L’éditeur britannique perdait 18,1% à 705,2 pence en fin de matinée à la Bourse de Londres, après avoir annoncé des performances décevantes pour son activité clé de manuels pour l’enseignement supérieur aux Etats-Unis et prévu un bénéfice net dans le bas de sa fourchette de prévisions pour l’exercice en cours. Le chiffre d’affaires de l’activité de manuels pour l’enseignement supérieur s’est replié d’environ 10% sur les neuf premiers mois de l’exercice. Pearson prévoit que les revenus de ce segment accuseront une baisse de 8% à 12% en 2019, contre un recul de 5% au plus auparavant anticipé.
L’action Trigano chutait de 18,6% à 74,25 euros dans la matinée, de très loin la plus forte baisse de l’indice large parisien SBF 120, après la publication hier soir d’un chiffre d’affaires en baisse de 9,4% sur le quatrième trimestre, clos fin août, de son exercice 2018-2019 en raison d’une chute de 12,5% des ventes de camping-cars. Le groupe va chercher à «adapter sa capacité de production ainsi que le niveau de ses coûts» aux évolutions de la demande.
Le groupe de compagnies aériennes IAG a émis ce matin un avertissement sur ses résultats annuels après des grèves de pilotes ayant entraîné l’annulation de milliers de vols chez British Airways. Il prévoit désormais pour 2019 un bénéfice d’exploitation inférieur de 215 millions d’euros à celui de l’an dernier, alors qu’il l’attendait auparavant à un niveau équivalent. Le revenu unitaire devrait, pour sa part, légèrement baisser à changes constants, alors qu’il le voyait stable jusqu'à présent.
Firmenich, la première entreprise privée de parfums et d’arômes au monde, s’apprête à racheter la participation de 17% de First Eagle Investment Management au capital de Robertet. Cette transaction se fera au prix de 683,30 euros par action, soit une prime de 1,2% sur le cours de mercredi. «Cette prise de participation traduit l’engagement de Firmenich d’accompagner sur le long terme la croissance de Robertet», a déclaré Patrick Firmenich, président du conseil d’administration de Firmenich.
ACCELERATION La « start-up nation » est en marche. A l’occasion du France Digital Day, Emmanuel Macron a annoncé que les grands investisseurs institutionnels français allaient flécher 5 milliards d’euros pendant trois ans vers les start-up françaises. L’objectif est de faire émerger 25 licornes tricolores d’ici à 2025. Pour favoriser le late stage, la phase la plus complexe pour trouver des investisseurs capables de miser plusieurs dizaines de millions d’euros, le président souhaite la création d’une dizaine de fonds de plus d’un milliard d’euros d’ici à 2022. Sur ces 5 milliards, 2 iront vers des fonds late stage, et 3 vers des gestionnaires d’actifs investissant dans des actifs cotés, en vue de créer à Paris le Nasdaq européen. Natixis, Aviva, Allianz, Axa et Crédit Mutuel Alliance Fédérale ont déjà promis des enveloppes de 200 à 250 millions.
Au cœur du mois d’août s’est joué aux Etats-Unis une petite révolution copernicienne. Les dirigeants des principales entreprises américaines ont admis qu’ils relevaient d’un écosystème dont toutes les composantes étaient en droit de leur demander des comptes, et pas seulement les actionnaires. Ceux-ci, dont le profit était érigé en vertu cardinale outre-Atlantique, perdront bientôt leur primat. Ce changement autoproclamé de paradigme semble trop beau pour être désintéressé. L’exclusivité donnée à la rémunération du capital servait en priorité celle de managers passés maîtres dans l’art de gonfler leur bénéfice comptable et leur cours de bourse ; pour le reste, les administrateurs restaient trop souvent sourds aux revendications des investisseurs. Dès lors que ces mêmes actionnaires n’hésitent plus à nouer des alliances de circonstance afin de contester la stratégie de l’entreprise, et intègrent dans leur analyse des critères extra-financiers, il est temps pour les dirigeants soumis au jugement du marché de revendiquer une autre grille d’évaluation (lire le Dossier GPGE 2019).
Rallye, Foncière Euris, Finatis et Euris, ont présenté hier à leurs banques les principes de leurs projets de plans de sauvegarde. Les holdings de tête du distributeur Casino prévoient le remboursement de l’intégralité des passifs admis sur une période de dix ans. Ce projet repose sur un échéancier de «remboursement respectant un minimum de 5% de chaque dette concernée par le plan de la troisième à la neuvième année du plan et un maximum de 65% la dixième année du plan». Est également prévu le maintien de la structure des sûretés en place. Les créanciers seront consultés de façon individuelle, sans la constitution de comités de créanciers. «A défaut d’avis favorable de certains créanciers, le Tribunal de commerce a la faculté d’imposer des délais de paiement sous réserve de respecter les échéances minimums légales à compter de la troisième annuité du plan», précise le communiqué. Rallye, qui a demandé d'étendre de 6 mois la période d’observation espère obtenir une homologation des plans par le tribunal au plus tard à la fin du premier trimestre 2020.
Kristalina Georgieva a été officiellement désignée mercredi à la tête du Fonds monétaire international (FMI), devenant ainsi la première personnalité issue d’une économie émergente à diriger l’institution financière. Cette économiste bulgare, désignée par les pays européens membres du FMI, dirigeait la Banque mondiale. Elle succède au FMI à Christine Lagarde appelée à prendre la présidence de la Banque centrale européenne dans le courant de l’automne.
Boeing a annoncé la mise en place d’un comité de sécurité aérienne au sein de son conseil d’administration, et a publié plusieurs recommandations visant à mieux superviser la sécurité des avions du groupe. Cela fait suite à des travaux réalisés ces derniers mois avec des experts indépendants, pour tirer les leçons des deux accidents mortels ayant affecté des 737 Max. Les administrateurs se sont prononcés en faveur de la création d’une nouvelle division chargée des questions de sécurité au sein du groupe, placée sous l’autorité conjointe de la direction générale et du comité de sécurité aérienne du conseil d’administration.
Philip Morris et Altria ont annoncé mercredi qu’ils renonçaient à leur projet de fusion, qui était censé réunir les deux fabricants américains de cigarettes plus de 10 ans après leur séparation. Les deux groupes, confrontés au déclin de la cigarette classique et à une répression croissante du vapotage, préfèrent se concentrer sur le lancement aux Etats-Unis d’IQOS, un appareil de tabac chauffé disposant d’une autorisation de commercialisation de la part des autorités sanitaires américaines. Le projet aurait donné naissance à une nouvelle entité pesant 200 milliards de dollars (182 milliards d’euros) en Bourse.
Google, filiale d’Alphabet, a annoncé mercredi une prochaine modification de l’affichage des articles et images de presse en France. Il compte ainsi échapper à certaines dispositions de la nouvelle loi française sur les droits d’auteur, adaptée d’une directive européenne, qui permet aux médias d'être rémunérés par des plates-formes internet (moteurs de recherche, réseaux sociaux et sites en général) mettant en ligne leur production. Afin d'éviter de payer, Google n’affichera plus des extraits de texte mais un titre et un lien URL. Les médias pourront choisir s’ils souhaitent ou non que leurs contenus soient accessibles via les services de Google. Le gouvernement français a jugé ce contournement «pas admissible», appelant à «une véritable négociation globale» entre le groupe américain et les agences et éditeurs de presse.
Le géant chinois du commerce électronique a annoncé, mercredi, avoir développé en interne sa première puce d’intelligence artificielle (IA), spécialisée dans les tâches d’apprentissage automatique, qui sera utilisée dans sa division d’informatique dématérialisée (cloud). Baptisée Hanguang 800, elle est en train d'être utilisée chez Alibaba pour la traduction automatique, et les recommandations personnalisées sur ses sites de e-commerce. Alibaba ne compte pas la vendre comme produit commercial dans l’immédiat. D’autres entreprises tech, outre-Atlantique, développent leurs propres puces personnalisées, tels Alphabet (Google) et Facebook. Alibaba prenait 2,45% en Bourse de New York mercredi.
Michelin a annoncé la fermeture d’une usine allemande, qui emploie 858 personnes, en raison de la baisse de la demande en petits pneus 16 pouces et de la concurrence des marques asiatiques. Le fabricant de pneumatiques, qui a déjà annoncé fin 2018 l’arrêt d’un autre site européen de pneus similaires, en Ecosse, provisionnera environ 167 millions d’euros cette année pour financer cette nouvelle fermeture. Michelin proposera un dispositif personnalisé pour chaque salarié du site bavarois (départs anticipés à la retraite, aides à la mobilité interne ou à la réalisation de projets externes).
EBay a annoncé mercredi la démission de son directeur général, Devin Wenig, après quatre ans passés à la tête du groupe et douze au sein de l’entreprise. Le directeur financier, Scott Schenkel, assurera l’intérim dans l’attente d’un nouveau directeur général, a précisé le site internet d’enchères. A l’occasion de ce changement de gouvernance, eBay a confirmé ses prévisions annuelles, portant sur un résultat net par action compris entre 1,97 et 2,07 dollars et sur un résultat ajusté par action compris entre 2,70 et 2,75 dollars. Les analystes tablent sur un résultat ajusté par action de 2,75 dollars en 2019, selon FactSet.
L’armateur français CMA CGM a mis à l’eau mercredi à Shanghai le plus grand porte-conteneurs au monde propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL), moins polluant que le fioul lourd utilisé dans le transport maritime. La propulsion au GNL reste toutefois marginale dans le transport maritime mondial car elle n’est pas adaptée à toutes les lignes maritimes en raison d’une infrastructure d’approvisionnement spécifique. Il est le premier d’une série de neufs navires d’une capacité de 23.000 containers équivalent vingt pieds (EVP) commandés en 2017. Il fait 400 mètres de long et 61 mètres de large. Il opérera entre l’Asie et l’Europe du Nord et battra pavillon français.
Le géant chinois du commerce électronique a annoncé, mercredi, avoir développé en interne sa première puce d’intelligence artificielle (IA), spécialisée dans les tâches d’apprentissage automatique, qui sera utilisée dans sa division d’informatique dématérialisée (cloud). Elle a été développée par DAMO Academy, un institut de recherche lancé par Alibaba fin 2017. Baptisée Hanguang 800, cette puce est en train d'être utilisée chez Alibaba pour la traduction automatique, et les recommandations personnalisées sur ses sites de e-commerce. Alibaba ne compte pas vendre la puce comme produit commercial dans l’immédiat, selon une porte-parole citée par l’agence Reuters. D’autres géants de la tech, outre-Atlantique, développent leurs propres puces personnalisées, tels Alphabet (Google) et Facebook. Alibaba prenait 1,75% en Bourse de New York cet après-midi.
Google, filiale d’Alphabet, a annoncé mercredi une prochaine modification de l’affichage des articles et images de presse en France. Elle compte ainsi échapper à certaines dispositions de la nouvelle loi française sur les droits d’auteur, adaptée d’une directive européenne.
Philip Morris et Altria ont annoncé ce mercredi qu’ils renonçaient à leur projet de fusion, qui était censé réunir les deux fabricans américains de cigarettes plus de 10 ans après leur séparation. Les deux groupes, confrontés au déclin de la cigarette classique et à une répression croissante du vapotage, préfèrent se concentrer sur le lancement aux Etats-Unis d’IQOS, un appareil de tabac chauffé disposant d’une autorisation de commercialisation de la part des autorités sanitaires américaines.
Boeing a annoncé aujourd’hui la mise en place d’un comité de sécurité aérienne au sein de son conseil d’administration et a publié plusieurs recommandations visant à mieux superviser la sécurité des avions du groupe. Les recommandations du conseil d’administration sont issues de travaux réalisés ces derniers mois avec des experts indépendants pour tirer les leçons des deux accidents mortels ayant affecté des 737 Max.
Michelin a annoncé la fermeture de son usine allemande de Bamberg, qui emploie 858 personnes, en raison de la baisse de la demande en petits pneus 16 pouces et de la concurrence des marques asiatiques. Le fabricant de pneumatiques, qui a déjà annoncé fin 2018 l’arrêt d’un autre site européen de pneus de petite taille, en Ecosse, provisionnera environ 167 millions d’euros cette année pour financer la fermeture du site bavarois.
eBay a annoncé mercredi la démission de son directeur général, Devin Wenig, après quatre ans passés à la tête du groupe et 12 au sein de l’entreprise. Le directeur financier, Scott Schenkel, assurera l’intérim dans l’attente de la nomination d’un nouveau directeur général, qui sera recruté en interne ou au sein d’une autre entreprise, a précisé le site internet d’enchères. Un des vice-présidents du groupe, Andy Cring, a par ailleurs été nommé directeur financier par intérim.
A la recherche de liquidités, Aston Martin Lagonda a annoncé avoir réussi à placer pour 150 millions de dollars d’obligations garanties, avec une option pour 100 millions supplémentaires. Ces obligations paient un taux d’intérêt de 12% et seront remboursables en 2022. Les titres émis dans le cadre de l’exercice de l’option auront les même caractéristiques. Leur taux sera augmenté à 15% si elles venaient à être émises avec le statut non garanti.