L’Opep et ses alliés, après s'être mis d’accord en juin pour assouplir l’encadrement de leur offre de pétrole brut, pourraient être contraints de modifier leur stratégie commune en raison de l’augmentation des stocks et des incertitudes économiques, a déclaré aujourd’hui un comité ministériel. Le Comité ministériel commun de surveillance s’appuie sur le rapport mensuel rédigé par le Comité technique conjoint, qui constate que les pays concernés ont respecté à hauteur de 111% les mesures d’encadrement des volumes de production en septembre.
La Commission européenne pourrait offrir un répit temporaire à la compensation des dérivés à Londres en cas de Brexit sans accord, rapporte Reuters jeudi. «En ce qui concerne les dérivés compensés, il semble qu’il pourrait y avoir des risques potentiels pour la stabilité financière en cas d’absence d’accord», indique le document, non daté, cité par Reuters. «Sur cette base, la Commission continuera à évaluer la situation et prendra les mesures nécessaires pour mitiger les risques sur ce point».
Dans un entretien vidéo accordé à NewsManagers, Nicolas Beneton, spécialiste de l’investissement responsable chez Robeco, explique l’engouement croissant des investisseurs pour l’impact investing et présente la boîte à outils et l’offre du groupe néerlandais dans ce domaine. Pour voir la vidéo, cliquez ou copiez le lien suivant : http://newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1532
Le courtier grossiste en assurances April, valorisé plus de 610 millions d’euros en Bourse, a confirmé avoir « fait l’objet de manifestations d’intérêt préliminaires », rapporte le quotidien Les Echos. De fait, quatre fonds d’investissement sont en discussion avec son fondateur, Bruno Rousset, actionnaire au travers de son holding Evolem, de 65,1% du capital du courtier : les américains KKR et Advent ainsi que les britanniques CVC et BC Partners. Le fonds franco-britannique Bridgepoint aurait, lui, été écarté des enchères organisées par Rothschild & Co, selon des sources. Ce n’est pas la première fois que de telles discussions ont lieu. CVC, Warburg Pincus, Hellman & Friedman ou même les courtiers Siaci et Aon, se seraient ainsi déjà manifestés par le passé.
Le marché français de l’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 900 millions d’euros au cours du mois de septembre 2018, après 2,4 milliards d’euros de souscriptions nettes en août, selon des données publiées hier par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). A l’issue des neuf premiers mois de l’année, la collecte nette s’établit désormais à 18 milliards d’euros.Dans le détail, au cours des neuf premiers mois de 2018, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances ressorte à 104,7 milliards d’euros contre 99,6 milliards d’euros sur la même période en 2017. Les versements sur les supports unités de compte totalisent 29,9 milliards d’euros, soit 29% des cotisations. En parallèle, les prestations versées par les assureurs sur la même période s’élèvent à 86,8 milliards d’euros, contre 93,4 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2017. Sur le seul mois de septembre 2018, les cotisations s’inscrivent à environ 9,6 milliards d’euros tandis que les prestations ressortent à environ 8,8 milliards d’euros.Au 30 septembre 2018, l’encours des contrats d’assurance vie atteint 1.711 milliards d’euros, en progression de 2% sur un an.
La banque centrale norvégienne (Norges Bank) a décidé ce matin à l’unanimité de ses membres de maintenir son taux d’intervention à un niveau de 0,75%, conformément aux attentes du consensus. Elle a néanmoins confirmé son intention de poursuivre son resserrement de façon progressive, à partir du début de l’année prochaine, dans un contexte de hausse de la croissance et de l’inflation, après sa première hausse depuis sept ans décidée en septembre. «Les perspectives du Conseil exécutif sur l’équilibre des risques suggère une hausse progressive du taux directeur. La croissance économique s’est montrée légèrement plus faible et l’inflation légèrement plus forte que nos projections, mais les perspectives et l’équilibre des risques ne semblent pas avoir changé sensiblement depuis le mois de septembre», explique le communiqué.
Les deux fonds d’investissements chinois, CM Fengqing Flexible Allocation Fund et E Fund Ruihui Flexible Fund, investis en obligations d’Etat chinoises et en actions, ont vu leurs actifs sous gestion fondre de 99% en seulement trois mois, de 4,5 milliards de dollars fin juin dernier à seulement 43 millions. Leur publication trimestrielle dans laquelle figure les encours ne fournit aucune explication sur les origines de cette hémorragie. Les deux fonds ont été créés en 2015 avec trois autres grâce à des actifs provenant de l’Etat chinois.
Deutsche Börse a annoncé jeudi son intention d’accentuer la pression sur le London Stock Exchange dans les activités de compensation dans la perspective du Brexit, en élargissant son programme de partage des bénéfices avec ses utilisateurs. Sa filiale dédiée aux opérations de compensation, Eurex claearing, va étendre son programme de partenariat pour y inclure les prises en pension (repo) et les opérations de change entre banques à compter du premier trimestre 2019. Plus les volumes transitant via Eurex seront importants, plus la part des bénéfices rétrocédés aux établissements qui les auront dirigés vers la chambre de compensation sera élevée.
Soulagement. Neoen a redonné le sourire à la Bourse de Paris, temporairement du moins. Le premier producteur français d’énergies uniquement renouvelables a réussi son introduction en Bourse en levant jusqu’à 697 millions d’euros. Depuis le début de l’année, les conditions de marché ou les equity storys fragiles avaient donné lieu à plusieurs abandons ou reports. L’IPO de Neoen avait été annoncée de longue date afin d’éduquer au mieux le marché vis-à-vis d’un business model peu commun, et la société a pu compter sur le soutien d’investisseurs historiques, dont Impala, le fonds de Jacques Veyrat, qui a réinvesti. Pour achever de convaincre le marché, le Fonds stratégique de participations est aussi entré au capital.
Hausse. Le marché du repo progresse de façon soutenue en Europe , selon les relevés semestriels de l’Icma (Association internationale des marchés de capitaux). L’évolution est liée au développement des transactions soumises à la compensation et aux besoins de « collateral » pour les appels de marge qui s’y rattachent. De même, les échanges en bilatéral entre banques donnent davantage lieu à des dépôts de garantie. La mise en œuvre des obligations de compensation pour le buy-side, avec une date limite en 2020, devrait favoriser encore la progression du marché. La réduction des achats d’actifs par la Banque centrale européenne explique en partie l’évolution, en libérant du « collateral ». On note toutefois la baisse, selon l’étude de l’Icma, de la part du triparty repo (opération de repo entre banques via un tiers de confiance) à 6 %, contre 8,6 % en décembre 2017, reflétant l’effet réducteur de l’abondante liquidité injectée par la banque centrale sur les besoins en financement de marché.
Crise. Du côté des bonnes nouvelles pour l’Arabie saoudite, l’inclusion des obligations des pays du Golfe dans l’indice JPMorgan EM a été confirmée. Au cours de la période de transition de neuf mois, elle devrait amener à la zone 2,8 milliards de dollars liés à la gestion passive, et près de 28 milliards supplémentaires de la part d’investisseurs actifs, selon les estimations de Barclays. Ces investissements sont nécessaires au royaume, qui a Kashoggi a plongé l’Arabie saoudite dans une crise diplomatique qui pourrait avoir des conséquences économiques. Au cours de la semaine écoulée, les investisseurs ont annulé leur venue au « Davos du désert », tandis que l’ETF iShares MSCI Saudi Arabia, un indice répliquant les principales valeurs saoudiennes, a enregistré des sorties de fonds pour près de 13 millions de dollars le 16 octobre, un record depuis sa création, en septembre 2015.
Une fois encore, la France est en train de perdre une bataille dans les infrastructures de marché ! Certains banquiers de la Place n’arrivent plus à réprimer leur dépit en voyant Eurex s’imposer peu à peu sur la compensation des dérivés de taux. « Eurex Clearing, la chambre de compensation de Deutsche Börse, est chère et peu liquide, mais les banques testent ses services pour se préparer à l’éventualité où LCH ltd ne pourrait plus les servir et où les contrats devraient être transportés en Europe continentale », se lamente l’un d’eux. Le propos est d’autant plus désolé que le manque de volonté semble inexplicable : LCH SA, société sœur de LCH ltd, devrait être en mesure de recevoir le savoir-faire d’outre-Manche sur les dérivés de taux. Mais aucun préparatif à cet égard n’est connu : mystère des affaires de famille… La situation rappelle les occasions manquées par la Bourse, après que les grands mouvements stratégiques transatlantiques ont débouché sur le désintérêt du Nyse. « Pendant ce temps, les Allemands sont restés concentrés sur leurs clients, les résultats sont là », soupire notre banquier…
La politique mène à tout, l’adage est connu. Elle vient de mener Brian Mulroney (photo), ancien Premier ministre canadien, au conseil d’administration d’Acreage Holdings, une société américaine spécialisée dans le cannabis désireuse de se coter au Canada. Le 17 octobre, le Canada est devenu le premier pays du G7 à autoriser l’usage « récréatif » du cannabis. Le marché pourrait générer plus de 10 milliards de dollars de revenus d’ici à 2025, selon Roth Capital Partners. Le mois dernier, Coca-Cola Co a déclaré surveiller de près le marché des boissons à la marijuana, tandis que le fabricant de bière Corona, Constellation Brands, a investi plus de 4 milliards de dollars dans le producteur de cannabis Canopy Growth.
STABLE. « L’Italie évite le pire, pour l’instant », c’est le constat de Stéphane Déo, stratégiste chez La Banque Postale AM, après la dégradation d’un cran de la note souveraine du pays, à Baa3, par Moody’s, assortie d’une perspective stable. « L’horreur absolue aurait été un abaissement de deux crans, à Ba1, ce qui aurait placé l’Italie en high yield, forçant nombre d’investisseurs à vendre », poursuit le stratégiste. La perspective stable et non négative rassure aussi. Les emprunts d’Etat italiens n’ont pas tardé à réagir, le taux à dix ans baissant de 18 points de base à la suite de cette annonce, avant toutefois de réduire son resserrement, signe que la situation va rester compliquée.
... C’est le gain supplémentaire annuel obtenu en étant investi sur le marché actions américain le mardi, selon une étude d’Evercore ISI. Depuis 1980, l’indice S&P 500 a généré une performance annuelle de 9,1 % ou de 6,5 %, selon que l’on est, ou pas, investi ce jour-là. Mardi est le meilleur jour de la semaine sur les marchés actions et continue de l’être, avec un gain moyen de 0,7 % cette année et trois des cinq meilleures séances. Manquer les bonnes journées dans la semaine peut sévèrement affecter les rendements des portefeuilles.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont reculé de 5,5% au rythme annualisé de 553.000 unités le mois dernier, selon les données publiées hier par le département américain du Commerce. Il s’agit du rythme de ventes le plus faible depuis décembre 2016. Les économistes prévoyaient en moyenne une baisse de 1,4% en septembre, au rythme de 625.000 unités. Sur un an, ces ventes ont diminué de 13,2%. Le rythme des ventes du mois d’août, estimé dans un premier temps à 629.000, a été ramené à 585.000 et celles de juin et juillet ont également été revues en baisse.
Le quartier d’affaires francilien a enregistré près d’un milliard d’euros de transactions ces dix derniers jours, signe d’une fin d’année dynamique pour le secteur.
L’activité du secteur privé dans la zone euro a enregistré en octobre sa plus faible expansion depuis plus de deux ans, selon les données de IHS Markit. L’indice PMI composite de la zone euro s’est replié à 52,7, un point bas en 25 mois, contre 54,1 en septembre. L’indice était attendu à 53,9 par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires. Dans le détail, l’indice PMI du secteur manufacturier ressort en baisse à 52,1, un point bas depuis 26 mois, tandis que l’indicateur des services s’est établi à 53,3, son niveau le plus bas depuis 24 mois, contre 54,7 le mois précédent. IHS Markit note le ralentissement particulièrement marqué en Allemagne. En France, la croissance de l’activité du secteur privé a légèrement accéléré, mais le taux d’expansion se classe parmi les trois plus faibles depuis début 2017.
La banque centrale suédoise a maintenu hier son taux repo inchangé à un niveau de -0,50%, et a répété qu’une hausse des taux repo pourrait intervenir soit en décembre soit en février. L’inflation suédoise a pourtant accéléré à un rythme de 2,5% au mois de septembre, le plus élevé depuis 2011, après avoir été stable autour de l’objectif de 2% pendant plus d’un an, et l’indice sous-jacent a progressé de 0,4 point pour atteindre 1,6%. La plus ancienne banque centrale au monde se montre néanmoins inquiète des effets des frictions commerciales et d’un ralentissement économique mondial sur les perspectives d’inflation.
Le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois dans le secteur privé, hors intérim, a progressé de 2,7% au troisième trimestre et a atteint un niveau record, indiquait hier l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). 2,14 millions d’embauches ont été recensées sur la période juillet-septembre. Sur un an, les déclarations progressent de 6,0%. Au deuxième trimestre, 2,08 millions d’embauches de plus d’un mois dans le privé avaient été déclarées à l’Acoss. La progression du troisième trimestre s’est manifestée au même rythme sur tous types de contrats, avec une hausse de 2,6% des embauches en CDI, et de 2,8% des embauches en CDD.
L’Arabie Saoudite a accepté de débloquer une aide de 6 milliards de dollars au Pakistan, dont 3 milliards seront déposés directement au crédit du pays, qui envisage également de se mettre sous la tutelle du Fonds monétaire international (FMI). Le versement des 3 autres milliards est différé d’une année et sera destiné à compenser la hausse de la facture d’importation de pétrole. Et le fournisseur d’indices MSCI pourrait faire bientôt revenir les actions pakistanaises dans son indice Marchés frontières, après la chute du marché pakistanais de 40%. Après cette correction, le pays n’a plus que deux sociétés dont la capitalisation boursière dépasse 1,6 milliard de dollars, sur les trois requises par le MSCI pour être dans son indice Marchés émergents.