L’indice mondial de confiance des investisseurs « State Street Investor Confidence Index® » a reculé de 1,7 point en novembre pour s’établir à 82,7. Ce repli est surtout le fait des investisseurs en Amérique du Nord, dont la confiance s’est encore érodée, l’indice régional enregistrant un repli de 81,6 à 79,2. En revanche, la confiance des investisseurs en Europe remonte légèrement de 0,4 point à 91,9, tandis que l’indice de la confiance en Asie augmente de 2,6 points pour terminer à 102,2. « Ce mois-ci, il semble que la confiance des investisseurs ait fait l’objet d’un réajustement, et avec l’exception des investisseurs en Asie, ce dernier a sérieusement érodé l’optimisme dans un contexte de récentes turbulences sur les marchés. Et par conséquent, les gérants d’actifs ajustent aujourd’hui fortement leurs positions en actifs à risque » a commenté Kenneth Froot, l’un des créateurs de l’indice. « Alors que l’optimisme des consommateurs et des directeurs d’achat se poursuit sur un rythme modéré reflétant la potentialité de difficultés économiques, la confiance des investisseurs a enregistré l’une de ses plus fortes corrections depuis dix ans. Les replis spectaculaires en août et septembre étaient un avertissement prémonitoire de la volatilité des marchés qui a dominé le quatrième trimestre, et la confiance des investisseurs a baissé une fois de plus en novembre », a ajouté Michael Metcalfe, directeur de la stratégie Global Macro chez State Street Global Markets. « La confiance des investisseurs en Asie s’est en fait améliorée au cours de la période, ce qui constitue l’élément surprenant des résultats de l’Indice de ce mois, compte tenu du contexte baissier autour de la guerre commerciale potentielle entre les États-Unis et la Chine », poursuit-il.
Le gestionnaire de fonds immobiliers Sofidy, qui se présente comme le premier acteur indépendant des SCPI en France, a annoncé ce 29 novembre l’acquisition de l’immeuble « Mirabeau » situé à Guyancourt dans les Yvelines (78). Cet actif de bureaux a été acquis pour le compte de sa SCPI Immorente et son OPCI Grand Public SOFIDY Pierre Europe, auprès d’Ares Management. Situé au centre d’un pôle tertiaire attractif, desservi par la Gare SNCF et un accès direct au réseau routier, l’immeuble « Mirabeau » est complètement occupé par le siège social de la société Socotec dans le cadre d’un bail ferme de 9 ans. Datant de 2003, les bureaux ont été entièrement rénovés par Ares Management accompagné de Cleveland en 2017. L’ensemble dispose d’une surface utile de 7 487 m² qui comprend un rez-de-chaussée, 3 étages en superstructure, 4 niveaux en sous-sol et 251 emplacements de parking.
L'économie suisse a subi au troisième trimestre une contraction inattendue de 0,2% par rapport au trimestre précédent, selon les chiffres du Secrétariat d’Etat à l'économie (Seco) publiés ce matin. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,4% du PIB après 0,7% du deuxième trimestre, et la plus basse de leurs estimations était de +0,2%. Sur un an, le PIB suisse voit sa croissance ramenée à 2,4% au troisième trimestre, soit un demi-point en dessous du consensus, ce qui devrait confirmer le maintien des taux négatifs par la Banque nationale suisse (BNS).
L’autorité allemande de la concurrence a ouvert une enquête à l’encontre d’Amazon pour déterminer si le site américain de e-commerce ne profite pas d’une position dominante sur les vendeurs tiers qui utilisent sa place de marché. L’autorité dit avoir reçu plusieurs plaintes de vendeurs. Son enquête devra déterminer les conditions imposées aux vendeurs, notamment sur les questions de délais de paiement, de livraison ou d’arrêt du service.
Deutsche Bank a déclaré jeudi coopérer pleinement à l’enquête des autorités allemandes liée à des soupçons de blanchiment d’argent, dans le sillage de perquisitions de la police et des procureurs au sein de ses bureaux à Francfort. A la mi-séance, l’action Deutsche Bank cédait plus de 3%, pour porter son plongeon depuis janvier à près de 50%.
Nouveau coup dur pour les actionnaires d’Intu Properties. Le consortium, incluant notamment Brookfield et le groupe saoudien Olayan, a renoncé à son offre d’achat de 2,9 milliards de livres sur le gestionnaire britannique de centres commerciaux. Les acheteurs invoquent l’incertitude macroéconomique et la volatilité potentielle du marché à l’approche du Brexit. Le cours de l’action Intu chute de plus de 30% à la Bourse de Londres.
Le journal Les Echos, citant une étude menée par l’Association française des marchés financiers, indique qu’aucun bureau de recherche financière ne couvre un titre de moins de 10 millions d’euros de capitalisation. A l’opposé, les valeurs dont la cote dépasse 5 milliards d’euros peuvent être suivies par plus de 20 analystes. Ce rapport de l’Amafi souligne que les capitalisations de moins d'1 milliard d’euros sont suivies par 3,5 analystes en moyenne en 2018 contre 5 en 2005. Quant aux petites capitalisations valorisées entre 10 et 150 millions d’euros, leur suivi est resté identique.
Schroder Real Estate a vendu mi-novembre une participation de 50% dans l’immeuble de bureaux Chevaleret. Cette vente – réalisée pour le compte d’Immobilien Europa Direkt (IED), un véhicule d’investissement de la Zurich Investment Foundation – a été conclue sur la base d’une valeur d’actif de 230 millions d’euros. L’immeuble de bureaux Chevaleret est situé dans le 13ème arrondissement de Paris, à proximité de la ZAC Paris Rive Gauche. Schroder Real Estate avait réalisé l’acquisition de cet immeuble de 9 étages et d’une superficie de 24 000 m² en avril 2014, après avoir identifié cet actif comme une opportunité d’investissement « value-add ». L’immeuble, pré-loué à environ 60% lors de l’acquisition, a fait l’objet d’une restructuration « lourde » pour un budget de 42 millions d’euros (soit 1 750 €/m²). Les travaux se sont achevées dans les délais et la commercialisation a été finalisée avant la livraison en janvier 2016. IED, créé par la Zurich Investment Foundation, a été conçu pour les fonds de pension suisses. Sa stratégie d’investissement vise à offrir aux investisseurs un portefeuille diversifié d’immobilier commercial de grande qualité sur les marchés les plus attrayants d’Europe.
Le journal Les Echos, se basant sur les déclarations obligatoires du président de la Réserve fédérale américaine sur son patrimoine, estime celui de Jerome Powell à 39,6 millions de dollars. Ses actifs, gérés par des trusts, auraient progressé d’environ 6% en 2017, une performance largement inférieure à celle des indices phares de Wall Street sur la même année, note le quotidien. Jerome Powell détient majoritairement des obligations tandis que les actions américaines formaient 28 à 32% de son portefeuille début 2018. Les Echos rapportent que le président de la Réserve fédérale est très investi chez Goldman Sachs AM (huit fonds) et est investi dans un certain nombre de stratégies passives.
Fiabilité. Dans une étude publiée la semaine dernière, S&P Global Ratings indique que sur le long terme, le crédit infrastructures présente un plus faible risque de défaut et une meilleure stabilité de notation que le segment non financier dans son ensemble. L’agence a recensé 127 défauts depuis 1981 dans le secteur des infrastructures, précisant que 71 % d’entre eux se concentraient aux Etats-Unis. Au sein de cette classe d’actifs, la dette des « corporate infrastructures » présente davantage de probabilité de remboursement que les projets d’infrastructures seuls. En 2017, S&P a réalisé 114 relèvements de notation contre 87 abaissements, retrouvant une tendance positive après un cycle négatif en 2015 et 2016.
Soldes. Les cours du baril de pétrole ont chuté de près de 35% depuis début octobre, revenant à leur niveau d’il y a un peu plus d’un an. Le WTI, la référence américaine, est retombé à 50 dollars, tandis que le Brent est passé sous la barre des 60 dollars, à 58,80 dollars. Après avoir bondi de 25% entre janvier et octobre en raison des anticipations de baisse des exportations iraniennes, le marché a brutalement déraillé sur les craintes entourant la croissance économique mondiale. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipe une offre supérieure à la demande tout au long de 2019, sur fond de baisse de la consommation et d’augmentation de la production. « Il semble que la chute ait été amplifiée lorsque le cours ‘spot’ a atteint les prix d’exercice d’options utilisées par les producteurs américains pour couvrir leurs ventes », écrit Lombard Odier. D’aucuns estiment que cette faiblesse n’est que passagère et que le cours du baril devrait se reprendre. Lombard Odier anticipe un Brent à 75 dollars dans 12 mois. Sous le parrainage de l’Arabie Saoudite, qui va réduire de 500.000 barils par jour sa production, l’Opep pourrait réduire la sienne de 1,4 million de barils. Un accord est attendu le 16 décembre auquel la Russie pourrait être partie prenante. A moins que la baisse actuelle ne soit le signe annonciateur d’une récession. En 2008, les prix du pétrole avaient décroché dès le début de l’été.
« Nous souhaitons le développement à Paris d’une offre de services de compensation renforcée et complétée dans le domaine des produits dérivés de taux d’intérêt. »
Le ralentissement se confirme pour l’immobilier américain. Les ventes de logements neufs ont reculé davantage que prévu en octobre pour s'établir à 544.000 en données annualisées, selon le département américain du Commerce. Les ventes de maisons individuelles neuves s’inscrivent en baisse de 8,9% par rapport à septembre. Les ventes d’octobre sont inférieures au consensus MarketWatch, de 589.000 unités en rythme annuel, et ressortent en baisse de 12% par rapport à octobre 2017. Le prix médian de vente a également reculé de 3,1% sur un an, à 309.700 dollars. Malgré la dégradation observée ces derniers mois, le total des ventes réalisées entre janvier et octobre s’inscrit toujours en hausse de 2,8% par rapport à la même période de 2017.
La croissance des prêts aux entreprises dans la zone euro a ralenti en octobre, selon la Banque centrale européenne (BCE) - des perspectives économiques plus sombres commenceraient à peser sur le crédit. Cette croissance ressort à 3,9% sur un an pour octobre, son rythme le plus lent depuis mai. La croissance de la masse monétaire M3, considérée comme un bon indicateur avancé de l’inflation, a été un peu plus forte que prévu en octobre. Le rythme de croissance annuel de M3 dans les 19 pays de la zone euro s’est établi à 3,9% le mois dernier, contre un consensus chez les économistes interrogés par Reuters de 3,5%.
Dans un rapport publié hier, Londres estime que l'érosion de la croissance britannique serait limitée à 2,1% sur quinze ans si l'accord avec l'UE était ratifié.
Les mises en chantier de logements se sont repliées de 3,6% sur trois mois à fin octobre après un sursaut de 0,6% les trois mois précédents, selon le ministère de la Cohésion des territoires. La baisse à fin octobre se traduit dans la construction de logements collectifs (-4,4% après +3,5%) mais aussi dans l’individuel, où le recul des mises en chantier s’atténue néanmoins (-2,3% après -3,5%). Sur un an, 419.500 logements ont été mis en chantier en France, contre 414.400 l’année précédente, en hausse de 1,2%. Mais le nombre de permis de construire a reculé de 6,4%, à 470.600, le plus bas niveau depuis février 2017.
Le parquet danois a déposé une plainte préliminaire contre Danske Bank pour violation présumée de la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent via sa filiale en Estonie. Copenhague a ouvert une enquête en août sur la première banque danoise à la suite de soupçons de blanchiment concernant 200 milliards d’euros de transactions effectuées via cette division entre 2007 et 2016. Le parquet va maintenant s’employer à préciser s’il peut engager des poursuites au pénal contre Danske Bank ou si des salariés de la banque peuvent être tenus pour responsables. A ce stade de l’enquête, le procureur général de la répression de la délinquance financière internationale a retenu quatre chefs d’accusation, a dit la banque.