Les marchés surveilleront la semaine prochaine la réaction des banques centrales américaine et européenne au récent regain de tensions commerciales qui a fait chuter les marchés actions et menace la croissance mondiale.
La hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis s’est légèrement accélérée en avril, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Commerce. L’indice des prix à la consommation PCE a augmenté de 0,3% après une progression de 0,2% en mars. En rythme annuel, il ressort en hausse de 1,5% après +1,4%. Hors produits alimentaires et énergie, l’indice «core PCE», regardé par la Fed, est en hausse de 0,2% en avril après +0,1% en mars. Sur un an, il affiche une progression de 1,6% en avril après +1,5% en mars.
Dans un contexte d’aversion pour le risque, les fonds d’investissement collectifs investis en actions ont subi d’importantes sorties nettes sur la semaine au 30 mai, montrent des données publiées vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research à partir des statistiques d’EPFR. Les fonds actions ont enregistré des rachats à hauteur de 10,3 milliards de dollars (9,24 milliards d’euros), alors qu’ils avaient connu la semaine précédente leurs premières entrées nettes en dix semaines. Les sorties concernent principalement les fonds investis en actions américaines (8,4 milliards de dollars) mais touchent aussi les actions européennes (à hauteur de 1,8 milliard) et ceux les actions émergentes (1,9 milliard), alors que les actions japonaises ont connu des flux nets positifs.
La Banque d’Italie a de nouveau mis en garde vendredi contre le risque de voir la dette publique dépasser les prévisions gouvernementales cette année et appelé le gouvernement à prendre des mesures «crédibles» pour la faire baisser. «Les tensions sur le marché des obligations d’Etat italiennes pèsent sur les perspectives de croissance», a expliqué Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d’Italie, dans un discours prononcé lors de l’assemblée générale annuelle de la banque centrale. Il a estimé que le ratio d’endettement (dette/produit intérieur brut) pourrait dépasser en fin d’année le chiffre de 132,6% prévu par le budget. Cet objectif prend en compte 18 milliards d’euros de recettes de privatisations en 2019 alors que, selon les chiffres de la Banque d’Italie, l’Etat n’en a engrangé que 60 millions sur la période 2017-2018, très loin des cinq milliards annuels prévus.
Les menaces douanières de Donald Trump contre le Mexique et la contraction du secteur industriel chinois en mai provoquent vendredi un regain d’aversion pour le risque. Résultat, le rendement à 10 ans du Bund est tombé à -0,214%. Le taux des emprunts d’Etat allemands traite ainsi au niveau du point bas historique atteint en juillet 2016 après le référendum sur le Brexit. L’OAT française à 10 ans traite de son côté à 0,21%. En zone euro, seuls les rendements italiens s'écartent, tandis que les indices actions sont tous orientés dans le rouge.
L’indice PMI manufacturier officiel en Chine est tombé en mai à 49,4 contre 50,1 le mois précédent, signalant ainsi une contraction. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice de 49,9, tout juste sous le seuil de 50 qui sépare expansion et contraction de l’activité. Les commandes nouvelles ont baissé pour la première fois depuis quatre mois, tandis que celles à l’exportation ont aligné un 12ème mois consécutif de baisse, leur sous-indice chutant à 46,5 contre 49,2 en avril.
La production industrielle a progressé de +0,6% au Japon en avril par rapport au mois précédent, soit un rythme supérieur à celui anticipé par les économistes (+0,2%) après un déclin de -0,6% en mars. Ce rebond a été alimenté par une hausse de la production de voitures et de pièces détachées d’avions, selon les statistiques, mais en partie à cause d’une concentration de la production préalable à dix jours fériés entre fin avril et début mai expliquent les économistes. Les groupes manufacturiers anticipent à une nouvelle progression en (+5,6%) avant un déclin en juin (-4,2%), lié aux pressions dans un contexte d’escalade des tensions commerciales sino-américaines qui pèsent sur les exportations.
La Banque du Canada (BoC) a laissé son taux directeur inchangé mercredi, à 1,75%, comme attendu par le consensus. L’institution a toutefois évoqué des éléments de plus en plus nombreux suggérant une accélération de la croissance économique au deuxième trimestre après un ralentissement temporaire. Le communiqué publié mercredi réaffirme que la politique monétaire est appropriée et que l’inflation devrait rester proche de l’objectif de 2% au cours des prochains mois.
Après la menace du département du Commerce, l’administration Trump a déclaré mardi qu’elle n’accusait aucun des pays partenaires commerciaux des Etats-Unis de manipuler sa monnaie. Le département du Trésor a remis au Congrès son rapport semestriel sur le sujet, où les politiques de 21 grands partenaires commerciaux ont été étudiées, dont 9 requièrent toujours une attention particulière en raison de leurs pratiques en matière de changes: la Chine, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie, Singapour et le Vietnam. Le département du Commerce avait proposé jeudi d’imposer des droits de douane spécifiques aux produits importés de pays qui sous-évaluent leur monnaie par rapport au dollar.
La Commission européenne a demandé officiellement mercredi à l’Italie de s’expliquer sur la détérioration de ses finances publiques, selon Reuters. Cela aboutir dès la semaine prochaine à l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre Rome. La dette publique italienne a atteint 132,2% du PIB l’an dernier et pourrait encore augmenter, à 133,7% cette année et 135,2% en 2020 selon les dernières prévisions de la Commission. La lettre à Rome a été envoyée après la réunion du collège des commissaires européens mercredi. Jeudi soir, le ministre de l’Economie italien Giovanni Tria a déclaré que le déficit budgétaire serait inférieur à l’objectif officiel de 2,4% du produit intérieur brut (PIB) et qu’aucune mesure corrective ne s’imposait.
La croissance économique a accéléré au premier trimestre aux Etats-Unis, a confirmé le gouvernement jeudi. Son produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,1% annualisés au premier trimestre, suivant le consensus Reuters, mais un peu moins que les 3,2% donnés le mois dernier, après 2,2% au dernier trimestre de 2018. Le département a revu en baisse sa première estimation de l’investissement dans les stocks mais il a relevé celle de la croissance des exportations. Hors commerce, stocks et dépense publique, le taux de croissance du premier trimestre est de 1,3%.
Le conglomérat sud-africain Naspers entend coter à Amsterdam jusqu’à 27% de l'entité qui regroupera ses activités internet internationales, via un mécanisme original.
L'Esma a révisé l'obligation de négociation, mais la FCA répond que cela ne réduit pas les risques de fragmentation, servant le jeu politique autour des places financières.
Le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, en visite jeudi à Ottawa, a annoncé qu’il s’efforcerait de faire ratifier dans le courant de l'été l’USMCA, le nouvel accord commercial négocié avec le Canada et le Mexique. L’accord, qui a été signé fin 2018, doit remplacer l’Accord de libre-échange d’Amérique du Nord (Alena), dénoncé par Donald Trump. Ils se sont aussi entretenus du litige lié au géant chinois des télécoms Huawei, que Washington accuse d'être lié au gouvernement chinois. Le vice-président des Etats-Unis a ajouté que Donald Trump rencontrerait «probablement» son homologue chinois Xi Jinping lors du sommet du G20 dans un mois au Japon.
L’américain Morningstar, spécialiste de la notation de fonds, a annoncé mercredi le rachat de DBRS, la quatrième agence de notation au monde. Le prix payé est de 669 millions de dollars (600 millions d’euros). L’acquéreur entend marier DBRS avec son activité de notation aux Etats-Unis, Morningstar Credit Ratings, lancée en 2009, pour créer un poids lourd de la notation et de la recherche fixed income, un marché aujourd’hui dominé par Moody’s, S&P et Fitch. En proforma de l’acquisition de DBRS, cette activité aurait représenté 17% des revenus de Morningstar à fin 2018, selon un communiqué du groupe.
Le Portugal doit émettre cette semaine une obligation panda, ce qui en ferait le premier pays de la zone euro à se financer sur le marché chinois de la dette. La transaction devrait être mise à prix d’ici jeudi, ont indiqué à L’Agefi des sources de marché. Lisbonne travaille depuis deux ans à ce projet, qui pourrait prendre la forme d’une émission à 3 ans d’un montant de 2 milliards de renminbi. Le placement sera destiné aux investisseurs institutionnels chinois.
Atalian a de nouveau surpris ses prêteurs en annonçant un remaniement de sa direction. Franck Julien, l’actionnaire de contrôle du groupe de services aux entreprises (nettoyage, maintenance, sécurité...), va reprendre la direction générale, à la place de Matthieu de Baynast, qui occupait ce poste depuis 2017. Les raisons de ce remaniement ne sont pas précisées dans le communiqué.
La Commission européenne a demandé officiellement mercredi à l’Italie de s’expliquer sur la détérioration de ses finances publiques, a appris Reuters de source officielle de l’Union européenne, une démarche qui pourrait aboutir dès la semaine prochaine à l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre Rome.
La Banque du Canada (BoC) a laissé son taux directeur inchangé mercredi, à 1,75%, comme attendu par le consensus des économistes. L’institution a toutefois évoqué des éléments de plus en plus nombreux suggérant une accélération de la croissance économique au deuxième trimestre après un ralentissement temporaire. Le communiqué publié mercredi réaffirme que la politique monétaire est appropriée et que l’inflation devrait rester proche de l’objectif de 2% au cours des prochains mois.