Le Natixis Global Summit, qui s’est déroulé le 7 novembre aupalais Brongniart, a été l’occasion de s’intéresser au futur de la gestion d’actifs avec un panel de quatre experts modéré par le directeur général de Create-Research Amin Rajan. Pooneh Baghai, associée senior à McKinsey & Company ; Bruno Crastes, directeur général d’H2O Asset Management, David Herro, président adjoint et responsable des investissements actions chez Harris Associates ainsi que Chris Wallis, directeur général et responsable des investissements de Vaughan Nelson IM, étaient invités à s’exprimer sur divers thèmes liés à l’avenir de l’industrie. Evoquant les stratégies passives, Chris Wallis les a comparées à des licornesqui lui permettaient d’être plus actif. Selon lui, si les ETFs ont globalement été portés par les politiques des banques centrales durant la dernière décennie, ils vont affronter des vents contraires à mesure que la volatilité et les primes de risque vont augmenter et ils prendront de plein fouet la prochaine correction à venir. Pour David Herro, le fait qu’autant d’argent ait été injecté dans un seul moyen d’investissement (en référence aux ETFs) tient de la prophétie auto-réalisatrice pour la gestion active et cela combiné au manque de volatilité, peut former une explication à la sous-performance des gérants actifs sur la dernière décennie. Pour Pooneh Baghai, il est désormais temps que les gérants aux stratégies actives délivrent ce qu’ils promettent. Cependant, elle estime que tous les gérants actifs ne sont pas prêts à tirer parti de la volatilité. « La composition de l’industrie de la gestion d’actifs dans cinq ans sera différente par rapport à aujourd’hui. Ce n’est pas seulement parce que c’est un environnement dans lequel seules les gros acteurs peuvent survivre. La taille des sociétés n’a qu’une très faible corrélation avec la performance et la profitabilité mais je pense que seuls survivront les gérants qui ont une proposition de valeur très claire et pertinente pour le marché, » a-t-elle souligné. Selon Bruno Crastes, beaucoup de gérants actifs sont trop gros pour être vraiment actifs, arguant que les rendements que peut délivrer une équipe de gestion sont limités. « Il est inexact d’affirmer que l’on peut augmenter son alpha sans limites donc vous devez décider quel niveau d’alpha vous voulez délivrer, sur quel type de produit vous voulez fournir cet alpha et quel type de performance vous souhaitez avoir. La transparence est un élément-clé. Quand un fonds a 20% de volatilité et 10 milliards d’encours, il est impossible d’aller au-delà. C’est pourquoi les hedge funds ont réduit leur volatilité afin d’augmenter leurs actifs, et cela par avidité. Un autre moyen de le faire est d’étendre votre horizon de temps d’investissement, » a-t-il dit. Comment rester pertinent dans un univers de la gestion d’actifs en constante évolution ? Le directeur général de H2O AM a déclaré qu’aucune bonne recette d’investissement ne le reste quand tout le monde se met à la copier. « La raison, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui sortent diplômés du CFA. Ils font tous la même chose donc ils détruisent de la valeur, maintenant il faut faire l’opposé de ce qu’ils font et alors vous créez de la valeur. » Bruno Crastes souligne que nombre de gérants actifs doivent laisser de côté la théorie moderne de la construction de portefeuille, apprise au CFA et dont le postulat de départ stipule que les corrélations sont stables. « Malheureusement les corrélations sont instables, donc si vous voulez être vraiment actif, vous devez comprendre cela à travers votre allocation et vous devez anticiper les corrélations. » David Herro a suggéré que les gérants actifs doivent agir en tant que tel et que « s’ils mettent un pied dans les stratégies passives et abandonnent leur philosophie en se présentant comme gérant actif, c’en sera terminé pour eux. »
L’horloger Breitling est désormais entièrement détenu par fonds d’investissement luxembourgeois CVC Capital Partners. Ce dernier a racheté à Théodore Schneider les 20% du capital qu’il ne possédait pas encore, a indiqué à l’agence AWP un porte-parole de Breitling, confirmant une information du blog spécialisé Watchadvisor. CVC avait fait main basse sur 80% de Breitling fin avril 2017. Auparavant, la maison familiale était entre les mains de Théodore Schneider et de ses soeurs.
L’Autorité de la concurrence a annoncé vendredi avoir réalisé jeudi des «opérations de visite et de saisies inopinées» auprès d’entreprises et d’organismes du secteur de l’ingénierie et du conseil en technologies, des services informatiques et de l'édition de logiciels, suspectés d’avoir mis en oeuvre des pratiques anticoncurrentielles.
La banque centrale argentine (BCRA) et la Banque populaire de Chine (PBoC) ont annoncé ce matin avoir doublé le montant de la ligne de swaps de changes entre les deux pays à 130 milliards de yuans (environ 16,5 milliards d’euros). Cette ligne a été mise en place en 2009 sous l’ère de l’ancienne présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner, afin de renforcer les réserves de changes du pays qui luttait alors avec ses créanciers internationaux.
La production industrielle de la France a interrompu en septembre son rebond amorcé à la fin du printemps, en reculant de 1,8% sous l’effet notamment de la baisse de la production dans les biens d'équipement et les matériels de transport, selon les données publiées ce vendredi par l’Insee. Les économistes tablaient en moyenne sur un recul de 0,3%. La seule production manufacturière (hors énergie) a elle baissé de 2,1%.
L’accélération de la hausse des exportations à 15,6%, inférieure à celle de 21,4% des importations, alimente la chute du yuan et les sorties de capitaux.
La Commission européenne craint un dérapage des dépenses associé à une croissance atone alors que le gouvernement italien refuse de modifier son budget.
Les Etats-Unis ont adopté hier des sanctions contre deux Ukrainiens, un Russe ainsi que contre neuf entités ukrainiennes et russes, en lien notamment avec l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie en 2014, a annoncé le Trésor américain. L’une des entités visées - la société à responsabilité limitée Southern Project - est liée à la banque Rossiya et à l’homme d’affaires russe Iouri Kovoultchouk. Les sanctions visent aussi des entreprises qui, d’après le Trésor américain, ont tiré parti de l’annexion de la Crimée. Parmi celles-ci se trouve Mriya Resort and Spa, société d’investissements hôteliers soutenue par la plus grande banque russe, Sberbank.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé hier un chiffre d’affaires de 1,37 milliard d’euros pour le troisième trimestre, après retraitement des cessions en cours, en hausse de 9,9%, à périmètre et taux de change constants. Le total des actifs sous gestion est de 16,6 milliards d’euros, en hausse de 8,7%. Son actif net réévalué (ANR) par action est à 77,7 euros, en progression de 4,5%. Sur son périmètre historique, Eurazeo a signé ou investi dans onze nouvelles sociétés pour un total de 973 millions d’euros depuis le 1er janvier, parmi lesquelles l’assureur français Albingia et le groupe de cliniques C2S. Il a cédé pour 1,4 milliard d’euros de participations, notamment dans AccorHotels, Asmodee et Desigual.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a l’intention de doubler son aide alimentaire au Yémen afin de subvenir aux besoins de 14 millions de personnes et «d'éviter une famine de grande ampleur». «Le Yémen est le théâtre de la plus grande crise alimentaire au monde. Des millions de personnes sont au bord de la famine et la situation empire de jour en jour», souligne-t-il dans un communiqué. Le PAM fournit déjà une aide alimentaire à sept à huit millions de Yéménites.
Les investisseurs nippons ont acheté pour 2.275,9 milliards de yens (environ 17,5 milliards d’euros) de Treasuries américains en septembre, soit le montant mensuel le plus important depuis juillet 2016. Et ce après des ventes supérieures à 8.000 milliards de yens sur les huit premiers mois de l’année. Dans le contexte d’incertitudes autour du Brexit, de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis ainsi que sur la dette italienne, les japonais sont revenus sur les obligations allemandes à hauteur de 858,4 milliards de yens, et ont accru les achats de titres français, qui atteignent désormais près de 3.000 milliards de yens depuis début 2018.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé aux Etats-Unis dans la semaine au 3 novembre, à 214.000 contre 215.000 la semaine précédente, et le nombre d’Américains percevant des indemnités de chômage est resté à son plus bas niveau depuis plus de 45 ans, selon le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 214.000 inscriptions au chômage. La moyenne mobile sur quatre semaines a baissé de 250 d’une semaine sur l’autre à 213.750 personnes.
L’Allemand Manfred Weber, 46 ans, proche de la chancelière Angela Merkel, a le soutien du Parti populaire européen (PPE) qu’il préside au Parlement de Strasbourg, dont il devient ainsi le «Spitzenkandidat» (candidat désigné), pour le poste de candidat à la présidence de la Commission européenne (CE). Il a battu son rival au sein du bloc de centre-droit, le Finlandais Alexander Stubb. C’est aux chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept (après le départ du Royaume-Uni de l’UE prévu fin mars) que reviendra la responsabilité d'élire le successeur de Jean-Claude Juncker.
Bruxelles a réduit ses perspectives de croissance pour l’an prochain et mis en garde face à de «nombreux risques interconnectés» qui obscurcissent l’horizon.
La Commission européenne a rendu un avis appelant l’autorité de régulation bancaire de Malte à respecter toute la réglementation européenne de prévention de la criminalité financière. Dans une décision distincte, l’exécutif européen a formé un recours contre le Luxembourg, qui n’applique pas l’ensemble des règles européennes de lutte contre le blanchiment. La Commission demande à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’imposer des amendes jusqu'à ce que le Luxembourg ait pris les mesures. Les États membres avaient jusqu’au 26 juin 2018 pour transposer la quatrième directive anti-blanchiment, renforçant la législation en la matière, dans leur législation nationale.
HeidelbergCement a annoncé hier vouloir réduire ses coûts administratifs de 100 millions d’euros sur les deux prochaines années et accélérer ses cessions d’actifs. Il ramènera également l’enveloppe annuelle de ses investissements à 350 millions d’euros sur les années 2019 et 2020, contre un total prévu de 1,1 milliard d’euros pour l’exercice 2018. Le groupe cimenter allemand, qui détaillera les mesures d’optimisation de son portefeuille le 21 mars prochain lors de la publication de ses résultats annuels, envisage en outre des rachats d’actions vers mi-2019.
L’Association européenne des institutions paritaires (AEIP) et Pensions Europe ont appelé dans un texte commun, jeudi 8 novembre, la Commission européenne à présenter une modification de la «directive TVA» afin d’exempter tous les fonds de pension du paiement de la TVA sur les services de gestion, indépendamment de la nature des régimes de retraite ou de l'État membre dans lequel les services sont reçus. En plus de ces différences de traitement, le régime actuel demeure peu clair pour les régimes de retraite hybrides (notamment les fonds de pension à prestations définies, lorsque tout ou partie du risque est transféré de l’employeur à la caisse elle-même ou à l’employé), qui deviennent pourtant de plus en plus courants. Cela signifie que des régimes de pension semblables issus de différents pays sont soumis à des traitements fiscaux différents concernant les services de gestion qu’ils fournissent. «La directive TVA n’a pas suivi l'évolution du paysage des retraites. Cela conduit à un traitement différent des fonds de pension fortement similaires. Il est temps de mettre à jour les règles pour veiller à ce que tous les fonds de pension en soient exemptés et respectent les principes de non-discrimination et de neutralité», estime Alexandra Kaydzhiyska, représentante à l’AEIP. AB.
Les fonds d’investissement domiciliés en Allemagne ont enregistré des souscriptions nettes de 77,2 milliards d’euros entre début janvier et fin septembre, selon des chiffres communiqués par l'association allemande des professionnels de la gestion BVI.
HeidelbergCement a annoncé aujourd’hui qu’il souhaitait réduire ses coûts administratifs de 100 millions d’euros sur les deux prochaines années et accélérer ses cessions d’actifs. Il ramènera également l’enveloppe annuelle de ses investissements à 350 millions d’euros sur les années 2019 et 2020, contre un total prévu de 1,1 milliard d’euros pour l’exercice 2018. Le groupe cimenter allemand, qui détaillera les mesures d’optimisation de son portefeuille le 21 mars prochain lors de la publication de ses résultats annuels, envisage en outre des rachats d’actions vers la mi-2019.
L’Allemand Manfred Weber, 46 ans, proche de la chancelière Angela Merkel, a obtenu aujourd’hui le soutien du Parti populaire européen (PPE) qu’il préside au Parlement de Strasbourg, pour le poste de candidat à la présidence de la Commission européenne (CE). Il a battu son rival au sein du bloc de centre-droit, le Finlandais Alexander Stubb. Manfred Weber a recueilli 492 voix, soit 79% des votants. Dans son programme, il s’est engagé à lutter contre les mouvements populistes anti-immigration qui menacent selon lui la démocratie sociale européenne fondée sur des valeurs d’ouverture et de tolérance.
La Commission européenne a annoncé jeudi avoir rendu un avis appelant l’autorité de régulation bancaire de Malte à respecter intégralement la réglementation européenne de prévention de la criminalité financière. Dans une décision distincte, l’exécutif européen a formé un recours contre le Luxembourg, au motif que le Grand-Duché n’applique pas intégralement les règles européennes de lutte contre le blanchiment de capitaux. La Commission demande à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’imposer une somme forfaitaire et des astreintes journalières jusqu'à ce que le Luxembourg ait pris les mesures nécessaires.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé aux Etats-Unis dans la semaine au 3 novembre, à 214.000 contre 215.000 la semaine précédente, et le nombre d’Américains percevant des indemnités de chômage est resté à son plus bas niveau depuis plus de 45 ans, a annoncé aujourd’hui le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 214.000 inscriptions au chômage. La moyenne mobile sur quatre semaines a baissé de 250 d’une semaine sur l’autre à 213.750 personnes.
Pour son premier "Global Summit", Natixis Investment Managers a frappé fort. L'ancien président français Nicolas Sarkozy, l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder et l'ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi étaient réunis au palais Brongniart mercredi 7 novembre.
Wendel étudie les moyens de renforcer les finances de Cromology, une entreprise de peinture détenue en portefeuille depuis près de 10 ans et qui souffre du ralentissement de l’industrie de la construction en France, rapporte Bloomberg sur la base de sources proches. La société a mandaté la banque Rothschild & Co. pour examiner la structure de la dette de Cromology et négocier un accord avec les prêteurs. Les prêteurs ont quant à eux chargé Houlihan Lokey Inc. de procéder à un examen indépendant du fabricant de peinture.La dette nette de ce dernier pesait quelque 250,5 millions d’euros à la fin du mois de juin 2018, selon le rapport financier de Wendel pour le premier semestre. Wendel a injecté 25 millions d’euros de liquidités dans l’activité en mars. Les emprunts sont cotés à environ 85 centimes d’euro,
AEW Ciloger a annoncé ce 7 novembre l’acquisition, pour le compte de plusieurs de ses fonds grand public, SCPI et OPCI, de la Tour Prisma située à la Défense, auprès d’Invesco Real Estate. Cette tour de bureaux, qui développe une surface d’environ 23.000 mètres carrés, répartis sur 22 étages, est entièrement louée à 4 locataires. Cette tour bénéficie des certifications environnementales HQE Bâtiment Tertiaire en Exploitation «Exceptionnel» et BREEAM in-Use «VeryGood».
Pour son premier «Global Summit», Natixis Investment Managers a frappé fort. L’ancien président français Nicolas Sarkozy, l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder et l’ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi étaient réunis au palais Brongniart mercredi 7 novembre. Lors d’un panel animé par la journaliste et animatrice télé Marie Drucker et le directeur général de Natixis IM Jean Raby, les trois ex-dirigeants ont livré leur sentiment sur de nombreux sujets dont le Brexit, la politique migratoire en Europe, les relations avec les États-Unis.Pour Nicolas Sarkozy, “ce fut une grande erreur de considérer que le Brexit est un problème anglais.” “La même question posée dans les 27 autres pays de l’UE aurait pu donner la même réponse. Le Brexit est une folie, un cauchemar pour le Royaume-Uni. Ne pensez pas que vous en aurez fini avec le Brexit car le poison de la division se répandra en Europe si le Brexit va jusqu’au bout,” a-t-il prophétisé, ajoutant que l’Union Européenne ne doit pas divorcer d’avec le Royaume-Uni.“Les Britanniques ont rejeté l’Europe du passé. Il faut réfléchir à l’Europe des 70 prochaines années. Il faut demander aux Anglais s’ils veulent construire l’Europe du futur avec nous. Il n’y a pas des populistes d’un côté et des gens raisonnables de l’autre. Les gens veulent une autre Europe. Il faut les entendre,” a dit l’ancien président français, qui a également jugé que la France était mal placée pour donner des leçons au Royaume-Uni en matière de référendum puisque le non à un nouveau traité européen l’avait emporté en 2005.Soulignant avec humour que c’est à cause d’un référendum qu’il avait perdu son emploi, Matteo Renzi a plaidé pour un nouveau traité européen mais s’est interrogé sur le profil de ceux qui seraient capables de le mettre sur la table. L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder a, lui, défendu plus d’intégration européenne. Les trois hommes politiques ont établi le constat d’institutions européennes dépassées, sans leadership et à l’arrêt. L’idée d’un gouvernement économique de l’UE a également été abordée.Concernant la politique migratoire actuelle en Europe, l’ancien chef du gouvernement italien Matteo Renzi a déclaré que le vice-président du conseil des ministres Matteo Salvini véhiculait un message de peur au peuple italien vis-à-vis de l’immigration via les fake news sur les réseaux sociaux. Selon Matteo Renzi, “la bataille culturelle est importante mais il faut aussi délivrer un message d’espoir à l’Europe. Nous devons également changer les mentalités.” Gerhard Schröder est revenu sur la politique migratoire mise en place il y a deux ans en Allemagne, évoquant “une mauvaise décision d’Angela Merkel prise sans concertation avec les partenaires européens” à l’époque.D’après Nicolas Sarkozy, “la crise migratoire n’a pas encore commencé.” “L’Europe devrait établir un plan de réalisation de développement d’infrastructures en Afrique car si l’Afrique ne se développe pas, nous sommes fichus. Un projet qui serait mis en œuvre par des entreprises européennes et non chinoises. On dit que ça coûte cher mais ça le sera bien moins que de devoir construire un mur. (...) L’Europe doit-elle être la seule partie du monde où l’on peut rentrer sans travail, sans papiers, sans parler la langue et sans autorisation? Non. Nous avons le devoir de contrôler qui rentre en Europe,” a soutenu l’ex-président français. Nicolas Sarkozy qui, durant le panel, a également taclé le président américain Donald Trump, qualifié de “seul leader restant en Occident, à coups de tweets dont le contenu n’est pas franchement éblouissant.” La réponse “la plus appropriée” de l’Europe à la politique de Donald Trump selon Gerhard Schröder est de se montrer encore plus unie et de s’appuyer sur des partenariats avec des pays tels que la Russie et la Turquie. “Nous devons dire aux États-Unis que nous acceptons pas qu’ils disent à l’Europe avec qui commercer ou pas,” a développé l’ancien chancelier allemand en référence aux sanctions encourues par les entreprises européennes aux États-Unis si elles commercent avec l’Iran par exemple. Comment montrer l’image d’une Europe plus forte face aux États-Unis? Nicolas Sarkozy suggère deux idées : “Que l’Europe se dote d’un fonds monétaire européen car le FMI n’a rien à faire en Europe et que soit créée une chambre de compensation européenne pour aider les entreprises européennes qui seraient sanctionnées par les États-Unis si elles commercent avec des pays interdits.”
La Commission européenne s’attend à un ralentissement de la croissance de la zone euro dans les prochaines années et souligne que ses projections sont exposées à de nombreux risques baissiers, comme un Brexit dur. L’exécutif communautaire a en revanche légèrement relevé ses prévisions d’inflation pour cette année et l’année prochaine mais la hausse des prix ralentirait à nouveau en 2020.
Les chiffres publiés ce matin par le ministère des Finances japonais montrent que les investisseurs nippons ont acheté pour 2.275,9 milliards de yens (environ 17,5 milliards d’euros) de Treasuries américains en septembre, soit le montant mensuel le plus important depuis juillet 2016. Ces achats interviennent en outre après des ventes supérieures à 8.000 milliards de yens sur l’ensemble des huit premiers mois de l’année.