Une juge fédérale américaine a ordonné hier au directeur général de Wal-Mart Stores, Douglas McMillon, de témoigner dans le cadre d’une plainte déposée par des actionnaires désireux d’apprendre ce qu’il savait de faits présumés de corruption au Mexique de la part du numéro un mondial de la distribution. La juge Susan Hickey, dans l’Arkansas, a déclaré que «l’implication directe et personnelle» de Douglas McMillon sur des points motivant cette action en nom collectif justifiait qu’il lui soit demandé de répondre aux questions des avocats des actionnaires. La capitalisation boursière de Wal-Mart avait fondu de 17 milliards de dollars (15,65 milliards d’euros) en trois jours en avril 2012 lorsque le New York Times a fait état de cette corruption présumée et rapporté que ces faits étaient connus en interne depuis 2005.
Andrew Liveris, le président directeur général de Dow Chemical, va repousser d’un an son départ en retraite afin de conduire la fusion du groupe avec DuPont et de prendre la présidence du conseil d’administration du groupe combiné. Andrew Liveris cèdera son poste de directeur général le 1er juillet 2018, a indiqué le groupe hier, et officiera en tant que président exécutif une fois la fusion finalisée en août.
Le producteur d’acier inoxydable Aperam a annoncé hier un résultat net du groupe de 93 millions de dollars, contre 49 millions de dollars un an plus tôt. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) du sidérurgiste est passé de 112 millions de dollars sur les trois premiers mois de 2016 à 171 millions de dollars au premier trimestre 2017. De son côté, le chiffre d’affaires de l’industriel s’est établi à 1,28 milliard de dollars, contre 1,08 milliard un an plus tôt, soit une hausse de 21%. «Il s’agit pour Aperam de résultats records depuis sa création, grâce à de meilleures conditions de marché et à une demande soutenue en Europe», a expliqué dans un communiqué Timoteo Di Maulo, le directeur général d’Aperam.
Vincent Bolloré veut ainsi avancer dans la création d’un géant intégré des contenus et de la communication, et par ailleurs redonner des marges de manœuvre à son groupe de logistique.
Le constructeur nippon a indiqué hier qu’il tablait pour son exercice clos le 31 mars 2018 sur un résultat d’exploitation de 685 milliards de yens (5,52 milliards d’euros), en repli de 7,7% d’un an sur l’autre. Les analystes financiers avaient anticipé jusqu’ici en moyenne 778,4 milliards de yens. Les projections de Nissan intègrent les effets d’une hausse du coût des matières premières et du renchérissement du yen. Le groupe prévoit en outre pour 2017-2018 des ventes mondiales de 5,83 millions de véhicules, contre 5,63 millions en 2016-2017.
PGE, le premier producteur polonais d'électricité, a annoncé hier avoir signé un accord conditionnel pour racheter les actifs polonais d’EDF dans la production d'électricité et dans le chauffage. PGE rachètera la totalité des actions d’EDF Polska et 50% de la participation que le groupe français détient dans Kogeneracja. L’accord définitif devrait être signé au plus tard le 26 juillet. PGE n’a pas révélé le montant de l’opération mais les actifs que EDF souhaitait céder étaient évalués à quelque 1,5 milliard d’euros, selon les médias locaux.
L'opérateur fait une folie financière en misant 370 millions d'euros par an pour les coupes d'Europe de football. Mais il réalise un joli coup stratégique.
Engie est entré en négociations exclusives avec le britannique Neptune Energy en vue de lui céder son entité d’exploration et production pétrolière et gazière (EPI) sur la base d’une valorisation totale de 4,7 milliards d’euros. Le groupe français a précisé dans un communiqué que cette valorisation inclut des provisions de démantèlement de 1,1 milliard d’euros, déconsolidées de son bilan, ainsi qu’un paiement différé d’environ 90 millions correspondant à un ajustement de prix « conditionné à la réalisation de jalons opérationnels ».
Macy’s et Kohl’s reculent nettement aujourd’hui en début de séance à Wall Street, alors que les deux chaînes américaines de grands magasins ont fait part de revenus inférieurs aux prévisions au dernier trimestre fiscal, continuant de souffrir de la concurrence de la distribution en ligne.
Vincent Bolloré lance le rapprochement de Vivendi, dont il est l’actionnaire de référence, et d’Havas. Le groupe Vivendi a annoncé jeudi avoir remis une offre indicative au groupe Bolloré pour racheter sa participation d’environ 60% dans Havas. L’acquéreur propose un prix de 9,25 euros par action, soit une prime de 8,8% par rapport à son cours de clôture de mercredi. L’opération sera financée sur sa trésorerie interne, précise le groupe, et elle valorise la participation de Bolloré à 2,36 milliards d’euros. Vivendi ajoute que l’opération aura un effet relutif sur son résultat net par action.
BT a annoncé ce matin son intention de restructurer sa division Global Services, destinée aux multinationales. Le premier opérateur télécoms britannique veut supprimer 4.000 emplois dans Global Services, ce qui se traduira par une charge de restructuration de 300 millions de livres. Il a également décidé de réduire ses ambitions en matière de dividende: s’il va verser un dividende final de 10,55 pence, donnant un dividende total de 15,40 pence au titre de l’exercice 2016-17 (clos le 31 mars), soit une hausse de 10%, la croissance du dividende en 2017/2018 sera inférieure aux 10% prévus initialement.
SFR a laissé peu de chance à beIN Sports et Canal+. En acceptant de débourser 370 millions d’euros par saison, selon L’Equipe, 350 millions selon Reuters, l’opérateur de télécoms a remporté l’intégralité des droits de retransmission télé en France de la Ligue des champions et de la Ligue Europa pour la période 2018-2021. Révélé par L’Equipe ce matin, le résultat de l’appel d’offres pour ces deux compétitions a été confirmé par Altice dans la matinée.
STMicroelectronics prévoit un chiffre d’affaires en hausse d’environ 14% cette année à quelque 8 milliards de dollars (7,35 milliards d’euros), a confirmé jeudi le directeur financier du fabricant de composants électroniques. S’exprimant lors d’une journée investisseurs à Londres, Carlo Ferro a également dit que le groupe était en bonne voie pour atteindre son objectif, promis de longue date mais souvent différé jusqu’ici, d’une marge opérationnelle de 10%. «Nous voulions partager avec vous notre détermination à atteindre et à dépasser au second semestre de cette année cet objectif», a souligné ce dernier.
Uber fournit un service relevant du secteur des transports, a déclaré jeudi l’avocat général auprès de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), infligeant un revers au groupe américain. « La plateforme électronique Uber, tout en étant un concept innovant, relève du domaine du transport, si bien qu’Uber peut être obligée de posséder les licences et agréments requis par le droit national », explique l’avocat général Maciej Szpunar dans un communiqué diffusé par la CJUE.
Dans le cadre de sa nouvelle stratégie présentée ce matin à Londres, Ipsen a relevé ses objectifs à horizon 2020. Le laboratoire pharmaceutique vise désormais plus de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre plus de 2 milliards anticipé auparavant, dont une croissance annuelle moyenne de 14% des ventes de Médecine de spécialité sur 2016-2020, et de 4% à 6% du chiffre d’affaires en Santé Familiale. Ipsen vise également une marge opérationnelle des activités supérieure à 30%, contre 26% annoncé précédemment, notamment en raison de la nouvelle définition du résultat opérationnel des activités, qui exclut les amortissements des immobilisations incorporelles et les plus ou moins-values sur cession d’immobilisations.
Le constructeur nippon a indiqué ce matin qu’il tablait pour son exercice clos le 31 mars 2018 sur un résultat d’exploitation de 685 milliards de yens (5,52 milliards d’euros), en repli de 7,7% d’un an sur l’autre. Les analystes financiers avaient anticipé jusqu’ici en moyenne 778,4 milliards de yens. Les projections de Nissan intègrent les effets d’une hausse du coût des matières premières et du renchérissement du yen. Le groupe prévoit en outre pour 2017-2018 des ventes mondiales de 5,83 millions de véhicules, contre 5,63 millions en 2016-2017.
Les actionnaires ont approuvé à plus de 87% une rétribution de près de 10 millions d’euros au titre de 2016. Le laboratoire étudie toujours des acquisitions.
Plusieurs cadres dirigeants de Porsche, qui contrôle plus de la moitié des votes chez Volkswagen, font l’objet d’une enquête des procureurs de Stuttgart sur des suspicions de manipulations de marchés, rapportaient hier des sources concordantes confirmant une information de Wirtschafts Woche. Les procureurs se demandent si l’actuel directeur Matthias Müller et président Dieter Pötsch, qui occupent les mêmes postes chez Volkswagen, ainsi que Martin Winterkorn et Philipp von Hagen, n’ont pas mis trop de temps à informer les actionnaires du scandale des émissions polluantes de ses moteurs diesel. La BaFin a confirmé hier avoir transmis une plainte sur ce sujet l’été dernier. Volkswagen a par ailleurs rejeté hier les appels de certains investisseurs lui réclamant la publication du rapport interne sur le scandale. La direction du constructeur a déclaré, lors de l’assemblée générale des actionnaires, que des motifs juridiques l’empêchaient de publier les conclusions de cette enquête confiée au cabinet américain Jones Day.
EDF devrait conclure dans les jours à venir la vente de ses actifs polonais dans la génération d'électricité et dans le chauffage à un consortium de groupes énergétiques du pays, a déclaré hier le ministre de l’Energie Krzysztof Tchorzewski. Le groupe français a signé en janvier dernier un protocole d’accord à ce sujet avec les entreprises publiques Polska Grupa Energetyczna (PGE), Enea, Energa et PGNiG Termika. Les actifs qu’EDF s’apprête à céder sont valorisés à environ 1,5 milliard d’euros, selon des médias polonais.
PPG Industries a fait savoir hier qu’il pourrait renoncer à racheter son homologue néerlandais Akzo Nobel, lequel a rejeté trois propositions du fabricant de peintures américain. Si PPG dépose ses documents d’OPA auprès de l’autorité néerlandaise des marchés financiers d’ici la date limite du 1er juin, il aura encore une toute dernière possibilité de revenir en arrière sans coût supplémentaire, sinon il devra renoncer à son projet pour au moins six mois.
La société qatarie Mannai Corp, qui contrôle déjà 51% du capital de GFI Informatique, a conclu un accord avec les fonds Apax Partners/Altamir et Boussard & Gavaudan afin de racheter leurs participations et de détenir ainsi à terme quelque 95% dans le groupe français de services informatiques. Mannai rachètera auprès d’Apax Partners, Altamir (18,5% du capital) et Boussard & Gavaudan (25,8% du capital et des droits de vote), un premier bloc de 29% au prix de 8,00 euros par action GFI en 2017, puis un second bloc de 15% environ au 2e trimestre 2018, cette fois sur la base d’un prix de 8,50 euros. A l’issue de ces opérations, Mannai Corporation précise qu’il entend néanmoins maintenir la cotation de GFI.
La banque d’affaires italienne Mediobanca a annoncé mercredi une hausse plus forte que prévu, de 39%, à 614 millions d’euros, de son bénéfice net sur les neuf premiers mois de son exercice décalé. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice net de 560 millions selon un consensus fourni par la banque elle-même. Le produit net bancaire a augmenté de 9% à 1,66 milliard d’euros, gonflé par le développement de la gestion de fortune, qui contribue désormais à hauteur de près de 40% aux honoraires du groupe à la suite d’une vague d’acquisitions. Mediobanca a précisé que ses provisions pour pertes sur créances avaient chuté de 22% tandis que son ratio de fonds propres «durs» a grimpé à 13,35% à fin mars contre 12,82% à fin décembre.
Adidas a annoncé hier la cession de ses marques spécialisées dans le golf, telles que TaylorMade, Adams Golf et Ashworth - dont il cherchait à se séparer depuis un an - au fonds d’investissement KPS Capital Partners. Cette vente aura un impact négatif d’environ 100 millions d’euros sur les comptes de l'équipementier sportif allemand. Le groupe précise dans un communiqué qu’il recevra 425 millions de dollars (391 millions d’euros) de KPS, dont environ la moitié en numéraire et le reste en billets garantis et en contreparties conditionnelles.
Boeing a annoncé hier la suspension temporaire des vols d’essai de son nouveau 737 MAX en raison d’un problème de moteur de l’avion, fabriqué par CFM, coentreprise entre l’américain General Electric et le français Safran. L’avionneur américain cloue au sol l’appareil quelques jours avant la première livraison prévue du 737 MAX, le programme connaissant ainsi un délai spectaculaire alors que Boeing avait dit jusqu’ici être en avance sur le calendrier. Boeing et CFM ont dit ne pas savoir combien de temps va durer ce délai. A Wall Street, l’action Boeing a terminé sur un repli de 1,25%, à 183,18 dollars, subissant la deuxième plus forte baisse du Dow Jones. Le titre General Electric a reculé de 0,80%, à 28,70 dollars.
Lors de la présentation de ses premiers résultats depuis son IPO, Snap a fait état hier d’un chiffre d’affaires trimestriel multiplié par près de quatre au premier trimestre, à 149,6 millions de dollars (138 millions d’euros) inférieur aux projections de 158 millions, ainsi que d’un ralentissement de la hausse du nombre de ses utilisateurs, à +36% après +47% au dernier trimestre 2016. Suite à ces résultats, le titre Snap plongeait de 25%, à 17,16 dollars après-bourse, revenant vers son prix de mise sur le marché de 17 dollars. La perte nette du groupe s’est établie à 2,21 milliards de dollars, soit -2,31 dollars par action, contre un résultat négatif de 104,6 millions (-0,14 dollar/action) il y a un an, un creusement qui s’explique par le versement de rémunérations fondées sur des actions au moment de l’entrée en Bourse.
Réunis en assemblée générale, les actionnaires de SAP n’ont approuvé hier après-midi qu’à une très faible majorité de 50,49% la politique du conseil de surveillance concernant la rémunération du président du directoire, Bill McDermott. Le président du conseil, Hasso Plattner, a promis que le groupe allemand serait à l’avenir plus transparent sur la rémunération à long terme de ses dirigeants.