Le groupe français de médias et de divertissement, contrôlé par Vincent Bolloré, a publié hier sur les six premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 7,35 milliards d’euros, en hausse de 6,7%, propulsé par le bond de 18,6% des revenus de sa filiale Universal Music Group, première maison de disques mondiale, dont la procédure d’ouverture du capital a franchi une nouvelle étape avec le recrutement de plusieurs banques conseils. Le résultat opérationnel ajusté (Ebita) de Vivendi a progressé de 27,6% pour atteindre 718 millions et le résultat net part du groupe a été multiplié par plus de trois à 520 millions.
L'équipementier automobile français a confirmé hier le projet de cession d’un ensemble immobilier de bureaux à Sofiparc, filiale à 100% de Burelle SA, elle-même actionnaire de contrôle de Plastic Omnium à 58,8%, pour un montant final de 128,5 millions d’euros. Ce projet avait été autorisé par le conseil d’administration de Plastic Omnium le 18 juillet dernier sur la base d’une expertise indépendante. La transaction devrait être finalisée avant la fin de l’année 2019. Le produit de la vente servira à renforcer la structure financière de Plastic Omnium.
Le laboratoire pharmaceutique a annoncé hier une croissance semestrielle de 19,3% de son résultat net à 293 millions d’euros, grâce au dynamisme de sa division de médecine de spécialité. Le groupe familial français a vu son chiffre d’affaires augmenter de 15,5% à données publiées et de 14,3% à 1,23 milliard à change et périmètre constants. Pour 2019, Ipsen anticipe une progression des ventes supérieure à 14% à change et périmètre constants, contre une prévision initiale de +13%. Il table sur une marge opérationnelle des activités d’environ 30%, incluant l’impact de l’acquisition de Clementia, mais hors investissements supplémentaires dans la R&D.
Apple a annoncé hier soir l’acquisition de l’activité de puces pour smartphones d’Intel pour un milliard de dollars (897 millions d’euros), quelques mois après l’annonce par Intel de son retrait des puces pour modems de cinquième génération. L’opération permettra au fabricant de l’iPhone de détenir plus de 17.000 brevets de téléphonie mobile et 2.200 salariés d’Intel passeront à la firme à la pomme. La cession devrait être finalisée au dernier trimestre 2019, ont précisé les deux groupes.
Le distributeur, qui a prévenu qu'il ne verserait pas de dividende en 2020, vise une dette nette inférieure à 1,5 milliard d'euros en France à fin 2020.
INTERNATIONAL Si le marché français a vu ses volumes chuter en matière de fusions-acquisitions au premier semestre 2019 sur un an, la France s’est néanmoins distinguée par son dynamisme à l’étranger. D’après un rapport du cabinet Allen & Overy, elle se hisse au deuxième rang des nations acquéresses transfrontalières sur les six premiers mois de l’année en valeur, avec 41,7 milliards de dollars pour 340 opérations réalisées. Parmi les plus importantes, se trouve notamment l’acquisition des actifs africains d’Anadarko par Total pour 8,8 milliards de dollars, ou encore l’acquisition de Clarion par Faurecia pour quelque 1,2 milliard d’euros. Les Etats-Unis restent loin devant, avec plus de 100 milliards de dollars déployés à l’étranger pour 1.146 transactions.
Casino poursuit sa cession d’hypermarchés. Le distributeur va céder trois hypermarchés Géant Casino – à Marmande, à Onet-le-Château et à Béziers – pour un total de 42 millions d’euros. Ces magasins ont représenté en 2018 un chiffre d’affaires hors taxes d’environ 76 millions d’euros et une perte opérationnelle courante d’environ 2 millions. Les murs et le fonds de commerce seront cédés à un professionnel du secteur, à un associé Système U et à un adhérent Leclerc.
Grâce à une demande toujours soutenue en Chine, LVMH a publié hier des résultats semestriels portés par les performances explosives de Louis Vuitton et Christian Dior qui ont permis à la division mode-maroquinerie de signer une progression historique au deuxième trimestre. Au total, les ventes du numéro un mondial du luxe ont atteint 25,08 milliards d’euros au premier semestre 2019, en hausse de 15% en données publiées et de 12% à taux de change constants. Son résultat opérationnel courant a progressé de 14% à 5,29 milliards. Le résultat net a augmenté de 9% à 3,26 milliards et un acompte sur dividende de 2,20 euros sera versé aux actionnaires le 10 décembre.
Deutsche Börse a confirmé hier ses objectifs pour l’exercice 2019 après avoir publié un bénéfice net en hausse de 27% à 267 millions d’euros au deuxième trimestre. La hausse du revenu net d’intérêts générés par les activités bancaires a gonflé le résultat tandis que la volatilité sur les marchés actions a stimulé les revenus du trading, a précisé l’opérateur boursier allemand. Son bénéfice par action est cependant ressorti à 1,46 euro, en deçà du consensus moyen à 1,49 euro. Le chiffre d’affaire net a augmenté de 6% d’un an sur l’autre à 724,8 millions d’euros, contre un consensus de 726 millions.
Boeing a fait état hier de sa plus importante perte trimestrielle en une décennie, en raison d’une charge déjà annoncée de cinq milliards liée à l’immobilisation à travers le monde du 737 MAX à la suite de deux catastrophes aériennes. Sa perte a atteint 2,94 milliards de dollars (2,64 milliards d’euros) contre un bénéfice de 2,20 milliards de dollars un an plus tôt. Les ventes ont plongé de 35% à 15,75 milliards de dollars, sous le consensus qui tablait sur 18,55 milliards. Lors d’une conférence téléphonique, le PDG Dennis Muilenburg a déclaré que le groupe envisageait de réduire sa production actuelle de 42 Boeing 737 par mois, voire de la suspendre le cas échéant. A ce stade, la crise du 737 MAX a coûté plus de 8 milliards de dollars au constructeur aéronautique américain. Ce dernier a également annoncé un nouveau retard dans son programme 777X en raison d’un problème de moteur, repoussant le premier vol à début 2020.
Pénalisé par la chute des prix du manganèse et du nickel, le groupe minier et métallurgique a annoncé hier que, dans l’hypothèse d’un maintien des conditions de marché de juin - plus dégradées qu’en début d’année -, son excédent brut d’exploitation (Ebitda) serait inférieur à celui de 2018 sur l’ensemble de l’exercice, alors qu’il visait précédemment un niveau proche de celui de l’année écoulée. Le groupe accuse une perte nette semestrielle de 37 millions d’euros (contre un bénéfice de 94 millions à fin juin 2018), avec un résultat opérationnel courant de 169 millions d’euros (-43%), un Ebitda de 307 millions (-29%) et un chiffre d’affaires stable de 1,8 milliard.
Cruise, la division spécialisée dans la voiture autonome de General Motors (GM), a annoncé hier le report du lancement commercial de ses véhicules au-delà de 2019 en raison de tests supplémentaires. Dans un message publié sur un blog, le directeur général Dan Ammann a précisé que la société allait effectuer de nouveaux essais à San Francisco et qu’elle travaillait avec Honda Motor et General Motors pour développer des véhicules sans conducteur dans ce dessein.
Vallourec a publié hier des résultats en nette amélioration au premier semestre 2019, marqués par un résultat brut d’exploitation de 169 millions d’euros (contre 18 millions un an plus tôt) et un chiffre d’affaires en hausse de 14% à 2,1 milliards. Sa consommation de trésorerie a fortement diminué (-143 millions à fin juin 2019 contre -418 millions). Le producteur de tubes en acier sans soudure a confirmé ses objectifs annuels et indiqué que l’application de nouveaux tarifs douaniers en Chine, qui affecte une part importante des tubes produits en Allemagne pour le marché chinois de l'énergie électrique conventionnelle, rendait désormais la cession de cette activité «peu probable».
Le prix de gros de l’électricité s’est stabilisé hier autour de 52 euros/MWh sur Epex Spot, après avoir gagné 10% mardi à cause de la canicule et du temps sec qui a imposé l’arrêt de certains réacteurs nucléaires par EDF comme à Saint-Alban dans le Rhône et Golfech dans le Tarn-et-Garonne. «Le temps sec limite son utilisation de l’eau de rivière pour refroidir les réacteurs alors que, en même temps, la demande d’électricité atteint un maximum à cause de l’utilisation de la climatisation, rappelle Paolo Coghe, fondateur de la société de recherche Acousmatics. Le prix de l’électricité ‘day-Ahead’, du jour pour une livraison le lendemain, a aussi augmenté parce que la canicule est partout la même en Europe, limitant l’importation d’électricité moins chère en provenance d’Allemagne par exemple.» RTE a indiqué que le pic de demande actuel dépasse de 8% la normale saisonnière. Les producteurs étudient les technologies qui permettraient d’atténuer l’effet des canicules à l’avenir.
Vernon Hill a fait savoir hier qu’il allait démissionner de son poste de président exécutif de la banque britannique en difficulté, qu’il a cofondée voici près de 10 ans. Celui-ci «estime que la banque a maintenant atteint une taille pour laquelle il est approprié de nommer un président indépendant» a expliqué Metro Bank dans un communiqué. Vernon Hill, qui a réaffirmé sa volonté de ne pas quitter la banque, a l’intention de demeurer au conseil d’administration en tant qu’administrateur non dirigeant. Le groupe bancaire a également publié après Bourse un bénéfice récurrent avant impôts en chute de 44% à 13,6 millions de livres (15,2 millions d’euros) et confirmé la vente d’un portefeuille de prêts hypothécaires d’une valeur de 521 millions de livres au fonds américain Cerberus. Ceci entraînera une perte de 1,8 million de livres au troisième trimestre.
Jeff Smith, responsable mondial des ressources humaines deBlackRock, quitte la société américaine d’investissement après avoir omis de se conformer aux normes de conduite de l’entreprise, a déclaré hier le directeur général, Larry Fink, sans préciser la nature des faits qui lui sont reprochés. Le vice-président de BlackRock, Rob Fairbairn Smith, occupera ce poste à titre intérimaire jusqu’à ce qu’un remplaçant soit trouvé. Jeff Smith, âgé de 49 ans, a passé plus de 10 ans au sein de la société de gestion. Il a auparavant été directeur adjoint du développement du personnel chez Time Warner.
Le diffuseur italien a fait état hier soir d’un bénéfice net plus que doublé au premier semestre, à 109 millions d’euros, grâce à la réduction des coûts liés aux droits du football et à son activité de télévision payante. Le bénéfice d’exploitation du groupe milanais, contrôlé par la famille de l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi et dont Vivendi détient 28,8%, s’est établi à 192 millions d’euros, en hausse de 55% par rapport à la même période en 2018, selon des chiffres préliminaires. Le groupe publiera ses résultats semestriels définitifs le 30 septembre.
Grâce à la vigueur de ses ventes d’utilitaires et de SUV à fortes marges aux Etats-Unis, le constructeur automobile américain a publié hier soir un bénéfice d’exploitation stable à 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) au titre du deuxième trimestre 2019 et a maintenu ses prévisions d’amélioration de sa rentabilité pour l’ensemble de l’exercice, alors qu’il commence à restaurer ses comptes à l'étranger après des années de pertes. Le bénéfice par action ajusté, qui exclut les éléments exceptionnels, est ressorti à 28 cents, alors que les analystes s’attendaient à un résultat de 31 cents.
Le groupe chinois prend 5% du capital du constructeur allemand, sécurisant ainsi sa coentreprise avec Daimler pour l’assemblage de Mercedes-Benz en Chine
Servier a émis hier un placement privé inaugural de 405 millions de dollars (363 millions d’euros) sur le marché de la dette privée USPP, en 4 tranches de maturités : 7, 10, 12 et 15 ans, avec une sursouscription de plus de quatre fois et des maturités particulièrement longues à 12 et 15 ans. Cette émission, menée par Société Générale, s’inscrit dans le cadre du refinancement du crédit syndiqué mis en place en août 2018 lors de l’acquisition de la branche oncologie de Shire. Cette opération permet au laboratoire pharmaceutique français d’accompagner son développement sur le marché américain. «Cette première transaction sur le marché des placements privés US (USPP) […] dote le groupe d’un socle de financement long terme répondant à ses ambitions de développement», a déclaré Dominique Brissy, vice-président exécutif Finance et Systèmes d’Information de Servier. Le groupe français envisage d’avoir recours à nouveau à ce type de financement.
Le gouvernement invoque la sécurité nationale pour lancer une enquête approfondie sur le rachat de l'opérateur de satellites par un consortium de fonds.
Sanofi vient de signer un accord avec Roche en vue d’obtenir les droits exclusifs de Tamiflu, pour la prévention et le traitement de la grippe, sur le marché américain de l’automédication. Sanofi sera responsable de la conduite des négociations avec la FDA afin d’obtenir l’autorisation de Tamiflu en OTC, ainsi que des activités exclusives de commercialisation et de distribution de ce produit sur le marché américain de la Santé Grand Public. Tamiflu est actuellement commercialisé sous prescription médicale aux États-Unis par Genentech, une entreprise du groupe Roche. Ce dernier continuera de commercialiser Tamiflu ailleurs dans le monde.