La banque publique d’investissement Bpifrance a franchi, le 16 décembre, le seuil de 25% du capital et des droits de vote d’Eutelsat et détenait 25,95% de l’opérateur de satellites, selon un avis publié mercredi par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce franchissement de seuils résulte de l’exercice par Bpifrance de l’option pour le paiement en actions du dividende distribué par l’opérateur de satellites au titre de l’exercice clos le 30 juin 2022, précise l’avis. Dans une déclaration d’intention publiée dans le même avis, Bpifrance indique ne pas envisager de procéder à des achats d’actions Eutelsat ni de prendre le contrôle de la société. La veille, l’armateur CMA CGM avait déclaré avoir franchi, le 13 décembre, le seuil de 10% du capital et des droits de vote d’Eutelsat et détenir 10,43% de l’opérateur de satellites.
Le gouvernement allemand a manifesté son opposition à l’octroi de primes rétroactives aux six membres du directoire de la compagnie aérienne Lufthansa, qui a bénéficié d’une aide massive de Berlin en raison du Covid-19. Le porte-parole du gouvernement allemand a évoqué une « violation de l’accord » et la nécessité de « discuter avec Lufthansa d’appréciations juridiques différentes ». Selon le Handelsblatt, les six membres du directoire pourraient toucher des millions d’euros de bonus au titre de 2021 et de 2022, alors que la compagnie aérienne a bénéficié d’un plan de 9 milliards d’euros d’aides publiques. Plan qui stipulait l’absence de primes pendant cette période d’aides. Lufthansa a expliqué à l’AFP que cette rémunération « ne sera versée qu’en 2025 au plus tôt, en fonction de divers facteurs ».
Un groupe de porteurs obligataires a fait échouer le plan de restructuration de dette du groupe allemand, dont les échéances se montent à 6,7 milliards d'euros d'ici à 2029.
Les ventes mondiales de téléviseurs devraient reculer cette année à leur plus bas niveau depuis dix ans, selon des données publiés mercredi par le cabinet d'études TrendForce. Il prévoit pour cette année une baisse des ventes de TV dans le monde de 3,9% sur un an à 202 millions d’unités, tandis qu’en 2023 la contraction devrait être de 1,4% à 199 millions d’unités. Le cabinet explique ces perspectives médiocres par l’impact de l’inflation qui sévit dans les principaux marchés du secteur.
La société de chimie, toujours à la recherche d’un directeur général, doit maintenant faire face à un important client mauvais payeur. Elle anticipe des résultats « très déficitaires » en 2022.
L’offre publique d’achat simplifiée (OPAS) de la famille Despature sur Somfy sera ouverte du 22 décembre 2022 au 12 janvier 2023 inclus, a annoncé mercredi l’Autorité des marchés financiers (AMF). La veille, l’AMF avait déclaré conforme l’OPAS lancée par les sociétés J.P.J.S et JP3, contrôlées par la famille Despature qui est propriétaire du fabricant d’automatismes pour le bâtiment et la maison depuis 1984. L’OPAS est lancée au prix de 143 euros par action Somfy et concerne les actions que ne détient pas déjà la famille Despature, dont la participation totale s'élevait au 20 décembre à 73,93% du capital et 84,20% des droits de vote.
L’opérateur de cliniques et de maisons de retraite Orpea vient de déposer plainte contre son ancien directeur général Yves Le Masne, pour des faits « susceptibles » de caractériser des infractions d’abus des biens ou du crédit de la société, d’abus de confiance, complicité, recel ou blanchiment. Orpea avait déjà déposé une première plainte contre personnes non dénommées en avril 2022, relative à des agissements de certains anciens dirigeants ou salariés. Orpea poursuit ses investigations et travaillera le cas échéant sur des plaintes complémentaires qui pourraient être déposées à l'égard des parties concernées, précise le communiqué. La société continuera à porter toute découverte de malversations financières à la connaissance du Procureur de la République de Nanterre.
Le gouvernement italien a approuvé mercredi en conseil des ministres un projet de décret visant à accélérer la procédure de vente d’ITA Airways, en donnant à l’Etat la possibilité de céder dans un premier temps une part minoritaire, rapporte l’AFP. Le géant aérien allemand Lufthansa, considéré comme favori dans la course au rachat du successeur d’Alitalia, pourrait, en cas d’acceptation de son offre, entrer ainsi en deux étapes au capital de la compagnie italienne. Lufthansa avait toujours dit privilégier une privatisation complète d’ITA. Ce nouveau règlement remplacera le précédent décret adopté par l’ancien gouvernement de Mario Draghi qui prévoyait l’obligation pour l’Etat italien, actionnaire à 100% d’ITA Airways, de vendre une part majoritaire. Après le retrait fin novembre de son allié, le géant italo-suisse du transport maritime MSC, Lufthansa s'était retrouvée seule en piste et à passer au crible les comptes d’ITA, née en octobre 2021 des cendres d’Alitalia.
Le conglomérat diversifié Bolloré a annoncé mercredi avoir cédé sa filiale Bolloré Africa Logistics au transporteur maritime MSC pour 5,7 milliards d’euros. Bolloré Africa Logistics, qui regroupe l’ensemble des activités de transport et logistique du groupe Bolloré en Afrique, a été cédée «sur la base d’une valeur d’entreprise nette des intérêts minoritaires de 5,7 milliards d’euros», a rappelé le conglomérat dans un communiqué. «Le prix de cession des actions s'établit à 5,1 milliards d’euros auquel s’ajoutent 600 millions d’euros de remboursement de comptes courants», a précisé Bolloré. Les deux groupes avaient signé un accord de cession en mars dernier. Bolloré avait annoncé au début décembre avoir obtenu les autorisations réglementaires qui conditionnaient la réalisation de l’opération. Le groupe français «conservera une présence importante en Afrique, notamment à travers Canal+, et poursuivra également ses développements sur ce continent dans de nombreux secteurs comme la communication, le divertissement, les télécoms et l’édition», précise un communiqué.
Le conglomérat diversifié Bolloré a annoncé mercredi avoir cédé sa filiale Bolloré Africa Logistics au transporteur maritime MSC pour 5,7 milliards d’euros.
L’action Lucid Group grimpait de près de 4%, à 7,47 dollars, mardi à Wall Street, après que le fabricant de véhicules électriques a annoncé une levée de fonds de 1,52 milliard de dollars (1,43 milliard d’euros) pour renforcer son bilan. Le groupe a vendu 56,2 millions d’actions sur le marché pour lever environ 600 millions de dollars et a également collecté 915 millions de dollars au moyen d’un placement privé de 85,7 millions d’actions auprès d’Ayar Third Investment, une société du fonds souverain saoudien Public Investment Fund (PIF). Le PIF détient une participation d’environ 60% dans Lucid, selon FactSet. L’action Lucid a perdu 81% depuis le début de l’année.
Prenant en compte le durcissement des tendances réglementaires, le groupe industriel américain 3M a annoncé mardi qu’il cessera de fabriquer d’ici à la fin de 2025 des substances chimiques PFAS, utilisées dans tous les domaines et associées à des maladies allant de problèmes cardiaques au cancer. Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) ont été retrouvées à des concentrations dangereuses dans l’eau potable, les sols et les aliments. Les ventes nettes annuelles de 3M pour les PFAS s'élèvent à environ 1,3 milliard de dollars (1,23 milliard d’euros), avec une marge d’Ebitda d’environ 16%. Le groupe prévoit d’enregistrer des charges totales avant impôts d’environ 1,3 à 2,3 milliards de dollars liées à ce retrait. Environ 70% à 80% de ce montant sera sans ‘impact sur sa trésorerie.
Amazon a conclu mardi un accord avec l’Union européenne sur trois enquêtes antitrust, concernant les clauses applicables aux vendeurs tiers. Il évite ainsi une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d’affaires mondial. Le groupe américain s’est notamment engagé à donner aux commerçants qui utilisent Amazon les mêmes possibilités d'être choisis comme option par défaut pour la «Buy box», ou boîte d’achat, d’Amazon et de bénéficier de son programme de livraison Prime. Amazon devra par ailleurs s’abstenir d’utiliser des données non publiques sur les commerçants de sa place de marché afin de les concurrencer.
Le rachat de Derichebourg Multiservices plaît au marché mais reste risqué. Mieux équilibré, le groupe de restauration collective devra pourtant convaincre.
La Commission européenne a annoncé mardi avoir validé le renflouement par Berlin de l’énergéticien allemand Uniper, estimant que cela permettrait d'éviter de graves perturbations sur le marché du gaz naturel en Allemagne à la suite de l’arrêt des livraisons russes sur fond de guerre en Ukraine. Dans un communiqué, Bruxelles précise que la mesure, conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’Etat, comprend une augmentation immédiate de capital en numéraire de 8 milliards d’euros. Uniper devra néanmoins céder quelques activités, notamment la centrale électrique de Datteln 4 en Allemagne, la centrale électrique de Gönyu en Hongrie et un certain nombre de filiales internationales.
Ryanair a annoncé mardi avoir signé avec le syndicat de pilotes irlandais Forsa un accord salarial de quatre ans prévoyant des augmentations de salaires et une restauration des salaires qui avaient été réduits pendant la crise sanitaire. En vertu de cet accord, les pilotes de Ryanair en Irlande bénéficieront de trois années d’augmentation de salaire au cours des quatre prochaines années, jusqu’en mars 2027, a indiqué la compagnie à bas coûts. Les pilotes verront également les réductions de salaire décidées pendant la pandémie de Covid-19 restituées dans leur paie de décembre.
L’autorité européenne de la concurrence a ouvert mardi une enquête approfondie sur le projet de rachat, pour 61 milliards de dollars (57,4 milliards d’euros), du fournisseur de logiciels de virtualisation VMware par le fabricant américain de semi-conducteurs Broadcom. «La Commission est particulièrement préoccupée par le fait que l’opération permettrait à Broadcom de restreindre la concurrence sur le marché de certains composants matériels qui interagissent avec les logiciels de VMware», a-t-elle précisé dans un communiqué. D’après son enquête préliminaire, ce facteur pourrait entraîner une hausse des prix, une baisse de la qualité et une diminution de l’innovation pour les entreprises clientes ainsi que pour les consommateurs finaux. L’antitrust européen dispose de 90 jours ouvrables, soit jusqu’au 11 mai 2023, pour prendre une décision définitive. Un porte-parole de Broadcom a indiqué dans un courrier électronique que le groupe prévoyait toujours de conclure la transaction au cours de son exercice clos fin octobre 2023.
Le risque que la France subisse des coupures d'électricité cet hiver a baissé au cours des dernières semaines grâce aux redémarrages de réacteurs nucléaires opérés par EDF et aux réductions de consommation constatées dans le pays, selon une actualisation des prévisions de RTE publiée mardi. Le gestionnaire des lignes à haute tension françaises a précisé dans ce document que le risque d’un recours au dispositif d’alerte ‘Ecowatt rouge’ - prévenant de coupures inévitables si la consommation ne baisse pas - était désormais quasiment nul d’ici à la fin de l’année et qu’il était abaissé de «élevé» à «moyen» durant la première partie du mois de janvier. Le fonctionnement des interconnexions électriques avec les pays voisins est également satisfaisant, avec un niveau record d’imports proche de 15 GW au cours des dernières semaines, alors que celui des centrales au gaz est «sous surveillance» pour la seconde partie de l’hiver, et surtout pour l’hiver 2023-2024.
L’opérateur boursier londonien (London Stock Exchange Group ou LSEG) a annoncé lundi avoir conclu un accord en vue d’acquérir Acadia, un fournisseur majeur de traitement automatisé des marges non compensées et de services intégrés de risque et d’optimisation pour le marché mondial des produits dérivés. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de LSEG visant à améliorer et à développer son offre de services post-négociation multi-actifs pour le secteur des produits dérivés non compensés. L’opérateur boursier était depuis 2018 actionnaire minoritaire d’Acadia, société créée en 2009 et qui fournit actuellement ses solutions à plus de 2.000 intervenants.
L’opérateur de transports publics Keolis, filiale de la SNCF et de la CDC, émet avec succès un premier placement privé Schuldschein de 100 millions d’euros, indexé sur des indicateurs de développement durable. Ce placement privé d’une maturité comprise entre cinq et sept ans inclut des objectifs alignés sur la stratégie de développement durable de Keolis. Arrangé par Crédit Agricole CIB, ING et la Société Générale, le placement a été souscrit par des investisseurs européens et asiatiques.
Sans accord global avec le fonds CD&R, le spécialiste des services externalisés opte pour une cession partielle de son portefeuille. Ses obligations trinquent.
En accordant une licence exclusive sur des anticorps engageant des cellules tueuses naturelles en oncologie, la biotech recevra un paiement initial de 25 millions d’euros.