Meta (Facebook, Instagram) a vu son chiffre d’affaires diminuer de 1% au deuxième trimestre sur un an, à 28,8 milliards de dollars, une première dans l’histoire du géant des réseaux sociaux. Son bénéfice net a chuté de 36% à 6,7 milliards, le groupe subissant la concurrence d’autres plateformes comme TikTok et les coupes budgétaires des annonceurs. Pour le trimestre en cours, Meta s’attend à des revenus compris entre 26 et 28,5 milliards de dollars. Facebook compte environ 1,97 milliard d’utilisateurs actifs au quotidien, soit 8 millions de plus qu’au trimestre précédent, et 2,934 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, soit 2 millions de moins que fin mars.
L’action JCDecaux a clôturé en repli de 11,8% jeudi, à 15,23 euros, alors que les prévisions du numéro un mondial de l’affichage publicitaire pour le troisième trimestre de cette année sont jugées «décevantes» par JPMorgan. Pour le trimestre en cours, JCDecaux vise une croissance organique de l’ordre de 7% de son chiffre d’affaires, en données ajustées, alors que les analystes l’attendaient en hausse de 8%. JCDecaux a enregistré au deuxième trimestre 2022 une marge opérationnelle ajustée de 183,6 millions d’euros, alors que les analystes tablaient sur un montant de 195 millions et que JPMorgan visait 221 millions.
La demande mondiale de charbon devrait légèrement augmenter cette année pour atteindre le record enregistré il y a près de dix ans, en raison de la flambée des prix du gaz et d’une forte demande en Inde, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Elle précise dans son rapport que la consommation de ce combustible devrait augmenter de 0,7% en 2022 pour atteindre 8 milliards de tonnes, en supposant que l'économie chinoise se redresse comme prévu au second semestre. L’an dernier, la consommation de charbon avait rebondi d’environ 6%, les économies commençant à se remettre de la pandémie de Covid-19, ce qui a contribué à la plus forte augmentation annuelle des émissions de dioxyde de carbone jamais enregistrée. «La poursuite de la combustion de grandes quantités de charbon dans le monde renforce les préoccupations climatiques, car le charbon est la principale source d'émissions de CO2 liées à l'énergie», souligne l’AIE.
Le groupe audiovisuel a publié jeudi un bénéfice net en progression de 16,7% à 126,5 millions d’euros au premier semestre 2022. Le résultat opérationnel courant s’est établi à 188,7 millions d’euros, faisant ressortir une marge opérationnelle de 15,9%, contre 15% un an plus tôt. Le chiffre d’affaires a atteint 1,19 milliard, en hausse de 5,2% sur un an et son chiffre d’affaires publicitaire a reculé de 1,4% à 438,4 millions. Cette baisse est liée à un effet de base défavorable après la diffusion de l’Euro de football à la même période de l’exercice précédent.
Korian a annoncé jeudi qu’il visait désormais une croissance organique de son chiffre d’affaires proche de 6%. Il s’attendait auparavant à ce qu’elle soit «supérieure à 4%». L’exploitant de maisons de retraite et de cliniques prévoit aussi une marge brute d’exploitation stable comparée à 2021, alors qu’il tablait auparavant sur une «normalisation progressive». Au premier semestre 2022, cette marge est ressortie à 22,1% en normes IFRS 16, en recul de 30 points de base en rythme annuel. Le groupe a par ailleurs annoncé la poursuite de son développement dans la santé mentale avec le projet d’acquisition de Grupo 5 en Espagne. Ce groupe représente 62 établissements et centres spécialisés pour un chiffre d’affaires d’environ 90 millions d’euros en 2022.
Plastic Omnium a annoncé jeudi la signature d’un accord pour l’achat de la participation de 33,33% détenue par son homologue allemand Hella dans le spécialiste des modules complexes HBPO pour 290 millions d’euros. «La transaction est soumise à l’approbation des autorités réglementaires, attendue au quatrième trimestre 2022», a ajouté l'équipementier automobile français, qui deviendra alors l’unique actionnaire de HBPO. Le groupe a expliqué que HBPO était une coentreprise créée en 2004 entre Plastic Omnium, Hella et Mahle-Behr, et dont il détenait les deux tiers du capital depuis 2018. HBPO a réalisé un chiffre d’affaires économique de 2,2 milliards d’euros en 2021.
Vivendi a indiqué jeudi qu’il étudiait un projet de cession totale de sa filiale d'édition Editis afin d’obtenir le feu vert des autorités de la concurrence au rachat de Lagardère. «Vivendi envisage de procéder à cette opération principalement par la distribution d’actions Editis aux actionnaires de Vivendi et leur admission concomitante sur le marché d’Euronext à Paris», a indiqué le groupe français de médias dans un communiqué. Le groupe Bolloré, premier actionnaire de Vivendi avec 29,7% du capital, céderait ensuite l’ensemble des actions Editis ainsi reçues. Vivendi entend mandater des banques et des cabinets de conseil afin de trouver un repreneur à cette participation et doter Editis d’un ‘noyau dur’ d’actionnaires. Détenant 57% de Lagardère à l’issue de son offre publique d’achat bouclée début juin, Vivendi ne peut exercer que 22,8% des droits de vote tant que l’opération n’a pas reçu l’aval des autorités de la concurrence.
Pour respecter les engagements pris dans le cadre de son contrat de crédits signé le 13 juin dernier, l’exploitant de maisons de retraite Orpea a annoncé jeudi la signature d’un accord en vue de céder un portefeuille de 32 maisons de retraite aux Pays-Bas pour un montant d’environ 125 millions d’euros. Il a signé cet accord avec la société néerlandaise d’investissement immobilier Syntrus Achmea Real Estate & Finance, agissant pour le compte du fonds Achmea Dutch Health Care Property Fund (ADHCPF). «La réalisation de ces cessions immobilières reste soumise à des conditions suspensives usuelles et devrait intervenir d’ici à la fin de l’année de 2022», a précisé Orpea dans son communiqué.
L’opérateur boursier paneuropéen profite des synergies liées à l’acquisition de Borsa italiana, finalisée en avril 2021. Son chiffre d’affaires a atteint 374,7 millions d’euros au deuxième trimestre 2022, en hausse de 2,5% en données comparable. La contribution du groupe Borsa Italiana au chiffre d’affaires a été de 129,2 millions d’euros sur la période. Le résultat net d’Euronext a augmenté de 25,6% à 118,9 millions d’euros. Sur les six premiers mois de l’année, Euronext a dégagé un cumul de 21,4 millions d’euros de synergies liées à l’intégration de la Bourse italienne. «En d’autres termes, nous avons atteint 25% de notre objectif total de synergies un an après le bouclage de notre acquisition», a déclaré jeudi Stéphane Boujnah, directeur général et président du directoire d’Euronext.
L'électricien estime désormais à 24 milliards d'euros l'impact de la baisse de la production nucléaire. La nationalisation devrait être lancée fin septembre.
Le mariage annoncé des deux chaînes françaises est fragilisé après un rapport des services de l’institution présidée par Benoît Cœuré évoquant des problèmes de concurrence significatifs.
Elior s'est envolé de plus de 30% en Bourse mercredi après l’annonce d’une croissance plus robuste que prévu. Le débouclage de positions vendeuses a pu jouer.
Alphabet a connu au printemps sa plus faible croissance depuis deux ans sous l’effet du ralentissement de marché de la publicité en ligne. La maison-mère de Google a publié mardi un chiffre d’affaires de 69,69 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 12,6% sur un an. Le consensus FactSet tablait sur un chiffre d’affaires de 69,87 milliards de dollars. Le groupe n’avait pas connu une croissance aussi faible depuis le deuxième trimestre 2020, lorsque l'éclatement de la crise sanitaire avait fait plonger les dépenses publicitaires dans plusieurs secteurs comme le tourisme. Le résultat net du groupe a quant à lui reculé de 13,6%, à 16 milliards de dollars, sans atteindre le consensus FactSet.
Le géant des logiciels Microsoft a publié mardi des résultats et des revenus inférieurs aux attentes au quatrième trimestre de son exercice décalé, dans un contexte de ralentissement de l'économie. Le bénéfice net du groupe californien au quatrième trimestre a atteint 16,74 milliards de dollars, pour un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 12%, à 51,87 milliards de dollars. Le consensus FactSet tablait sur 52,38 milliards de dollars. Les ventes ont été affectées par les perturbations sur les chaînes d’approvisionnements en Chine, la réduction des activités en Russie après l’invasion de l’Ukraine et l’affaissement du marché de la publicité numérique. Le segment «Intelligent Cloud», qui comprend la plateforme Azure, a vu ses revenus progresser de 20%, à 20,9 milliards de dollars. Mais les analystes anticipaient 21,09 milliards de dollars. Microsoft a réalisé un chiffre d’affaires annuel en hausse de 19%, à 198,3 milliards de dollars, tandis que son bénéfice sur la période a bondi de 20%, à 72,73 milliards de dollars.
Le constructeur aéronautique a revu à la baisse mercredi son objectif de livraisons d’appareils pour 2022, à 700 unités contre 720 auparavant, et repoussé son calendrier d’accélération de la production, tout en maintenant ses principaux objectifs financiers. L’avionneur européen estime désormais qu’il n’atteindra que début 2024, au lieu de l'été 2023, son objectif intermédiaire de production de 65 appareils monocouloirs par mois, tout en conservant un objectif de production mensuel de 75 avions monocouloirs en 2025. Au 30 juin, son résultat net consolidé semestriel a atteint 1,9 milliard d’euros contre 2,23 milliards un an plus tôt. Il maintient son objectif d’un flux de trésorerie disponible avant fusions et acquisitions et financement des clients, à 3,5 milliards d’euros pour l’exercice.
Le spécialiste des paiements électroniques a bondi de plus de 15 % mercredi après la publication de ses résultats au 30 juin, nettement supérieurs aux attentes, grâce à un deuxième trimestre meilleur qu’attendu. Le groupe dirigé par Gilles Grapinet a dégagé une croissance organique de 13,5% sur la période d’avril à juin, contre un chiffre de 8,8% anticipé en moyenne par les analystes, selon un consensus cité par JPMorgan. Le groupe a fait valoir un excédent brut opérationnel (EBO) de 468 millions d’euros et un flux de trésorerie disponible de 229 millions d’euros, également supérieurs aux attentes.
L’action EDF, qui fait l’objet d’un projet d’OPA de l’Etat, a grimpé de 1,06% le 27 juillet, à 11,9 euros, et se rapproche ainsi du prix de l’offre, fixé à 12 euros par titre. La valeur a été portée par le vote, dans la nuit de mardi à mercredi, du projet de loi de finances rectificative par l’Assemblée nationale, qui contient le financement des 9,7 milliards d’euros que coûtera la renationalisation de l’électricien. La validation de cette étape représentait la principale incertitude dans la réalisation de l’OPA. L’offre, qui doit encore être validée par l’Autorité des marchés financiers, devrait être lancée d’ici octobre prochain. Un expert indépendant vient d'être nommé par l'énergéticien afin « d'établir un rapport sur les conditions financières de l’offre suivie, le cas échéant, d’un retrait obligatoire. » Il s’agit du cabinet Finexsi.
La France serait en capacité d’envoyer au maximum l’équivalent de 5% de sa consommation de gaz en Allemagne en hiver si cette dernière connaissait une pénurie de gaz, a appris Reuters mercredi auprès du cabinet de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. Les pays membres de l’Union européenne (UE), qui se sont donné mardi un objectif de baisse de la consommation de gaz, cherchent à mettre en place un dispositif de solidarité entre Etats membres pour assurer leur approvisionnement en gaz, dans l’hypothèse où la Russie interromprait complètement ses livraisons à destination de l’Europe. Les contrats à terme sur le gaz naturel européen (TTF 1 mois à Rotterdam) ont atteint 222 euros/MWh mercredi matin, avec les craintes liées à la réduction annoncée lundi des flux à 20% des capacités du gazoduc Nord Stream 1. L’énergéticien italien Eni a par ailleurs expliqué recevoir environ 27 millions de mètres cubes (mmc) du fournisseur russe Gazprom, à comparer à 34-36 mmc ces derniers jours et 21 mmc pendant la maintenance de Nord Stream 1 début juillet.
Le développement du solaire et de l’éolien dans l’Union européenne (UE) ne progresse pas assez rapidement pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux, a expliqué le cercle de réflexion sur le climat Ember dans un rapport publié mercredi. Pour avoir une chance de limiter la hausse des températures à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, l’UE devrait augmenter sa production d’énergies renouvelables de 76 gigawatts (GW) supplémentaires d’ici à 2026. Les ajouts de capacité solaire et éolienne prévus pour les quatre prochaines années ne permettront d’atteindre que 38 GW supplémentaires. Et seules la Finlande, la Croatie, la Lituanie et la Suède semblent capable d’atteindre leurs objectifs. L’énergie éolienne a progressé moins rapidement que le solaire en Europe, avec seulement 10 GW de capacité supplémentaire par an depuis 2018, et n’atteindra que 54% du développement nécessaire d’ici à 2026, explique Ember. Les délais d’obtention des permis sont supérieurs à la durée de deux ans prévue dans la législation européenne.