Amazon reculait jeudi de 2,5% dans les échanges après-Bourse. Le géant du e-commerce prévoit des ventes nettes entre 56 et 60 milliards de dollars au premier trimestre, en dessous du consensus Refinitiv, de 60,77 milliards. Le chiffre d’affaires au quatrième trimestre a progressé de 19,7%, à 72,38 milliards de dollars, grâce à des ventes robustes pendant les fêtes. Amazon continue de croître et d’investir, mais rencontre des difficultés, notamment sur les marchés hors des Etats-Unis. Il doit retirer des produits de son site en Inde, où une nouvelle réglementation interdit aux distributeurs de vendre des produits de sociétés dans lesquelles ils ont des parts.
Le groupe pharmaceutique suisse prévoit une nouvelle croissance de ses résultats cette année, les ventes de ses nouveaux traitements permettant de compenser la concurrence des biosimilaires de ses trois anticancéreux Rituxan, Herceptin et Avastin, qui représentent un chiffre d’affaires annuel de plus de 20 milliards de dollars (17,4 milliards d’euros). Severin Schwan, le directeur général, a déclaré aujourd’hui qu’il anticipait pour 2019 une croissance des ventes et du bénéfice par action «dans la partie basse à moyenne de la plage à un chiffre», grâce à de nouveaux médicaments comme l’Ocrevus contre la sclérose en plaques, le Hemlibra contre l’hémophilie A et les anticancéreux Alecensa et Tecentriq.
Le constructeur européen de turbopropulseurs ATR a annoncé aujourd’hui avoir signé 52 commandes fermes d’appareils en 2018, soit une baisse de plus de moitié par rapport à l’année précédente (113 unités). L’avionneur, détenu à parité par Airbus et l’italien Leonardo, a livré 76 appareils - non loin de son objectif de 80 appareils produits chaque année - ce qui lui a permis de réaliser un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros, stable par rapport à l’année précédente.
Sur la période d’octobre à décembre 2018, troisième trimestre de son exercice 2018/2019, BT a publié aujourd’hui un chiffre d’affaires de 5,98 milliards de livres (6,83 milliards d’euros) et un bénéfice d’exploitation de 1,88 milliard de livres, en baisse respective de 1% et 3% d’un an sur l’autre. Ces résultats dépassent cependant les prévisions des analystes qui anticipaient respectivement 5,93 milliards et 1,82 milliard.
Brookfield Asset Management étudierait la possibilité de déposer une offre d’achat sur KPN, indique Bloomberg. Le fonds canadien aurait approché des fonds de pension néerlandais pour l’aider à financer une telle opération. La capitalisation boursière de l’opérateur de télécoms néerlandais dépasse 10,5 milliards d’euros. Selon Bloomberg, Brookfield AM n’aurait pas encore pris contact avec KPN.
DowDuPont a publié aujourd’hui un chiffre d’affaires inférieur au consensus au quatrième trimestre, pénalisé par des effets de change et la baisse des ventes de produits chimiques utilisés dans les emballages et les liquides de freins. Le groupe américain, qui prévoit de se scinder en trois entités, a fait état d’un chiffre d’affaires stable sur un an, à 20,1 milliards de dollars (17,5 milliards d’euros), alors que les analystes attendaient 20,92 milliards. Son bénéfice par action ajusté est ressorti à 88 cents, en hausse de 6%.
Intel a annoncé jeudi que son directeur général par intérim Robert Swan, 58 ans, était nommé à ce poste à titre permanent. Il avait pris les rênes du groupe à titre temporaire après la démission en juin de Brian Krzanich, suite à une affaire de moeurs. Robert Swan a rejoint le groupe en 2016 en tant que directeur financier, après avoir été pendant neuf ans chargé des finances chez eBay. Todd Underwood, actuel vice-président des finances, devient directeur financier à titre temporaire, le temps de trouver un remplaçant à Robert Swan pour ce poste.
Berry Global, un fabricant de conteneurs, de flacons médicaux et d’adhésifs, a annoncé jeudi envisager une offre sur le britannique RPC, premier fabricant européen d’emballages en plastique. Il viendrait ainsi contrecarrer les visées d’Apollo Global, son ancienne maison-mère: Berry Global avait été acheté en 2006 par Apollo et Graham Partners avant d'être introduit en Bourse en 2012. Le fonds Apollo a en effet fait part la semaine dernière de son intention de racheter RPC pour 3,3 milliards de livres sterling (3,8 milliards d’euros) en numéraire. Selon Reuters, qui cite une source proche du dossier, il n’entend pas relever son offre de 782 pence par action.
Vivendi a annoncé jeudi la finalisation de l’acquisition d’Editis, le deuxième groupe d'édition français. L’accord avec le groupe espagnol Planeta a été conclu le 15 novembre 2018 sur la base d’une valeur d’entreprise de 900 millions d’euros. L’Autorité de la concurrence a autorisé sans conditions l’opération le 2 janvier 2019. Vivendi avait annoncé en juillet dernier être entré en négociations exclusives avec Grupo Planeta pour l’acquisition de 100% du capital d’Editis, pour une valeur d’entreprise de 900 millions d’euros. Editis est propriétaire de 50 maisons d'édition dont Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon et Le cherche Midi. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire de Vivendi, devient également président du conseil d’administration d’Editis, tandis que le directeur général du groupe d'édition, Pierre Conte, a été confirmé à son poste.
L’équipementier télécoms finlandais a publié ce matin au titre du quatrième trimestre 2018 un bénéfice d’exploitation en hausse de 12% à 1,12 milliard d’euros, un niveau légèrement supérieur au consensus qui tablait sur 1,06 milliard. Il a déclaré que les investissements dans les réseaux de téléphonie de cinquième génération (5G) généreraient des revenus au cours des deux prochaines années mais a averti que l’exercice 2019 commencerait lentement avant une accélération attendue au second semestre, en soulignant que le déploiement de la 5G en était à des étapes différentes en fonction des pays.
General Electric a réalisé au quatrième trimestre un bénéfice de 666 millions de dollars (580 millions d’euros) après s'être engagé dans une restructuration qui s'était traduite au trimestre précédent par une charge de 23 milliards de dollars. Le conglomérat industriel américain a fait état aujourd’hui d’un bénéfice des opérations poursuivies de 8 cents par action au quatrième trimestre, contre une perte de 1,29 dollar un an plus tôt. Sur une base ajustée, GE a dégagé un bénéfice de 17 cents.
Elliott Management a porté sa participation dans Telecom Italia (TIM) à 9,4%, contre 8,8% précédemment, montre ce jeudi un avis financier de la Securities and Exchange Commission (SEC), ce qui faisait grimper en fin de matinée de près de 5% le titre de l’opérateur italien en Bourse de Milan. L’investisseur activiste, engagé dans un bras de fer avec le premier actionnaire de TIM, Vivendi, affirme dans cet avis financier que le titre de l’opérateur transalpin est «sous-évalué» et représente une «opportunité d’investissement attrayante».
L’assemblée générale de MBWS s’est tenue calmement ce matin à Paris au lendemain des amendements apportés au plan de recapitalisation sous la pression de l’Adam, mandatée par les minoritaires. Les deux résolutions permettant la recapitalisation ont été adoptées à 89,35% et 93,57%. Cofepp, actionnaire de référence de MBWS, s’est engagé à ne pas exercer plus de 30% des BSA émis dans le cadre de l’option principal, alors qu’il aurait pu monter jusqu’à 47%. Par ailleurs, la durée d’exercice des BSA de long terme est allongée de 27 à 42 mois, afin que les minoritaires puissent « constater les premiers résultats de la stratégie » de Cofepp avant d’exercer leurs bons
Longtemps, les grandes banques ont pu se croire à l’abri des fonds activistes. La réglementation et les exigences en capital qu’elle implique dressaient autour des champions nationaux des remparts infranchissables. Les années de crise financière rendaient les superviseurs hostiles à toute tentative de déstabilisation du système, fût-elle fondée sur une analyse objective des forces et faiblesses d’une entreprise en particulier. Si les prêteurs régionaux américains composaient de longue date avec des actionnaires remuants, l’activisme bancaire n’avait à présenter pour tout fait d’armes en Europe qu’une catastrophe industrielle, la mise aux enchères et le dépeçage d’ABN Amro en 2007 à l’invitation du fonds TCI. Derrière ces hautes murailles, les dirigeants ayant échoué à redresser leurs cours de bourse pouvaient certes prendre la mesure du mécontentement de leurs actionnaires, mais ils restaient maîtres des horloges.
Après Pfizer et Allergan, Novartis a publié hier des prévisions 2019 qui ont laissé les investisseurs sur leur faim. Sanofi dévoilera ses résultats le 7 février.
Revirement ! Treize heures avant l’AG de MBWS, ce matin à Paris, l’Adam a accepté de soutenir la recapitalisation du groupe de spiritueux (l’offre principale) par Cofepp, son premier actionnaire, après avoir obtenu une dilution limitée des minoritaires. Cofepp s’est engagé à ne pas exercer plus de 30% des BSA émis dans le cadre de l’option principale, alors qu’il aurait pu monter jusqu’à 47%. Par ailleurs, la durée d’exercice des BSA de long terme est allongée, de 27 à 42 mois, afin que les minoritaires puissent «constater les premiers résultats de la stratégie» de Cofepp avant d’exercer leurs bons.
Alibaba a publié mercredi un bénéfice net au troisième trimestre de son exercice décalé supérieur aux attentes, en hausse de 33%, à 30,96 milliards de yuans (4,03 milliards d’euros), contre 21,2 milliards attendus par les analystes. Son chiffre d’affaires trimestriel a bondi de 41%, à 117,28 milliards de yuans, comparé aux 83 milliards réalisés un an auparavant mais en deçà du consensus Refinitiv, de 118,9 milliards attendus. Cela est dû à un ralentissement de l’économie chinoise et à la guerre commerciale entre Pékin et Washington.
Flybe Group a jugé invalides les demandes de son premier actionnaire, Hosking Partners, visant à révoquer le président Simon Laffin et à lancer une étude sur le processus de vente de la compagnie aérienne. De même, le projet de résolution pour faire élire Eric Kohn au conseil d’administration n’est pas valide, selon Flybe.
Le titre Boeing clôturait en hausse mercredi, après des résultats au-delà des attentes. Il s’attend à une croissance de 10% de son chiffre d’affaires cette année, grâce aux commandes d’avions engrangées, jusqu’à 905 avions à livrer en 2019, après 806 l’an dernier. Pour 2019, Boeing table sur un bénéfice par action ajusté entre 19,90 et 20,10 dollars, au-delà du consensus FactSet de 18,46 dollars, et sur un chiffre d’affaires de 109,5 milliards à 111,5 milliards de dollars, contre un consensus de 107,3 milliards de dollars. Il prévoit de dégager une marge opérationnelle de 14,5 à 15% dans l’aviation commerciale, pour un chiffre d’affaires de 64,5 à 65,5 milliards de dollars. Sur la division défense, il vise un chiffre d’affaires de 27 milliards de dollars en milieu de fourchette.
L’alliance formée par Renault, Nissan et Mitsubishi est restée en 2018 le numéro un mondial des ventes de voitures et d’utilitaires légers, avec une hausse de 1,4%, à 10,76 millions d’unités. Nissan a vendu 5,65 millions de véhicules, en baisse de 2,8% sur un an. Mitsubishi a accru ses ventes de 18%, à 1,22 million d’unités, et Renault de 3,2%, à 3,88 millions. En incluant les ventes de poids lourds, Volkswagen reste en revanche le premier constructeur mondial : ses ventes, avec ses filiales MAN et Scania, ont progressé en 2018 de 0,9%, à 10,83 millions d’unités, selon les données communiquées par Volkswagen le 11 janvier. Hors poids lourds, ses ventes ont atteint 10,6 millions de véhicules.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) propose au gouvernement une hausse de 5,9% TTC (+7,7% HT) des tarifs régulés de l’électricité à compter du 1er mars. En cause, l’augmentation des prix de l’énergie sur les marchés de gros pour 4,6% TTC, et le doublement des prix des garanties de capacité pour 1,3% TTC, explique l’autorité indépendante. Elle doit délibérer le 7 février prochain. «Le gouvernement, comme la loi l’y autorise, n’appliquera pas ces hausses tarifaires» estimées à 85 euros par an pour un foyer qui se chauffe à l’électricité, a précisé à l’AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire. Au cœur de la crise des Gilets jaunes, en décembre, le gouvernement avait assuré qu’il n’y aurait pas d’augmentation des tarifs de l’électricité et de gaz cet hiver.
Le gouverneur de la Banque d’Irlande, Philip Lane, 49 ans, est le seul candidat en lice pour remplacer Peter Praet, le chef économiste de Banque centrale européenne (BCE), à l’expiration de son mandat en mai. Considéré comme proche des positions du président de la BCE, Mario Draghi, Philip Lane devra préparer les décisions de politique monétaire. Sa candidature doit être approuvée par les ministres des Finances de la zone euro le 11 février, avant sa nomination formelle lors du prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE en mars.
L’Union européenne réfléchit à des propositions qui reviendraient à exclure les équipements du chinois Huawei des réseaux mobiles de prochaine génération (5G), rapporte Reuters, citant quatre haut responsables européens. Bruxelles est encore à un stade très préliminaire, mais semble durcir ses positions en la matière, dans la lignée des Etats-Unis. Plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en tête, redoutent que Pékin n’utilise les infrastructures du premier équipementier télécoms mondial à des fins d’espionnage. Une option envisagée par la Commission européenne est de modifier une loi de 2016 sur la cybersécurité, en incluant les réseaux 5G dans des infrastructures jugées critiques, ou de réviser des règles de marchés publics.
Facebook a gagné 6,4% à 160,12 dollars après Bourse mercredi soir, fort de ses résultats trimestriels. Le nombre d’utilisateurs actifs du premier réseau social mondial a gagné 9% sur le dernier trimestre 2018, à 2,32 milliards. Ses recettes publicitaires ont crû de 30% à 16,64 milliards de dollars; parallèlement, les coûts se sont envolés de 62% à 9,09 milliards, en raison notamment des dépenses allouées au renforcement de la sécurité. Le bénéfice net trimestriel a atteint 6,88 milliards de dollars (2,38 dollars par action), contre 4,27 milliards (1,44 dollar/action) un an plus tôt. Le chiffre d’affaires total du trimestre ressort à 16,91 milliards, contre 12,97 milliards un an auparavant. Les analystes financiers attendaient un bénéfice par action de 2,19 dollars et un chiffre d’affaires de 16,39 milliards de dollars.
Facebook a gagné 6,4% à 160,12 dollars après Bourse mercredi soir, fort de ses résultats trimestriels. Le nombre d’utilisateurs actifs du premier réseau social mondial a gagné 9% sur le dernier trimestre 2018, à 2,32 milliards. Ses recettes publicitaires ont crû de 30% à 16,64 milliards de dollars; parallèlement, les coûts se sont envolés de 62% à 9,09 milliards, en raison notamment des dépenses allouées au renforcement de la sécurité. Le bénéfice net trimestriel a atteint 6,88 milliards de dollars (2,38 dollars par action), contre 4,27 milliards (1,44 dollar/action) un an plus tôt. Le chiffre d’affaires total du trimestre ressort à 16,91 milliards, contre 12,97 milliards un an auparavant. Les analystes financiers attendaient un bénéfice par action de 2,19 dollars et un chiffre d’affaires de 16,39 milliards de dollars.
Microsoft a subi un ralentissement de la croissance de sa division Azure d’informatique dématérialisée («cloud») les trois derniers mois de 2018. Une contre-performance sanctionnée par une baisse de 3% de l’action dans les transactions après Bourse mercredi. Azure, devenue la division phare de Microsoft, a vu la croissance de son chiffre d’affaires revenir à 76%, contre 98% un an auparavant. Le chiffre d’affaires total du groupe a progressé de 12,3% à 32,47 milliards de dollars, pour un bénéfice de 8,42 milliards de dollars (1,08 dollar par action), à comparer à une perte de 6,30 milliards (82 cents/action) un an plus tôt. Le bénéfice par action hors exceptionnels ressort à 1,10 dollar.