Tesla compte lever environ 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) sous forme d’actions nouvelles et de titres de créance. Le constructeur américain de voitures électriques a annoncé jeudi avoir déposé auprès des autorités réglementaires un document à cet effet. Dans les détails, il compte lever 650 millions de dollars en actions nouvelles et 1,35 milliard de dollars par émission de dette, les souscripteurs ayant la possibilité d’acheter 15% supplémentaires de chaque placement, ce qui porterait potentiellement le produit de ces transactions à 2,3 milliards de dollars. Elon Musk, son fondateur et directeur général, doit en outre investir 10 millions de dollars de son propre argent pour acheter des actions.
Le conglomérat américain 3M a fait savoir aujourd’hui qu’il allait acquérir le spécialiste des produits de pointe pour le traitement des plaies Acelity pour 6,7 milliards de dollars (5,98 milliards d’euros), dette comprise. 3M va racheter l’entreprise texane et certaines de ses filiales auprès d’un consortium comprenant le fonds de private equity Apax Partners et les fonds de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada et de l’Office d’investissement des régimes de pension du secteur public du Canada. L’opération devrait être finalisée au second semestre 2019.
La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a désigné jeudi British Steel comme repreneur de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve dans le Nord, en redressement judiciaire depuis novembre 2017. L’offre du sidérurgiste britannique, qui devrait reprendre l’ensemble de l’activité et les 268 salariés, apparaissait comme la plus solide après le désistement, la semaine dernière, de l’italien Calvi Network, celui-ci n’ayant pas réuni les financements nécessaires.
EDF restera un «groupe intégré» même s’il se réorganise à l’avenir, a assuré jeudi son PDG, Jean-Bernard Lévy, devant la commission des Affaires économiques du Sénat. Le PDG doit présenter des propositions au gouvernement à la fin de l’année sur un changement de structure du producteur d'électricité.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé jeudi le versement de deux milliards d’euros à ses actionnaires sous la forme d’un dividende exceptionnel, après la finalisation de la vente de sa filiale d'équipements Magneti Marelli au japonais Calsonic Kansei pour 5,8 milliards d’euros. Le conseil d’administration du constructeur automobile a approuvé ce dividende exceptionnel de 1,30 euro par titre détenu. La vente de Magneti Marelli, spécialisé dans l'éclairage, les systèmes de transmission et les équipements électroniques de pointe, avait été annoncée en octobre.
Entre cinq et six milliards d’euros vont être investis au total dans un projet européen de construction de batteries automobiles, dit «Airbus des batteries», ont annoncé jeudi les ministres français et allemand de l’Economie, Bruno Le Maire et Peter Altmaier. «Pour ce seul projet, ce seront 5 à 6 milliards d’euros qui seront investis pour construire des premières lignes de production», a déclaré M. Le Maire lors d’une conférence de presse avec son homologue allemand et le Commissaire européen à l’Energie Maros Sefcovic.
Dow Inc., entité spécialisée dans la science des matériaux issue de la scission de DowDuPont en trois entités (Dow, DuPont et Corteva Agriscience), a publié jeudi un bénéfice d’exploitation en baisse de 24%, conforme à sa prévision, en raison principalement de la baisse des prix. L’Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) a reculé à 1,92 milliard de dollars, contre 2,54 milliards un an plus tôt. Les ventes nettes ont accusé un repli de 10% à 10,77 milliards, également conforme à la prévision antérieure du groupe.
L’activité du secteur manufacturier s’est contractée pour le troisième mois consécutif en avril dans la zone euro, affectée par l’affaiblissement de la demande mondiale, les tensions commerciales et les inquiétudes autour du Brexit, selon les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI du secteur est ressorti à 47,9 en avril après avoir été estimé à 47,8. Il remonte légèrement après son plus bas de six ans de 47,5 en mars, mais reste sous le niveau de 50 qui délimite contraction et croissance. Le sous-indice de la production manufacturière, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite publié lundi prochain, est remonté à 48,0 contre 47,2 tout en restant lui aussi sous la barre de 50.
Zalando, premier site spécialisé de vente de prêt-à -porter en ligne en Europe, a annoncé aujourd’hui qu’il étendrait son programme de fidélité à la France et à l’Italie dans les 12 prochains mois, tout en confirmant ses objectifs annuels. Son chiffre d’affaires trimestriel, conforme au consensus, a progressé de 15,2% à 1,38 milliard d’euros et son résultat d’exploitation est ressorti à 6,4 millions, contre 0,1 million au premier trimestre 2018.
La biotech française Transgene a signé un accord de recherche collaborative avec AstraZeneca pour codévelopper des immunothérapies oncolytiques issues de la plateforme Invir.IO. Cette plateforme permet de concevoir une nouvelle génération de virus oncolytiques multifonctionnels. Sur cette annonce, Transgene rebondissait de plus de 7% en fin de matinée.
Royal Dutch Shell a annoncé ce matin un bénéfice en recul de 2% au premier trimestre 2019, toutefois largement supérieur aux attentes, la baisse des prix du pétrole et des revenus tirés du raffinage ayant été compensée par la hausse de ceux du gaz naturel liquéfié et de solides activités de négoce. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires, calculé sur la calculé sur la base du coût actuel des fournitures (CCS) et hors éléments identifiés, s’est établi à 5,43 milliards de dollars (4,84 milliards d’euros). Les analystes anticipaient un bénéfice de 4,54 milliards de dollars.
En dépit de perspectives maussades et incertaines pour le marché automobile mondial, Volkswagen a réalisé des résultats solides au premier trimestre et annoncé des prévisions qui ont rassuré les investisseurs. Le constructeur automobile allemand a confirmé jeudi ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2019, en dépit d’un recul de son résultat d’exploitation (Ebit) de 7% au premier trimestre, à 3,9 milliards d’euros. Ce recul s’explique par le passage d’une provision supplémentaire d’un milliard d’euros pour risques juridiques, dans le cadre des suites du Dieselgate. Malgré cet élément, Volkswagen est parvenu à rester proche du consensus des analystes, établi à 3,92 milliards d’euros, en raison d’une maîtrise des coûts et d’un mix produit plus favorable. La comparaison avec d’autres groupes comme Daimler, qui a enregistré une baisse de 30% de son bénéfice opérationnel ajusté, est également flatteuse.
Legrand cédait plus de 4% en fin de matinée après la publication de ses résultats trimestriels, jugés décevants par le marché. «Les résultats de Legrand au premier trimestre sont décevants surtout au regard des bons chiffres affichés par ses pairs», note JP Morgan. Le groupe limougeaud a enregistré une hausse de 5,1% de son résultat opérationnel ajusté à 305 millions d’euros, soit une marge de 19,8% (avant acquisitions), en recul de 0,3 point. En effet, le chiffre d’affaires a crû de 7,3% (+2,9% en organique) à 1,55 milliard d’euros. Le bénéfice net progresse de 8,6% à 190 millions d’euros.
S’il est un terrain sur lequel le monde de Macron tient solidement à l’ancien monde, c’est celui du cadrage des finances publiques. Entre les annonces faites jeudi 25 avril et celles qu’auraient pu faire l’un de ses prédécesseurs, on aurait peine à trouver une différence de fond. Pour lui, la bonne manière de mettre fin au défi des « gilets jaunes » passe par un coup de pouce aux revenus des classes moyennes, via une réduction de 5 milliards de l’impôt sur le revenu, un soutien aux petites retraites, par la ré-indexation des pensions inférieures à 2.000 euros, le maintien d’une prime annuelle défiscalisée, enfin le renoncement implicite à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Une injection de pouvoir d’achat d’un niveau proche de celle déjà consentie fin 2018 et le renoncement à la restructuration de la fonction publique constituent donc le volet économique du discours présidentiel. Le coût des mesures décidées depuis le déclenchement du mouvement social reste à chiffrer, sans doute proche de 20 milliards. Son mode de financement est laissé aux bons soins du gouvernement, c’est-à-dire dans un flou qui, depuis des décennies, reste la meilleure façon en France de ne pas parler d’une augmentation du déficit public.
Le taux de rejet des résolutions portant, lors de la dernière assemblée générale de Scor, sur la rémunération du PDG Denis Kessler. Résolutions adoptées, donc, à une courte majorité. Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? Le conseil d’administration du réassureur « se réjouit profondément » d’une « vive opposition » à une « tentative de déstabilisation menée par le fonds activiste Ciam ». Ce dernier, soutenu par les cabinets de conseil en vote ISS, Glass Lewis et Proxinvest, pestait contre une rémunération trop élevée et mal structurée. Le fonds voit dans ce vote une validation de sa croisade pour « réformer en profondeur la gouvernance de Scor ». La proposition de Ciam de séparation des fonctions de président et de directeur général a reçu un soutien plus limité de 25 % des votes.
Un moyen de communication révolutionnaire vient de faire son apparition chez Revolut : le téléphone. La fintech britannique, qui se piquait de répondre aux demandes pressantes de ses clients uniquement par le biais de messages instantanés, vient de s’apercevoir qu’un bon vieux coup de fil permettait parfois de régler plus rapidement les problèmes. Tom Hambrett, son secrétaire général, l’a reconnu le 24 avril dans un entretien au FT. Revolut n’en est pas encore à ressusciter le Minitel et le pneumatique, mais cette concession témoigne d’un début de contrition au sein de la néobanque, publiquement mise en cause ces derniers mois pour sa communication agressive, des pratiques de conformité perfectibles, et une ambiance de travail digne des grandes heures du stakhanovisme.
Le distributeur allemand vise 110 à 130 millions d’euros d’économies sur son exercice 2020-2021. Les coûts de mise en œuvre s’élèveront entre 150 à 170 millions d’euros.
Olivier Brandicourt, le directeur général de Sanofi, a annoncé mardi lors de l’AG du groupe pharmaceutique que trois services support qui devaient être délocalisés en Hongrie allaient finalement rester en France. Il a en revanche confirmé le projet de transférer à Budapest les activités de comptabilité et de gestion du personnel. «Il s’agit de créer une plateforme européenne avec des employés qui ne seront que des employés Sanofi», a expliqué le directeur général, sans détailler le nombre de postes concernés. «Les projets seront mis en oeuvre sur la seule base du volontariat» et «il ne sera procédé à aucun licenciement économique dans le cadre de ces projets», a assuré Olivier Brandicourt. Interpellé par le délégué central du syndicat CGT Yannick Bodin, Olivier Brandicourt a insisté sur «l’impérieuse nécessité d’accélérer (la) transformation» du groupe. «Il faut continuer à (...) améliorer notre niveau de performance afin de maintenir notre croissance durable», a-t-il dit, en rappelant qu’un plan a été lancé en décembre visant à «accélérer la simplification de la structure» et «concentrer les ressources sur les activités prioritaires».
Grâce à une nouvelle émission obligataire de 2,8 milliards d'euros et en puisant dans sa trésorerie, le groupe refinance ou rembourse 3,6 milliards de dette.
Thomas Cook a fixé au 7 mai la date limite pour les manifestations d’intérêt pour son activité de transport aérien, selon Reuters, qui cite des sources. Indigo Partners et Lufthansa figurent parmi les candidats éventuels. IAG, EasyJet, et les sociétés de capital-investissement KKR et Apollo ont aussi manifesté leur intérêt. Le groupe britannique, lourdement endetté, a mis en vente son segment aérien en février après deux avertissements sur résultats en 2018. Il comprend sa filiale allemande Condor et des filiales britannique, scandinave et espagnole.
Boeing a nommé mercredi Michael Luttig au nouveau poste de conseiller spécial auprès du PDG Dennis Muilenburg et du conseil d’administration, le constructeur aéronautique étant confronté à sa plus grave crise après deux accidents mortels impliquant des appareils de type 737 MAX. Brett Gerry, président de Boeing Japan depuis 2016, succédera à Michael Luttig en tant que «general counsel». Lors de l’assemblée générale du groupe lundi, la motion visant à dissocier les deux rôles de Dennis Muilenburg, qui est à la fois président du conseil d’administration et directeur général de Boeing, a été rejetée par les actionnaires.
L’activité manufacturière chinoise a progressé à un rythme inférieur aux attentes en avril, sous l’effet notamment d’un nouveau repli des nouvelles commandes à l’exportation, montre l’enquête Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI manufacturier ainsi calculé est tombé à 50,2 en avril, après son plus haut de huit mois en mars (50,8), alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une progression à 51,0. Les commandes à l’exportation ont reculé pour un onzième mois consécutif, mais à un rythme plus modéré.
L’action Apple grimpait mercredi en Bourse, pour clôturer en hausse de 5,06%, à 210.82 dollars. Cela porte à plus de 34% sa progression depuis le début de l’année. Avec environ 989 milliards de dollars (880 milliards d’euros) de capitalisation, Apple se rapproche de la barre de 1.000 milliards, mais sans rattraper Microsoft. Au moins huit intermédiaires ont relevé leur objectif de cours après les annonces d’Apple, qui a notamment dit anticiper un chiffre d’affaires de 52,5 à 54,5 milliards de dollars au troisième trimestre. Mardi, la marque à la pomme avait annoncé un résultat net en recul de 16%, à 11,56 milliards d’euros, au cours du trimestre clos fin mars, et un chiffre d’affaires en baisse de 6%, à 58,02 milliards, mais au-dessus des attentes des analystes, qui tablaient sur un chiffre d’affaires trimestriel de 57,54 milliards de dollars et sur un résultat net de 11,15 milliards.
HSBC a remanié la direction de sa banque de financement, selon un document interne cité par Reuters. Patrick Nolan a été nommé responsable mondial de la banque d’affaires, tandis qu’Hugo Heath prendra la vice-présidence de la banque de financement. Dans cette nouvelle organisation, Peter Enns et Matthew Wallace deviennent les co-responsables mondiaux de l’activité «coverage». La première banque européenne en termes d’actifs avait recruté en février Greg Guyett, ancien banquier de JPMorgan, au poste de co-responsable de ses activités de banque de financement, pour soutenir la croissance de certains segments d’activités.
London Stock Exchange Group a publié mercredi un bénéfice au premier trimestre en hausse de 5% à 546 millions de livres (635 millions d’euros), ses activités de compensation et de services d’information ayant connu une croissance dynamique, de respectivement 14% et 6%, malgré un contexte qualifié de difficile. L’opérateur de la Bourse de Londres a cependant fait état d’un ralentissement de son activité de marchés de capitaux, dont le chiffre d’affaires a reculé de 9%. Les analystes attendaient un bénéfice total des opérations poursuivies de 549 millions de livres, selon LSE.