumulée par le fonds activiste White Tale qui avait empêché le projet de fusion à 20 milliards de dollars (17,1 milliards d’euros) du chimiste suisse avec l’américain Huntsman.
Vivendi, le principal actionnaire de Telecom Italia (TIM), s’est dit très préoccupé par la situation de l’opérateur télécoms italien depuis que le fonds Elliott a pris le contrôle de son conseil d’administration. Vivendi étudie plusieurs options, a déclaré hier un porte-parole du groupe. Elliott veut que TIM vende des actifs, engage une refonte de sa gouvernance, une scission suivie d’une vente partielle de sa filiale de réseaux et une conversion des titres d'épargne.
Boeing a annoncé hier un bénéfice plus élevé que prévu pour le deuxième trimestre. En revanche, il a réduit sa prévision annuelle pour la marge du pôle défense, évoquant une hausse des coûts du programme KC-46, un avion de ravitaillement en vol. Le constructeur américain a revu en baisse sa projection de marge d’exploitation pour son pôle défense, de 10% à 10,5% cette année, contre une anticipation précédente de 11%. Il a en revanche relevé celle du segment avions de ligne à plus de 11,5% contre 11,5% auparavant. Le titre Boeing a cédé 0,66% en Bourse hier.
Telefonica, Vodafone et Orange ont remporté des enchères pour des fréquences de téléphonie 5G en Espagne, a annoncé hier le ministère de l’Economie espagnol. Telefonica a versé 107 millions d’euros pour obtenir des fréquences de 50 MHz, Orange 132 millions d’euros pour des fréquences de 60MHz et Vodafone 198 millions d’euros pour des fréquences de 90 MHz.
Coface a annoncé hier avoir réalisé au premier semestre un chiffre d’affaires de 685 millions d’euros, en hausse de 2,1% à périmètre et taux de change constants et un résultat net de 62,8 millions contre 20,2 millions un an plus tôt. L’assureur-crédit a confirmé son anticipation d’une «bonne année 2018» et indiqué s’attendre à ce que la sinistralité se rapproche d’un niveau de moyenne de cycle au deuxième semestre. Coface avance par ailleurs que son objectif de 30 millions d’euros d'économies en 2018 sera «probablement légèrement» dépassé.
La société d’investissement Eurazeo a bénéficié au premier semestre de plusieurs cessions, dont la cession partielle de sa participation dans le fabricant de doudounes Moncler, qui se sont traduites par des plus-values de 237 millions d’euros au total. Le groupe a publié un résultat net de 190 millions d’euros au titre du semestre écoulé, contre un résultat proforma de 156 millions d’euros un an auparavant. Indicateur clé des sociétés d’investissement cotées, l’actif net réévalué par action atteint 78,3 euros fin juin, contre 74,4 euros fin 2017. Au cours du semestre, Eurazeo a investi 1,1 milliard d’euros et signé ou réalisé 1,3 milliard d’euros de cessions. Le total des actifs sous gestion s'établit à 16,5 milliards d’euros, en hausse de 8,5% par rapport à fin décembre.
Société Générale Corporate & Investment Banking (SG CIB) a annoncé hier une série de nominations au sein de l'équipe Relations Clients et Banque d’Investissement dédiée aux institutions financières. Stefan Goetz est nommé responsable Corporate Finance, où il sera en charge des fusions et acquisitions, des marchés de capitaux actions et du financement d’acquisition. Grégoire Audibert est nommé responsable adjoint Corporate Finance. Thierry Bastos est nommé Banquier Conseil, en charge de la relation globale auprès d’un portefeuille de clients institutions financières et entreprises suisses. Ces nominations sont effectives depuis juin 2018.