Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe qui porte son nom, s’est montré ouvert jeudi à une nouvelle revue du portefeuille de ses actifs pour améliorer la génération de trésorerie. «Si nous voulons aller plus loin et vraiment l’améliorer radicalement, comme je l’ai dit auparavant, cela voudrait dire que nous devrions revoir certains des actifs que nous possédons. Pourquoi pas ?», a-t-il dit en réponse à la question d’un analyste lors de la présentation des résultats trimestriels. «Cela fera probablement partie de nos prochaines discussions. Soyez patient», a-t-il ajouté, en disant ne pas pouvoir être plus précis à ce stade.
L’action Vestas a essuyé la plus forte chute de l’indice européen Stoxx 600 à la suite d’un avertissement sur résultats. Le premier fabricant mondial d'éoliennes a réduit sa prévision de marge opérationnelle à 12%-13% pour cette année contre 12%-14% auparavant, en raison notamment d’une concurrence accrue. Il prévoit aussi un chiffre d’affaires annuel de 9,50 à 10,25 milliards d’euros au lieu de 9,25-10,25 milliards. Vestas a également prévenu que le projet de réforme fiscale aux Etats-Unis pourrait affecter ses ventes sur place. Les fournisseurs des Etats-Unis, deuxième marché mondial de l'éolien, bénéficient depuis 2015 d’un crédit d’impôt de 2,4 cents par kilowatt/heure (kWh). Le projet de réforme fiscale ramènerait ce crédit d’impôt à 1,5 cent par kWh, ce qui affecterait particulièrement Vestas, le plus présent sur le marché américain.
Le président exécutif d’Airbus Tom Enders a la confiance du conseil d’administration pour gérer la situation actuelle, déclare le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire dans un entretien aux quotidiens Les Echos et Handelsblatt. Le groupe d’aéronautique et de défense, déjà visé par des enquêtes anticorruption au Royaume-Uni et en France, a annoncé fin octobre avoir informé les autorités américaines d’inexactitudes sur des contrats d’exportations d'équipements militaires et de services associés.
Macy’s a annoncé jeudi un bénéfice supérieur aux attentes au troisième trimestre et une hausse de sa marge grâce à un strict contrôle de ses stocks. L’action du distributeur américain gagne environ 3% dans les premiers échanges à Wall Street en réaction à ces résultats. Le titre était en baisse en avant-Bourse, affecté comme le reste du secteur par la publication des comptes de son concurrent Kohl’s, qui a annoncé un bénéfice trimestriel inférieur aux prévisions. Macy’s a toutefois fait état d’une baisse plus importante que prévu de ses ventes à magasins comparables sur le trimestre.
L’action Altice a fini la séance en baisse de 9,66% jeudi, à 10,66 euros, après être passée en séance sous la barre des 10 euros, un plancher qu’elle n’avait touché pour la dernière fois en décembre 2015. Depuis le 3 novembre, au lendemain de la publication de mauvais résultats trimestriels, le groupe de télécoms a perdu un tiers de sa valeur boursière, ce qui correspond à une destruction de valeur de 8,8 milliards d’euros. Le nouveau plongeon de ce jeudi n’est pas lié à la publication d’informations nouvelles, mais traduit sans doute l’accumulation de positions de vente à découvert.
Les autorités russes de la concurrence veulent poser des conditions au groupe allemand de chimie-pharmacie Bayer quant à son projet d’absorption du géant américain des pesticides et OGM Monsanto, estimant que ce rapprochement présente des risques pour le marché russe. Cette «fusion constitue une menace importante pour une concurrence saine et ces menaces devraient être traitées et contrecarrées», a déclaré l’agence chargée de la concurrence en Russie (FAS) dans un communiqué publié mercredi.
Plastic Omnium vient d’investir, à hauteur de 20 millions d’euros, en tant que co-sponsor, dans le cadre de la levée de 240 millions d’euros d’Aster, société de capital-risque spécialiste de la transformation digitale et des nouveaux modèles industriels. Avec cette levée, Aster accompagnera la croissance des sociétés innovantes dans les domaines de la transition énergétique et des mobilités du futur, principalement en Europe et aux Etats-Unis.
Pénalisé par les difficultés de sa division turbines et par une hausse des coûts dans sa branche robotique, Siemens a publié ce matin un bénéfice industriel en repli de 10% à 2,2 milliards d’euros sur le quatrième trimestre de son exercice clos au 30 septembre, un niveau très inférieur au consensus qui tablait en moyenne sur 2,49 milliards. Le chiffre d’affaires sur une base comparable a progressé de 1% à 22,3 milliards, également en deçà des prévisions. Les commandes ont en revanche bondi de 16%, à 23,3 milliards, une performance supérieure aux attentes.
Le groupe pharmaceutique allemand Merck a abaissé jeudi ses prévisions annuelles en raison de l’impact inflationniste de l’euro sur ses coûts, malgré une croissance de 11% des ventes de sa division santé grand public au troisième trimestre. Il anticipe désormais un chiffre d’affaires et un excédent brut d’exploitation pour 2017 dans le bas des fourchettes qu’il avait fixées respectivement entre 15,3 et 15,7 milliards d’euros et entre 4,4 et 4,6 milliards. La majorité des coûts de production du pôle cristaux liquides, qui contribue largement aux bénéfices de l’entreprise, sont imputés en Allemagne, alors qu’il vend principalement à des groupes d'électronique en Asie.
Burberry reculait de près de 10% à Londres ce matin, après la publication de son nouveau plan stratégique. Le groupe de luxe anticipe une stabilité de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel sur les exercices 2019 et 2020. Il faudra attendre 2021 pour enregistrer une première amélioration. A moyen terme, Burberry vise une croissance des ventes de 7 à 9% (high-single digit), avec une amélioration significative de la marge opérationnelle. Le groupe veut se concentrer sur la maroquinerie et la mode.
Quelques jours après l’annonce de l'échec du projet de fusion entre sa filiale T-Mobile US et l’américain Sprint Corp, Deutsche Telekom a légèrement relevé jeudi son objectif annuel. L’opérateur télécoms allemand anticipe désormais pour 2017 un excédent brut d’exploitation (EBE) ajusté compris entre 22,4 et 22,5 milliards d’euros en 2017, contre 22,3 milliards auparavant, et maintient sa prévision d’un flux de trésorerie disponible de 5,5 milliards.
Le constructeur Opel/Vauxhall, désormais contrôlé par le français PSA, a présenté aujourd’hui jeudi son plan de redressement «Pace», qui doit permettre à l’ancienne filiale européenne de General Motors de retrouver la rentabilité en 2020, en accélérant notamment la convergence de ses véhicules avec ceux du groupe français. «Opel/Vauxhall adoptera les architectures efficientes [sic] et flexibles du groupe PSA plus rapidement qu’initialement prévu, a indiqué le constructeur germano-britannique dans un communiqué. En 2024, tous les modèles de véhicules particuliers Opel/Vauxhall reposeront sur des architectures communes au groupe PSA Opel». Lors de l’annonce du projet de rachat d’Opel/Vauxhall, en mars dernier, l’horizon évoqué pour cette convergence technique tournait plutôt autour de 2027.
Renouveau. Elle a tangué mais pas coulé, la banque allemande HSH Nordbank, connue pour le financement du transport maritime qui avait failli causer sa perte, avant qu’elle ne soit reprise en 2009 par les Länder de Hambourg et du Schleswig-Holstein. Sauvetage approuvé par Bruxelles sous condition d’une privatisation avant février 2018. A l’approche de cette échéance, l’opération semble bien partie, avec plusieurs offres fermes selon les vendeurs. Les fonds Apollo Global Management, Cerberus Capital Management et JC Flowers ont officialisé leur intérêt. La cible a soigné son profil : « Notre stratégie commerciale et nos efforts de restructuration au cours des dernières années portent visiblement leurs fruits », a estimé le directeur général Stefan Ermisch, quand la banque a publié un résultat imposable semestriel à fin juin stable, à 173 millions d’euros.
Le ministre de l’Industrie italien Carlo Calenda a déclaré hier que le gouvernement étudiait un allégement des sanctions envisagées dans le cadre du «golden power», une réglementation destinée à protéger d’une prise de contrôle les entreprises jugées stratégiques, si ces dernières coopèrent avec les régulateurs. Rome a décidé le mois dernier de recourir à ces pouvoirs spéciaux en jugeant que le français Vivendi, actionnaire principal de Telecom Italia (TIM) avec une participation de 24%, exerçait un contrôle de fait sur l’opérateur.
Le Groupe ADP a annoncé hier entrer en négociations exclusives pour l’acquisition d’AIG, concessionnaire de l’aéroport d’Amman en Jordanie, dans le cadre d’un consortium avec la société d’investissement française Meridiam et Asma Capital Partners, fonds enregistré au Bahreïn. L’exploitant des aéroports parisiens de Roissy et d’Orly, qui possède déjà 9,5% d’AIG depuis 2007, précise dans un communiqué viser une participation «majoritaire et contrôlante» dans AIG.
Le département américain de la Justice réclame à AT&T la vente de Turner Broadcasting, maison-mère de CNN, ou du réseau de télévision satellitaire DirecTV pour dissiper les inquiétudes en termes de concurrence liées à son projet de rachat de Time Warner, rapportaient hier les agences Reuters et Bloomberg. Plutôt que d’accepter de se défaire d’un actif majeur, AT&T serait prêt à défendre sa fusion en justice, une opération estimée à 85,4 milliards de dollars (73,24 milliards d’euros), l’opérateur télécom jugeant que l’opposition des régulateurs repose avant tout sur des motifs politiques. Plus tôt dans la journée, un haut responsable d’AT&T avait prévenu pour la première fois que l’opération pourrait ne pas être bouclée dans les délais prévus, soit avant la fin de l’année. L’action Time Warner a dévissé de 6,5%, à 88,5 dollars, en clôture à Wall Street, les investisseurs craignant un échec de la transaction. L’action AT&T a terminé de son côté sur un gain de 1,15%.
Le groupe américain Ford a confirmé hier la création d’une coentreprise dans les véhicules électriques en Chine avec le constructeur automobile local Zotye Automobile, après la signature d’un protocole d’accord en août. La réglementation chinoise impose à tous les constructeurs automobiles de commencer à produire des véhicules électriques en 2019. Les deux partenaires ont prévu d’investir 756 millions de dollars dans leur coentreprise, notamment pour bâtir une nouvelle usine.
Une cour de justice allemande a ordonné hier un audit indépendant chez Volkswagen pour explorer la possibilité d’une violation des règles de transparence vis-à-vis des investisseurs, à la demande d’une association d’actionnaires, DSW. Le cabinet d’avocats les représentant précise que VW ne peut faire appel de cette décision. L’audit devra déterminer si des cadres dirigeants étaient au courant de la fraude aux émissions, ou s’ils auraient dû l'être, et ont failli dans leur devoir de supervision.
La Commission européenne va mener une enquête approfondie pour déterminer si le projet de rachat par ArcelorMittal de l’aciérie italienne Ilva provoquera une hausse des prix. Cette initiative devrait obliger le groupe sidérurgique à proposer de nouvelles concessions pour répondre aux inquiétudes de l’exécutif européen en matière antitrust. ArcelorMittal, leader mondial, a conclu en juin un accord de 1,8 milliard d’euros pour le rachat de la plus grande aciérie d’Europe par ses capacités de production, située dans les Pouilles et confrontée à d’importants problèmes de pollution.
Le chinois Tencent Holdings a acheté une participation de 12% au capital de Snap, le propriétaire de l’application Snapchat, selon un avis financier publié hier. Le groupe de technologies, propriétaire notamment de l’application de messagerie WeChat, a acquis 145,8 millions d’actions via des achats sur le marché ce mois-ci. Cet investissement, estimé à 2 milliards de dollars sur la base du cours de clôture de Snap mardi soir, est vu comme une preuve de confiance alors que le groupe de messagerie par vidéo est chahuté depuis son entrée en Bourse de 2016.
Linde a annoncé hier que plus de 74% de son capital avait été apporté à l’offre publique d'échange lancée dans le cadre du projet de fusion avec l’américain Praxair, levant ainsi un obstacle clé à la réalisation de l’opération. Le spécialiste allemand des gaz industriels avait ramené fin octobre de 75% à 60% le seuil d’acceptation fixé en vue de cette fusion à 80 milliards de dollars (69 milliards d’euros), qui doit créer le numéro un du secteur devant le français Air Liquide.
Le groupe LVMH a annoncé hier un important remaniement à la tête de ses marques, marqué par le remplacement du PDG de Dior, Sidney Toledano, par celui de Fendi, Pietro Beccari. Sidney Toledano, 66 ans, va quitter son poste après 20 ans à la tête de la maison de couture de l’avenue Montaigne, pour prendre la présidence de la division LVMH Fashion Group. Ces nominations prendront effet au début de 2018. Sidney Toledano comme Pietro Beccari intégreront le comité exécutif de LVMH.
L’éditeur de logiciels, qui a multiplié sa valeur par dix en vingt ans de Bourse, se fait racheter pour près de 190 millions d’euros, plus de 20 fois son Ebitda.
ABN Amro a annoncé hier une hausse inattendue, de 11%, de son bénéfice net au troisième trimestre, à 673 millions d’euros, la banque ayant enregistré une croissance de ses activités de prêts hypothécaires et commerciaux tout en réduisant ses dépenses. Les analystes projetaient un bénéfice en baisse à 592 millions d’euros, contre 607 millions un an auparavant. Le produit net des intérêts est en revanche un peu inférieur au consensus, ressortant à 1,57 milliard d’euros contre 1,60 milliard attendu. La banque néerlandaise revendique un ratio de fonds propres CET1 à 17,6% à fin septembre, à comparer à 16,6% un an auparavant, et se dit en voie d’atteindre ses objectifs financiers.
Après neuf mois difficiles pour sa division fixed income, regroupant les marchés obligataires, les changes et les matières premières, Goldman Sachs a annoncé une refonte de son équipe de direction. Jim Esposito et Justin Gmelich ont été nommés aux postes nouvellement créés de co-directeurs des opérations. Ils étaient respectivement co-directeur des ventes fixed income et directeur du courtage crédit. Goldman Sachs souhaite réorienter sa division en réduisant ses activités liées aux hedge funds au profit de celles liées aux entreprises et aux gestionnaires d’actifs.
Face aux pressions concurrentielles, les deux groupes ont annoncé la fusion de leurs activités britanniques de distribution d’électricité aux particuliers.