Carlos Ghosn a quitté le centre détention de Tokyo jeudi, le tribunal du district de Tokyo ayant accepté peu avant la demande de libération sous caution du président déchu de Nissan et de Renault. Il avait de nouveau été arrêté le 4 avril en raison de soupçons d’enrichissement personnel au détriment de Nissan. Carlos Ghosn avait auparavant versé une caution de 500 millions de yens (4 millions d’euros environ), selon le tribunal de Tokyo. L’appel du parquet contre la décision de le libérer a été rejeté plus tôt dans la journée.
Barclays a fait état jeudi d’une baisse de 10% de ses profits au premier trimestre, conformément aux attentes des analystes, du fait d’une baisse des résultats de sa division de banque d’investissement, pénalisée par les conditions de marché.
Le fonds spéculatif Harris Associates a acquis 1% supplémentaire du capital de Ryanair, ce qui porte sa participation totale à 7,02%, a annoncé jeudi la compagnie aérienne à bas coûts dans un document réglementaire. Harris, filiale du français Natixis Global Asset Management, détient désormais 79,5 millions d’actions Ryanair, d’une valeur d’environ 946,6 millions d’euros sur la base du cours de clôture de 11,90 euros du titre mercredi. Le fonds, basé aux Etats-Unis, détenait précédemment 6,01% de la compagnie irlandaise. Il avait initialement acquis une participation de 3,07% dans Ryanair en août. L’action Ryanair gagnait 1,5% à Londres vers 10h00 heure locale.
Bayer a publié ce matin un excédent brut d’exploitation (Ebitda) trimestriel en hausse de 45% 4,19 milliards d’euros grâce à l’acquisition du fabricant américain de semences Monsanto, mais le risque juridique lié à cette opération s’est accru. Le nombre des plaignants qui réclament des dommages et intérêts à Monsanto en affirmant que son herbicide au glyphosate a provoqué leur cancer s'établit désormais à 13.400 contre 11.200 en janvier.
Hermès International a nettement accéléré le pas au premier trimestre 2019 grâce à une très forte demande en Chine et dans sa division phare, la maroquinerie. Les ventes du fabricant des sacs Kelly ont progressé de 11,6% à taux de change constants en début d’année, après une hausse de 9,6% au dernier trimestre de 2018 et de 10,4% sur l’ensemble de l’exercice précédent. Les ventes ont grimpé de 16,9% en Asie Pacifique, portées par le nouvel an chinois, et par une «progression à deux chiffres également» à Hong Kong, Taiwan et Macao.
Nokia a publié ce matin une perte inattendue au titre du premier trimestre 2019, qu’il explique par la rude concurrence dans le secteur des équipements de réseaux, sa principale activité. Sa perte d’exploitation s’élève à 59 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année contre un bénéfice de 239 millions un an plus tôt. Les analystes attendaient un bénéfice compris entre 175 et 457 millions d’euros. Le groupe a néanmoins confirmé ses prévisions, annoncées en janvier, d’un marché «stagnant» en 2019, d’un bénéfice par action compris entre 0,25 et 0,29 euro pour 2019 et dans une fourchette de 0,37 à 0,42 euro en 2020.
Les distributeurs britanniques Sainsbury et Asda, filiale de l’américain Walmart, ont renoncé jeudi à se rapprocher, après que l’autorité britannique de la concurrence, la Competition and Markets Authority (CMA), a bloqué leur projet, annoncé voilà près d’un an. Le régulateur a déclaré qu’une fusion entre les deuxième et troisième distributeurs du Royaume-uni entraînerait «une diminution sensible de la concurrence sur un certain nombre de marchés» locaux et «a donc décidé d’interdire la fusion dans sa globalité». Sainsbury conteste cette analyse, déclarant que ce verdict ne tenait pas compte de la nature «dynamique et hautement concurrentielle» du marché britannique de la distribution alimentaire.
PSA est resté pénalisé en ce début d’année par ses activités hors d’Europe, notamment par l’arrêt de sa production en Iran, qui ont contribué à faire baisser de 1,1% son chiffre d’affaires au premier trimestre à 17,976 milliards d’euros - proche du consensus d’analystes réalisé par Infront Data pour Reuters, qui donnait 17,986 milliards. «Sur le trimestre écoulé, comme déjà au quatrième trimestre 2018, nous avons rencontré des défis à l'étranger», a souligné, Philippe de Rovira, le directeur financier du constructeur automobile au cours d’une téléconférence avec les analystes. La hausse du mix produit (+2,3%) et des prix (+1,3%), reflet du succès de nouveautés comme le SUV Peugeot 3008 et de la montée en gamme du groupe, a été éclipsée par les effets volume (-1,1%), changes (-0,8%) et surtout par les ventes aux partenaires (-2,7%).
Le Starbucks chinois s’attaque à Wall Street. Luckin Coffee, créé il y a moins de deux ans, a déposé le 22 avril son dossier d’introduction en bourse aux Etats-Unis. La société souhaiterait y lever entre 500 et 800 millions de dollars, selon des indiscrétions. En matière de start-up à la croissance exponentielle, difficile de faire mieux : déjà la tête de 2.370 magasins dans 28 villes chinoises, l’entreprise prévoit d’en ouvrir 2.500 de plus cette année afin de déloger Starbucks de la place de numéro un en Chine. Les pertes sont à l’avenant – 475 millions de dollars l’an dernier, presque 4 fois le chiffre d’affaires – ce qui n’empêche pas Luckin de viser une valorisation de 4 à 5 milliards. Il faut dire que le nombre de tasses de café vendues en Chine doit passer de 8,8 milliards l’an dernier à 15,7 milliards en 2023.
Le patron du groupe, Jean-Marc Chéry, explique à Agefi-Dow Jones pourquoi il prévoit une reprise du marché des semi-conducteurs au second semestre de 2019.
Grâce à la croissance des ventes de ses équipements de construction et d’exploitation minière en Amérique du Nord, son plus grand marché, le leader mondial des engins de chantier a fait état mercredi d’un bénéfice ajusté de 2,94 dollars par action sur les trois premiers mois 2019, contre 2,82 dollars un an plus tôt et un consensus de 2,85 dollars. Le groupe américain anticipe désormais un bénéfice par action annuel compris entre 12,06 et 13,06 dollars, contre une prévision précédente allant de 11,75 à 12,75 dollars.
Le spécialiste américain de l’autopartage entre particuliers Getaround a annoncé mercredi l’acquisition pour 300 millions de dollars (268 millions d’euros) du français Drivy, qui lui permet de s’implanter en Europe et de se présenter comme la première plate-forme d’autopartage mondiale. Getaround, financé notamment par le conglomérat nippon SoftBank, précise que cette opération lui permet d'étendre sa présence actuelle dans 140 villes américaines à 170 villes en Europe. Fondé en 2010 par Paulin Dementhon, Drivy est la principale plate-forme d’autopartage en Europe avec 55.000 voitures accessibles dans six pays et une communauté de 2,5 millions d’utilisateurs.
Le conseil d’administration d’EssilorLuxottica a annoncé mercredi avoir voté contre des projets de résolutions soumis par des actionnaires pour l’assemblée générale du 16 mai. Il estime qu’ils «seraient en violation des accords de rapprochement et susceptibles de perturber les activités du conseil d’administration», selon un communiqué. Ils avaient été soumis d’une part par Valoptec, qui représente les salariés, et proposait un nouvel administrateur, et d’autre part par certains investisseurs institutionnels. Le numéro un mondial du secteur, né de la fusion l’an dernier entre le géant français des verres optiques Essilor et le lunetier italien Luxottica, se retrouve au coeur d’une grave crise de gouvernance.
Plus de 400 millions d’euros ont été déjà rassemblés par les quatre collecteurs retenus par le ministère de la Culture pour les dons de particuliers et d’entreprises en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris. La Fondation Notre-Dame (FND), association caritative catholique, a eu le plus de dons avec 211,3 millions d’euros, de 32.000 donateurs. La Fondation du patrimoine a collecté 164 millions d’euros. De son côté, la Fondation de France a reçu 50.000 dons pour 25 millions d’euros, dont 75% d’entreprises. Enfin, le Centre des monuments nationaux (CMN) a recueilli 3 millions d’euros. Le total des dons ou promesses de dons dépasserait les 800 millions d’euros. Par ailleurs, la Cour des comptes a annoncé mercredi qu’elle contrôlerait les fonds collectés.
Microsoft a gagné 3% dans les échanges d’après-Bourse mercredi, grâce aux résultats de son troisième trimestre clos fin mars: son bénéfice net a progressé à 8,81 milliards de dollars (7,90 milliards d’euros), soit 1,15 dollar par action, contre 7,42 milliards ou 96 cents par action un an plus tôt. Le bénéfice par action ressort à 1,14 dollar, contre un consensus de 1,00 dollar selon IBES Refinitiv. Le chiffre d’affaires a progressé de 14% à 30,57 milliards de dollars, dépassant lui aussi le consensus qui était à 29,84 milliards. La division «intelligent cloud», qui comprend la plate-forme de services Azure, a réalisé un chiffre d’affaires de 9,65 milliards d’euros, au-delà du consensus de 9,28 milliards, soit une croissance de +73%.
Facebook a publié mercredi un chiffre d’affaires en hausse de 26% à 15,08 milliards de dollars (13,54 milliards d’euros) au premier trimestre, dépassant aussi l’estimation moyenne des analystes qui était à 14,98 milliards. Le bénéfice net a reculé à 2,43 milliards de dollars, soit 85 cents par action, contre 4,99 milliards (1,69 dollar/action) un an plus tôt. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 1,63 dollar. Ce résultat tient compte de frais légaux de 3 milliards de dollars en lien avec l’enquête de la Federal Trade Commission (FTC), qui porte sur sa gestion des données personnelles d’utilisateurs dans l’affaire Cambridge Analytica. Il a atteint 2,38 milliards d’utilisateurs actifs mensuels.
Carrefour a accéléré le pas au premier trimestre: si ses ventes ont reculé de 3,0% à 20,02 milliards d’euros en données publiées, contre un consensus Reuters de 20,09 milliards, hors taux de change, effets calendaires et à magasins comparables, la croissance est ressortie à 2,7%. Surveillés à la loupe, les hypermarchés français ont stabilisé leurs ventes (+0,1%), alors qu’ils avaient perdu 2,2% au dernier trimestre 2018, en plein mouvement des «Gilets jaunes». Sorti de la déflation alimentaire, le Brésil (+6,6%) est resté très solide, tandis que la baisse s’est poursuivie en Espagne et en Italie. La Chine poursuit son inexorable recul. Par ailleurs, Bernard Arnault sera remplacé par son fils Alexandre au conseil d’administration.
Ford Motor a annoncé investir 500 millions de dollars (446,7 millions d’euros) dans Rivian Automotive, une start-up américaine de véhicules électriques. Le groupe automobile américain va utiliser le châssis de Rivian pour construire un nouveau véhicule destiné à l’Amérique du Nord. Ni le modèle ni le calendrier de sortie n’ont été précisés. Fondé en 2009 et basé dans le Michigan, Rivian a levé plus de 1,5 milliard de dollars auprès des investisseurs. Selon le site Dealroom.com, la start-up est valorisée entre 5 et 7 milliards de dollars. Amazon a annoncé en février un investissement de 700 millions de dollars dans Rivian.
Le spécialiste américain de l’autopartage entre particuliers Getaround a annoncé aujourd’hui l’acquisition pour 300 millions de dollars (268 millions d’euros) du français Drivy, qui lui permet de s’implanter en Europe et de se présenter comme la première plate-forme d’autopartage mondiale. Getaround, financé notamment par le conglomérat nippon SoftBank, précise que cette opération lui permet d'étendre sa présence actuelle dans 140 villes américaines à 170 villes en Europe.
Grâce à la croissance des ventes de ses équipements de construction et d’exploitation minière en Amérique du Nord, son plus grand marché, le leader mondial des engins de chantier a fait état aujourd’hui d’un bénéfice ajusté de 2,94 dollars par action sur les trois premiers mois 2019, contre 2,82 dollars un an plus tôt et un consensus de 2,85 dollars. Le groupe américain anticipe désormais un bénéfice par action annuel compris entre 12,06 et 13,06 dollars, contre une prévision précédente allant de 11,75 à 12,75 dollars.
Dassault Systèmes a confirmé aujourd’hui ses objectifs annuels hors effets devises, et les a légèrement relevé en termes de montants, notamment pour tenir compte de gains de change du premier trimestre. Le groupe prévoit de dégager pour l’ensemble de 2019, en données non IFRS, un chiffre d’affaires en progression de 10% à 11% à changes constants, soit compris entre 3,84 et 3,87 milliards d’euros, un bénéfice net par action compris entre 3,4 et 3,45 euros, en progression de 9% à 11%, et une marge opérationnelle de l’ordre de 32% à 32,5%.
Le constructeur suédois de poids lourds a annoncé aujourd’hui un résultat d’exploitation trimestriel supérieur aux attentes à la faveur d’une hausse de ses prix et de moindres contraintes dans ses chaînes d’approvisionnement qui lui ont permis de gagner en efficacité. Son bénéfice d’exploitation ajusté est ressorti à 12,7 milliards de couronnes suédoises (1,21 milliard) d’euros contre 8,30 milliards d’euros un an auparavant et 10,19 milliards attendu en moyenne par le consensus. Le groupe détenteur des marques Volvo, Mack, Renault et UD Trucks, a confirmé ses objectifs pour l’ensemble de l’année 2019.
Nissan Motor a émis mercredi son deuxième avertissement pour son exercice annuel 2018-19, qui s’est achevé le 31 mars. Le constructeur japonais a abaissé sa prévision de résultat opérationnel annuel de 29,3%, à 318 milliards de yens (2,54 milliards d’euros), par rapport à l’estimation déjà revue en baisse de 450 milliards fournie en février. En 2017-18, Nissan avait dégagé un résultat opérationnel de 574,8 milliards. Le groupe table désormais sur une marge opérationnelle de 2,7%, alors qu’il visait auparavant une marge de 3,9%. La prévision de chiffre d’affaires de Nissan pour l’ensemble de l’exercice a été réduite de 26 milliards de yens à 11.570 milliards et celle du résultat net de 91 milliards de yens, à 319 milliards.
Le titre du fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a gagné jusqu'à 3,6% à 16,60 euros mercredi après la publication de résultats pourtant inférieurs aux attentes des analystes au titre du premier trimestre. Les investisseurs saluent la confirmation d’une reprise imminente de la croissance. Pour le deuxième trimestre, le groupe prévoit, au point médian, un chiffre d’affaires en amélioration de 2,4% par rapport aux revenus du trimestre précédent, plus ou moins 350 points de base (pb), avec une marge brute d’environ 38,5% (plus ou moins 200 pb). Les analystes de JPMorgan estiment que la croissance accélérera encore plus vite au second semestre. Ils ont calculé que les revenus devraient progresser de 29,7% au second semestre par rapport au premier.